NÉGOCIATION DES P.VÏS-BAS
L'Angleterre devait sans doute s'opposer aux conquêtes du prince; Philippe avait encore essayé des négociations avec Elisabeth. La reine écrivait au roi d'Espagne le 22 octobre 1577, en réponse à une dépêche datée de San-Lorenzo, qu'elle n'avoit en vue d'autre intérêt que celui de l'Espagne et sa propre sécurité : qu'elle vouloit préserver les Pays Bas d'une invasion des François et se garantir elie-méme des hostilités de Henri III; qu'elle avoit exigé des Belges la promesse de persévérer dans leur fidélité à la couronne d'Espagne , et qu'elle étoit déterminée à tourner ses armes contre eux si jamais ils violoient cette promesse *.» Et pendant ce temps se renouvelaient quelques démarches à la cour de France pour marier leduc d'Anjou à la reine d'Angleterre. On se souvient des premières tentatives faites par Catherine de Médicis auprès du secrétaire d'Etat Smith, dans l'objet de préparer l'union de son fils avec Elisabeth. Cette négociation, suspendue pendant la guerre, fut reprise par l'entremise de Simier , gentilhomme bien fait , de gracieuses manières ,si galant, si poli qu'Elisabeth ne pouvait se
des États de Flandre , où il est amplement discouru de l'origine e( progrès des (roubles qui de présent régnent au\ Pays-Das, et le moyen de les pacifier. 1578. (Bibl. du Roi, rec. de pièces in-8° , pareil, cet. L 1481 , pièces 3.) * Campen , 3 1 1 . — M iBiuR , 290 , 294 .