CARICATURES CONTRE HENRI
pompes qui ne s'appliquaient plus aux châsses bénites, aux croix, aux saints, aux cathédrales du catholicisme. Et le roi , pour arriver à cette vie de somptueux désirs , remuait l'impôt , requérait des aides, faisait des emprunts flétris d'avance, car ils n'étaient plus destinés , comme les bonnes cotisations de la ligue, à une cause nationale et populaire.
Pamphlets mordans, caricatures bizarres, tout ])Oursuivait la personnede Henri III * ; et c'est pourtant avec ces documens de l'esprit et des agitations d'un peuple, recueillis dans l'espèce de caquetage parlementaire connu sous le nom de Journal (THetiri III, qu'on a écrit l'histoire d'un prince qu'il faut juger avec plus de calme. INous, qui voyons aussi des satires mordantes, de spirituelles ébauches d'un crayon ennemi , n'est-il pas naturel que nous nous préservions de ces j)assions dans l'histoires ? Dès que Henri III se sépara du parti
* Peignez les saletés dont nostre France abonde; Teignez-y les abus dont l'Estat est pressé; Peignez le gentilhomme avec un bénéfice ; Accoutrez bien un asne en homme de justice; Peignez l'homme savant qui mendie son pain ; Qu'un faquin par argent achète la noblesse , Que l'homme vertueux est languissant de faim , Et qu'à ses seuls mignons le roi falot des largesses.
Pasquil contre Henri JII.