‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 97 sur 234 · SUCCESSION DU PORTUGAL · texte numérisé non relu

SUCCESSION DU PORTUGAL

ment en France, mais en Angleterre qu'agit cette active diplomatie. Le roi d'Espagne fit remettre une nouvelle note à Elisabeth par son ambassadeur à Londres, don Bernardino de Mendoça , sur l'expédition du duc d'Anjou dans les Pays-Bas : il devait annoncer que les Français, une fois maîtres du pays, entoureraient le royaume d'Angleterre et mettraient la puissance de la reine en danger. « Bernardino Mendoça , continuait le roi , je vous autorise à employer quarante ou cinquante mille ducats à corrompre le ministère anglais *. » Cependant les bons rapports avec la France se refroidissaient : une question de succession territoriale avait fait naître des rivalités vives et intéressées. Le Portugal venait d'être envahi par Philippe II; Catherine de Médicis était sur les rangs pour la succession de don Sébastien, et Strozzi à la tête d'une flotte considérable reçut l'ordre d'aller seconder en Portugal et au Brésil les droits de la reine-mère au nouveau trône que le roi d'Espagne convoitait. Les dépèches de Farabassadeur Juan Baptista Taxis portent encore sur cette grave affaire; il dénonçait à Philippe II les secours que la cour de France se proposait d'accorder à don Antonio , un des compétiteurs à la couronne du Portugal , et les prétentions inquiètes de Catherine **. Après les victoiresde Lisbonne

* Archives.de Siniancas, co(. A 55"" à "". ** Ibid.. col. li''''^'

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