STATUTS DE BERNE
née où la réformation fut admise, en même temps qu'ils règlent les formes do la justice et les jugemens de la cou? , imposent le serment « de se consacrer à la louange et gloire de Dieu, et avancement de son Evangile selon la reformation dos redoutés seigneurs. » Des lettres adressées par les ])ctit et grand conseils de Berne, le 19 octobre loo6, enjoignent « à tous baillis, licutenans et autres, de se transporter es églises, cloîtres et monastères, de commander à tous clercs de se dé- ]>arlir incontinent de toute cérémonie papale et traditions papistiques, sous peine de grièvc punition; d'abattre toute image et idole , toutefois sans tumulte; enfin d'aller ouïr la parole de Dieu au\ lieux à eu\ plus prochains *. »
La grande ordonnance de réformation témoigne du caractère d'austérité morale que la prédication revêtait dans la Suisse : « Les ministres doivent enseigner la parole de Dieu purement , et ne mettre en avant par leur doctrine autre chose , sinon ce qu'ils peuvent trouver dans la Sainte Ecriture du vieux et du nouveau Testament. Comme dans la Sauite Ecriture il n'y a de fondé que deux sacrcmens, le baptême et la sainte Cène de Notrc- Seigneur, les cinq autres sont abolis. Les jours établis pour prendre la Cône sont Pâques , Pen-
* Statuts de Berne , niss. BiJjliotlièque du Roi , Supjjlcment .franc., n" 1930.