‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 155 sur 234 · TRAITÉ DE NEMOURS · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE NEMOURS

manutention et conservation de la religion catholique , apostolique et romaine. Les gouverneurs généraux ou particuliers qui ont suivi le parti destlicts princes , et généralement tous autres ofllciers seront maintenus en leur commandemens , charges , estats et ollices. On donnera la ville de Soissons pour sûreté à M. le cardinal de Bourbon avec soixante-dix hommes de cheval et trente arquebusiers; à M. de Mercœur , Dinant et le Conquest ; à M. de Guise , Verdun , Toul , Saint-Dixier et Chaslons ; M. de Mayenne , le chasteau de Dijon et la ville et le chasteau de Beaune ; M. d'Aumale, M. d'Elbeuf seront également pourvus de garde et ville de sûreté. Pour le regard des étrangers, Sa Majesté entend que les lansquenets soient dès à présent envoyés à la frontière pour estre licenciés et mis hors du royaume, et que les reistres aussi iront à la frontière où le roy advisera pour s'en servir à l'encontre des forces étrangères de ceux de la religion prétendue réformée; les prisonniers de part et d'autres seront remis en liberté sans payer aucune rançon *. >• Cette convention , scellée à Nemours, et dont l'original existe encore , était revêtue des signatures suivantes : Catherine; Charles , cardi-

' Articles accordés à Nemourj, au nom du roi , par la reine sa nièrc, avec les princes ol sei;;neurs de la ligue , en présence du duc de Lorraine , 7 j^uille 1585.

244 ÉDIT CONTRE L'IILIIÉSIE {I5S5).

liai de Boui'boii; Louis, cardinal de Guise; Henri de Lorraine , Charles de Lorraine ; elle était complote sous tous les points de vue, car elle faisait passer le gouvernement de l'Etat , la disposition des forces publiques dans les mains de 1» ligue.

Henri lll subissait le joug tout populaire de la grande association ; il se hâta d'exécuter le premier etle plus solennel engagement qu'il avait signé, et après avoir livré les villes de garantie aux chefs du gouvernement catholique , un édit porta : « Qu'en cestuy nostre royaume , pays, terres et seigneuries de nostre obéissance , il ne se fera plus dorénavant aucun exercice de la nouvelle religion prétendue réformée , mais seulement celuy de nostre religion catholique, apostolique et romaine , nonobstant la permission qui estoit donnée de ce faire par no "> édicts de pacification précédens , laquelle nous avons révoquée et révoquons , et ce sur peine de confiscation de corps et de bien ; tous les ministres d'icelle religion auront à vuider le royaume ; et tous nos subjects seront tenus de vivre selon ladicte religion catholique , apostolique et romaine, et ceux qui sont de ladicte nouvelle religion s'en despartiront ; tous nos subjects hérétiques sont incapables de tenir et exercer aucune charge publique ; toutes les chambres mi-parties , Iriparlies, esfablies en nos cotirs de parlement sont

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