DÉCISION DES ETATS
iience (le la guerre; quand elle aperçut surtout que les États se refusaient à donner de l'argent en assez bonne quantité pour poursuivre de fortes batailles , elle dit « qu'elle se repentoit d'avoir donné advis au roy de cette résolution ; car elle pense que l'on jettera le tort sur ceux qui l'auront conseillé. »
Cependant les États continuaient leurs séances ; une décisive majorité s'était prononcée pour l'unité religieuse , pour le trionqîhe absolu du catholicisme , sans en venir aux extrémités de la guerre; chaque province eut ses conférences particulières. « Le 1-i dudict mois , l'article de la religion fut remis en délibération en l'Isle-de- France;jà il avoit esté accordé par la noblesse que le roy seroit requis de réduire tous ses subjects à la religion romaine. Sur quoy Versoris dit que le roy l'cntendoit et le vouloit ainsi. A quoy Bodin respondit : que c'est l'ouverture de la guerre. Après plusieurs remontrances, il conclut a l'esdit de [)acification suivant sa charge. Tous les autres conclurent comme ceux de Paris, en y ajoutant ces mots : « Par les plus douces et saintes voies que Sa Majesté adviseroit. » A quoy le desputé du Vermandois se réduisit, sans aller ni [trotester au contraire. Alors le j)revost des marchands de Paris s'écria : IVunc dimittis servntn tuuvi Domine ". »
* BoDi.> , Cahier des États de Blois, 16 février 1577.