‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IVChapitre 75 sur 144 · ADMINISTRATION DES GUISE. — CONJURATION D'AMBOISE · texte numérisé non relu

ADMINISTRATION DES GUISE. — CONJURATION D'AMBOISE

Situation du parti réformateur. — Les Guise. — Le parti catholique. — Persécution. — Mouvement des calvinistes. — Projet pour s'emparer du gouvernement. — Dessein des huguenots. — La conjuration échoue. — Cruelles exécutions.

La mort de Henri II, loin de diminuer l'autorité de la maison de Guise, l'avait en quelque sorte agrandie ; la jeune épouse de François II, la belle et malheureuse Marie Stuart était leur nièce; et d'ailleurs ce qui était une raison plus puissante, le parti catholique étendait sur eux sa force. Les deux grandes fonctions de l'Étal, la lieutenance générale du royaume et la superintendance des ûnanccs furent confiées, la première au duc de Guise, la seconde au cardinal de Lorraine, et lorsque le parlement vint féliciter son jeune souverain, ce triomphe des opinions et des hommes du catholicisme lui fut annoncé.

En pleine possession du pouvoir, François de Guise se mit immédiatement en rapport avec le roi d'Espagne ; il lui écrivait le 4 février 1560 : « La mort subite de notre sire Henri II peut apporter une grande désolation en ce royaume ; mais par la conduite prudente, de la reine et vos sages avis, j'espère qu'il sera maintenu en paix. Quant à moi, sire, ayant ici reçu tant de biens et honneurs du feu roi Henri II et de la reine, et mis tant de peines de les fidèlement servir, je n'aurai jamais rien tant devant les yeux que le service d'elle et de leurs enfants, pour lesquels je sacrifierai ma vie comme j'ai incessamment estimé gloire et honneur de trouver une honorable occasion pour

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