‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 125 sur 234 · ALLI.VINCE DES SUISSES · texte numérisé non relu

ALLI.VINCE DES SUISSES

produit un résultat assez heureux ; la tête de la soeiété catholique hésitait à s'exposer dans les périls de la ligue ; mais on pouvait entourer Sixte- Quint; et dans l'ardeur des opinions ou l'exaltation des idées , un tel résultat n'était ni difticile à préparer, ni impossible à prévoir : par la force des choses , Rome devait échapper aux tempéramens pour se jeter dans la pureté des idées de l'Église. L'ambassadeur eut ordre de faire espérer la conversion de Henri de Navarre, et de balancer ainsi l'influence du duc de Nevers et du père Mathieu , qui ne cessaient de presser Sixte- Quint.

L'alliance que caressait avec le plus de faveur le conseil d'Henri III , c'était la Suisse. Depuis l'origine des guerres civiles , les cantons avaient prêté un appui intéressé, mais fidèle, à la royauté des Valois ; ils avaient entouré de leurs bonnes lances, sous le colonel Pfiffer, l'enfance agitée de Charles IX ; ils formaient la garde du Louvre, suivaient le monarque en tous ses voyages , et l'on pouvait compter sur ces braves et bons compères, M. Brulart fut chargé auprès des cantons de négocier l'envoi de huit mille Suisses. Dans ses dépêches, l'envoyé explique comment les cantons protestans ont promis également trois mille hommes aux huguenots. La négociation de M. Brulart avait deux objets : l'un de presser les régimcns d'arquebusiers promis au roi ; l'autre

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