TRAITÉ AVEC LES SUISSES
défense et conservation des Etats des uns et des autres tant delà que deçà les monts , et doit se prolonger la vie dudict roi Henri et huit ans après son décès. Le roi pourra lever jusqu'au nombre de seize mille hommes au pays desdites ligues, pour la défense de ses Etats, et non moins de six mille. L'eslcction des capitaines appartiendra au roy , et seront seulement employés par terre et non sur mer. » Divers articles réglaient le mode ou paiement de leur solde ; on baillerait un mois d'avance avant le partement, et la solde devrait être donnée de mois en mois au commencement. En cas de bataille , on leur devait une gratification d'un mois. « Si lesdites ligues sont molestées par guerres, le roi leur envoyera , à ses dépens , deux cents lances de bonne chevalerie et douze pièces d'artillerie , ensemble les munitions à ce nécessaires. Et tant que la guerre durera il sera tenu de leur fournir vingt-cinq mille écus de trois mois en trois mois. L'une et l'autre partie ne donneront passage à l'ennemi ni ne recevront les sujets rebelles en leur protection ; mais pour s'entre-secourir , ils prêteront chemin l'un l'autre. Chaque canton aura trois mille livres de pension par chascun an. Au cas de nécessité et que lesdits cantons soient en guerre, ils se pourront fournir en France de sel et de vins. Si le roy veut recouvrer ses pays de delà les monts , il sera assisté par lesdicts cantons , lesquels ne