LES ITALIENS ET LES IMPOTS
taient, comme les juifs au moyen âge , comme les grandes compagnies florentines et milanaises , les péages , les droits de toute nature qu'ils prélevaient sur le pauvre peuple avec une rigueur qui les faisait comparer aux sangsues publiques. Les pasquils et les satires amères s'adressaient aux Italiens ; la multitude les poursuivait de ses haines puissantes : « Inventeurs de subsides , vilains poltrons qui estiez tous des coquins en vos pays ; par un malheur fatal , faut-il que vous nous causiez tant de mal et nous succiez comme des sangsucs ? Mais infâmes publicains , soyez surs qu'on tombera bientost sur vous et sur votre séquelle , qui nous oste tout jusqu'à une escuelle. Vous faictes les muguets parfumés, mais un jour viendra oii serez enfumés ; car la France est de vous si lasse , qu'il faut que la teste on vous casse *. »
* Italiens inventeurs de subsides , Pires cent fois que tous les parricides ; 0 poltrons vilains ainsi bannis, (j)ui tous estiez coquins en vos pays , Faut-il quasi par un malbeur fatal (^ue tous ces bougres nons causent tant de mal.
En nous suçant ainsi que la sangsue.
Asseurez-vous , publicains tant infâmes. Qu'un jour verrez des terribles alarmes Tomber sur vous et sur votre séquelle , Qui nous oste tout jusqu'à une escuelle.