‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IVChapitre 43 sur 144 · BÉSISTANCE, ORGANISATION POLITIQUE ET MILITAIRE · texte numérisé non relu

BÉSISTANCE, ORGANISATION POLITIQUE ET MILITAIRE

Cette intervention du duc de Bavière, prince tout catholique, dans la stipulation du traité, témoigne hautement que la ligue de Sraalkalde allait devenir le centre d'un système de lihertés germaniques , opposé aux prétentions absolues et dominatrices de Charles-Quint. Le seigneur de Langey, gui avait opéré cette fusion au profit de François I", fut envoyé en Angleterre pour obtenir une égale participation de Henri VIII. Ce prince conserva d'abord ses premières répugnances; plus tard il se décida à écrire à la confédération de Smalkalde, pour lui donner, sinon une adhésion formelle, au moins un encouragement.

Un traité spécial et secret avait été conclu par Du Bellay entre le roi de France et le landgrave de Hesse, expression plus vive du parti protestant en Allemagne ; le landgrave avait visité la France, et dans une conférence intime avec François 1", il lui avait expliqué les dangers des envahissements successifs de la puissance impériale sur les droits électoraux. Dans le traité conclu il ne s'agissait plus seulement d'un système défensif, comme il avait été stipulé à Smalkalde , mais d'une agression véritable contre Ferdinand élu roi des Romains , agression qui devait favoriser une tentative projetée par François I" en Italie. Un subside de cent vingt mille écus était stipulé, et la cession du comté de Montbelliard cachait la nature du service exigé par François I" des Allemands. Le landgrave commença les hostilités; le duché de Wittemberg fut arraché à la maison d'Autriche et rendu à son ancien ducUlric * avec une facilité si {,rande , que Charles-Quint,

de France François I" aux villes, provinces d'Allemagne, responsives aux calomnies semées par les malveillants contre l'honneur de S. M. » Paris, Rossil, Io3'j.

' Indépendamment des Mémoires et négociations imprimés de Du Bellay, j'ai trouvé plusieurs pièces inédiles sur les transactions germaniques; en voici le sommaire : Lettres de Frédéric Palatin au grand maître de Montmorency, MSS de Bnhune, vol. col. Sii',)3, fol. 47. — TMtre de François 7" à M. de Gervais en Allemagne, ibid., vol. 8583, fol. 17. On trouve dans la même colicciiim, vol. cot. J^o2S, fol. iG, le déchiffrement d'une dépêche au roi François l" au sujet des affaires du duc de Willemberg. Ces.1 un agent ofliciel qui écrit : a Metant rendu auprès des envoyés du roi Ferdinand, je leur déclarai avoir lettres et paroles de par vous comme allié commis pour la pacification du différend cl discors d'entre le roi Ferdinand, Udalvick ei Christophe duc de Wittemberg. En cas que Ferdinand ne fît pas droit aux demandes des ducs de Wittemberg, et qu'on U\l oblige d'avoir recours à la guerre, on m'a fait celte ouverture, c'est que voulant iceux ducs de Willemberg qui n'ont pas un écu recouvrer, vous requissent d'acheter d'eux le compté de Moulhelliard et la place de Brament. Il vous plaira, Sire, me faire entendre si de leur part on me parle de ladite vcndition, ce que j'en devrais réf. ondre ; el si me semble

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