LES ITALIENS
leur territoire ; les uns en correspondance avec l'Espagne; les autres avec les reitres du prince de Condé, les princes d'Allemagne et les cantons suisses. Il n'y avait à la cour que les nobles de la fraction du roi, que ces serviteurs du palais, flétris par les partis et qui entouraient la personne du monarque pour la défendre de leur épée.
Au contraire , on y trouvait abondance d'étrangers , des Espagnols et des Italiens surtout que la reine Catherine de Médicis avait entraînés à sa suite. Il y avait eu des fortunes merveilleuses; les Gondi recevaienl le duché de Retz, et l'un d'entre eux était revêtu du titre de maréchal de France , avec Strozzi qui commanda long-temps les troupes royales. Si Henri III , roi trahi, abandonné, ne pouvait avoir confiance qu'en ses nobles et loyaux mignons , Catherine de Médicis témoignait également un abandon absolu à ces Italiens, hommes souples, habiles , et ([ui se soumettaient à toutes les conditions pour accumuler tous les bénéfices. Il y en avait foison à la cour : les uns venaient exploiter les goûts de jeux et de dissipations de la gentilhommeric : « Dans le mois de janvier 1S79, une bande d'Italiens, advertis ])ar ceux de Paris que le roy avoit dressé en son Eouvre un déduit de jeux de cartes et de dez , ^inrent à la cour , et gagnèrent au roy dans le Eouvre trente mille escus tant a la prime (ju'aux