NÉGOC1ATIO?«S POUR LES PAYS-B\S
qu'Elisabeth avait envoyées à Flessingue. En échange , Requesens expulsait des provinces les Anglais réfugiés, et dissolvait le séminaire établi à Douai par les catholiques de la Grande-Bretagne. Il obtenait un ordre pour s'emparer de tous les vaisseaux armés appartenant aux insurgés en Angleterre , et pour les exclure à l'avenir de tous ses ports *. Le premier armistice entre les Pays- Bas et Philippe II fut conclu par l'intervention d'Elisabeth, qui voulait à tout prix éviter dans les provinces la domination de Henri III , mortelle pour les intérêts commerciaux de ses sujets. En efiet , les huguenots français , depuis le dernier édit de pacification, songeaient plus que jamais à prêter aide aux provinces révoltées contre l'Espagne ; ils entouraient de tous leurs prestiges le duc d'Anjou qui, mécontent de Henri III, gardé à vue dans son palais , songeait à avoir une couronne ; des offres lui étaient faites ; mille gentilshommes marchaient avec lui, et pourvu qu'il promit aide , on lui assurait la souveraineté des Pays-Bas. Cette négociation se suivait secrètement en dehors du roi de France *. Tout à coup Monsieur s'échappa de la cour , et alla se réfugier a
♦CiMDEN, 295-296.
" 22 juillet 1578. — LeUre de Henri 111 à M. de Matignon pour engager plusieurs capitaines à se désister des engageniens qu'ils ont pris de suivre le duc d'Vlencon en ilandrc, attendu rpie c'est contre sa volonté que sondit frère exéculu