CAUSES DU MOUVEM. ANABAPTISTE
la dime qu'en nature aux personnes qu'Us désigneraient eux-mêmes , et cette dîme serait répartie en trois portions : une pour leurs ministres, l'autre pour les pauvres, la troisième pour les réparations publiques. Ils ne voulaient plus obéir aux magistrats que dans les choses qu'ils jugeraient utiles et avec indépendance , puisqu'ils l'avaient acquise du sang de Jésus-Christ. Ils devaient avoir toute liberté de pécher , de chasser et de prendre du bois dans les forêts seigneuriales; toute redevance de terre serait modérée par experts choisis entre les parties , et les prés seigneuriaux mis en pâturage commun ; si on ne leur faisait raison de leurs justes demandes, ils sauraient demander leurs droits par les armes et la parole du Christ *.
Il était impossible de nier que ce mouvement des paysans anabaptistes ne fût un retentissement de la prédication luthérienne. La multitude avait, comme on l'a dit, matérialisé dans les réalités de la vie actuelle une prédication spéculative et les principes d'un monde à venir. Les hommes grossiers des mines et des forêts avaient pris l'égalité sociale comme une conquête; ils l'appliquaient autant que cela était en eux. En présence de ce mouvement qu'allaient faire les chefs de la réforme philosophique, suivraient-ils l'impulsion
Mbshovus, ^15/. anabapt. fl'w. i.