‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IVChapitre 40 sur 144 · RÉSISTANCE, ORGANISATION POLITIQUE ET MILITAIRE DU PARTI RÉFORMATEUR · texte numérisé non relu

RÉSISTANCE, ORGANISATION POLITIQUE ET MILITAIRE DU PARTI RÉFORMATEUR

Confédération de Smalkalde. —Elle s'oppose à l'élection d'un roi des Romains. — Alliances de la confédération. — François I'^''. — Henri VIII. — Trêve el concessions. — Le parti protestant se lève contre les Turcs. — Edit de Spire.

Dès que le décret d'Ausgbourg fut connu parmi les princes et les cités qui avaient embrassé la nouvelle réforme, une clameur générale s'éleva. L'état de l'Allemagne ne permettait pas à l'empereur d'employer immédiatement la force, et en supposant que Charles-Quint en pressât l'exécution, il devait trouver, pour les mesures de rigueur qu'il méditait, une vive résistance, même dans la minorité catholique des électeurs. Les princes de la confédération n'auraient pas voulu que les prérogatives du corps entier fussent sacrifiés à la volonté absolue de l'empereur qu'ils avaient élu. C'était pour eux une question de privilège autant qu'un point de religion ' .

Une première résolution suggérée par l'électeur de Saxe fut unanimement adoptée. Les princes protestants se séparant du corps entier de la diète, se réunirent à Smalkalde dans une confédération particulière. Puisque l'édit faisait du catholicisme le fondement de l'association germanique, il était naturel que ceux qui n'en professaient pas les doctrines cherchassent un lien de religion qui les rapprochAt plus intimement ^. La réforme eut ainsi sa diète spéciale à laquelle adhé-

» Belcar., liv, XX, n» 53.

' Luther, Opéra, lome VIII.

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