‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 17 sur 234 · LES VILLES CATHOLIQUES · texte numérisé non relu

LES VILLES CATHOLIQUES

âpres rochers ? Ces provinces étaient restées chacune de grands fiefs à part , se détachant du domaine par des apanages et des concessions plus ou moins temporaires ; et lorsque cette habitude d'inféodation s'affaiblit un peu , elles composèrent des gouvernemens presque toujours confiés à l'une des puissantes familles dont les fiefs nombreux s'étendaient sur ces territoires * : Provence, Dauphiné , Berry , Lyonnais, Bretagne, avaient toutes leurs grands sires, leurs nobles, leur gentilhommerie ; et quand éclata la guerre des opinions religieuses, les antiques rivalités des barons se transformèrent eu haine du prêche ou de la messe. Il faut dire pourtant que si les ligues huguenotes tendaient surtout à un fractionnement de territoire, sorte de système fédératif , à ces indépendances de la haute féodalité , la ligue catholique se rattachant toute à un prin(ùpe d'unité était plus favorable à la centralisation bourgeoise du vieux régime des municipalités sous la couronne.

Et puis , que de belles et grandes cités contenaient chacune de ces provinces ! Toutes se glorifiaient de leur capitale; que dirai -je de Toulouse , avec ses capitouls et ses jurats ? d'Aix, encore toute pleine de tournois et des souvenirs

Histoire Constilulionnelh cl adwinisiralire de In Fronce, t. m, p. 186 à 209.

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