‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 11 sur 234 · CONCILES PROVINCIAUX · texte numérisé non relu

CONCILES PROVINCIAUX

Il n'y eui plus dès-lors que des conciles provinciauv très-fréquens à cette époque de luttes , les évèques avaient tant besoin de veiller à la discipline en face de la réforme austère qui épiait toutes les dissipations des clercs ! Sous les règnes de Charles IX et de Henri III les conciles provinciaux se multiplièrent. Chaque province avait eu son assemblée ecclésiastique, comme ses états d'administration et de politique. En résumant les principes qui y furent posés, on pouvait en tirer les règles suivantes : Recueillement dans la prière qui s'élève comme un pur encens vers le ciel ; plus de simonie dans les fonctions ecclésiastiques ; que l'évêque prêche lui-même la parole du Christ ; qu'on cesîie surtout l'abus des Ecritures, fuyez l'approche des hérétiques; réveillezle culte des saints, ces invocations pieuses qui touchent la voûte azurée, que le pauvre pèlerin ne s'achemine pas dans sa route votive sans s'être confessé et avoir reçu In commu nion. Rétablissez les églises en ruines, ces reliquaires de soie et de bois odoriférant, et dansles longues processions que les clercs les portent sur leurs épaules pour les offrir au peuple. Les chants seront modestes et graves, accompagnés de l'orgue : levezvous tous au Gloria Patri, car la gloire du Père est au-dessus de toutes les autres. Distribuez de fréquentes aumônes : que les enfans de chœur soient issus d'union légitime : plus de concubine pour le prêtre. Quand une âme catholique sera prête à pa- IV. 3

Page 1