‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 5)Chapitre 98 sur 234 · LA FRANCE ET LES PAÏS-BAS · texte numérisé non relu

LA FRANCE ET LES PAÏS-BAS

et d'Oporto , glorieuses journées pour les vieilles bandes espagnoles, Antonio se réfugia en France; Philippe II s'empressa d'écrire à Juan IJaptisla Taxis pour qu'il eût à le réclamer. « Voyez la royne-mère, écrivait-il, et taschez, par toute sorte de moyens , de vous le faire livrer ; c'est chose importante à mon service *. « La cour de France repoussa cette demande ; Philippe II s'adressa dès-lors au pape : « Que Vostre Saincteté fasse des démarches auprès de Henri III et de Catherine pour qu'ils abandonnent la cause de ce bastard réprouvé**.» Don Antonio s'était retiré en Angleterre; aussitôt Philippe II chargea Bernardino de Mendoca de demander son extradition , et lui-même écrivit directement à Elisabeth ***.

Ces rapports hostiles n'étaient pas de nature à maintenir une parfaite intelligence entre le conseil de Henri III et San-Lorenzo : aussi voit-on en cette année la France se dessiner plus nettement pour les Pays-Bas, et le maréchal de Biron avec quelques régimens réguliers porter secours au duc d'Anjou et à ses braves gentilshommes. Cette résolution delà France, en face des difficultés qu'éprouvait la cour d'Espagne dans les Pays-Bas ,

* Archives de Simancas, cot. A 55''',"''.

** Ibid., cot. A 5.5».

Ibid. , cot. A 55"'',"',"*. — Je pailerai plus tard de la conjuration de Salcède, que je considère comme un des premiers actes de la ligue.

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