RÉSOLUTION CONTRE LUTHER
voyait des écrits plus ou moins remarqsables contre la puissance pontificale ; les pamphlets circulaient dans les villes et les campagnes; Hulten, dans sa Triade romaine *, présentait les trois époques de la vie politique des pontifes, attaquait leur ambition et leur conduite privée, si pleine de scandale , des images peignaient même avec tous les traits de la caricature la physionomie et les ornemens pontificaux; mitres, crosses, tiares étaient afi'ubiés sur des tètes de singe; le jjape , \{i petit pape était insulté dans une multitude d'é- (^rits populaires que l'école allemande jetait à profusion.
Cependant la diète devait prendre un parti. L'empereur n'osait aiïronter ouvertement l'Eglise. Catholique d'intérêt , si ce n'est de conviction , il quéla un à un les suffrages des électeurs, et la résistance s'accroissant, il arrêta de sa propre autoiité une résolution contre Luther, ses doctrines et ses adhérens. L'empereur déclare que , conformément à la bulle du pape, il tient Luther comme hérétique et séparé de communion; en conséquence, il défend à tout membre du corps germanique de le protéger, soit en lui donnant asile, soit en écoutant ses doctrines , sous peine d'être mis au ban de l'Empire : tous ses complices devaient être privés de leurs fiefs, tous ses livres se-
■ Sposd. ad aiiii. 1520. — MruHiOB Adam, m vikîjutiscon^.