TRAITÉ AVEC LES SUISSES
d'engager les Suisses à rappeler ceuv qui étaient déjà en marche pour se joindre au\ hérétiques, ou au moins de les débaucher en détail. M. Brulart trouva les plus grandes difficultés dans l'exécution de ses ordres. Les intrigues de Philippe 11 et du due de Savoie avaient semé entre les cantons les principes d'une division qui brouillait tout et empêchait de rien conclure. Après bien des sueurs, les braves compères vendirent leurs secours à Henri III *. »
On ne peut dire quelles bonnes et nombreuses caresses furent prodiguées aux Suisses ; on les fêtait partout, et dans les pamphlets du temps, il en est un pour la «magnifique réception faicte par la Majesté du roi Henri IIP, roy de France et de Pologne, aux ambassadeurs des puissans et libres potentats suisses, grisons et leurs coalliés , députés à jurer l'alliance accordée entre Sadicte Majesté et Icvsdicts seigneurs, etc. **. » Un traité s'ensuivit avec les cantons de Berne , Lucerne , Ury, Schwitz , Undervvalden, Zug, Claris, Bâie , Fribourg , Soleure, Schaffhousen et Appenzell , l'abbé et ville de Saint-Gai et les ligues grises et deValais, Mulhouzen et Biel. Les dispositions principales portent « que l'alliance est faicte pour la
' Mss. de Béthune , vol. cot. 8879.
** Bibl. du Roi , liasse pour former un recueil lie pièces in-4°, cot. L 644, pièce 3.