‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IVChapitre 85 sur 144 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

ÉTATS d'oRLÉANS. — AVÈNEMENT DE CHARLES IX.

Suspension des états. — Enfance de Charles IX. — Changement dans le conseil. — Situation du parti protestant. — Les étais d'Orléans. — Harangue de L'Hospital. — Du tiers état. — De la noblesse. — Dj parti catholique. — Ordonnance de réformaîion.

L'assemblée de Fontainebleau n'avait été qu'un essai tout provisoire pour préparer les états généraux qu'appelait le tiers parti, arrivé aux affaires avec le chancelier de L'Hospital. L'esprit de ces grandes réunions de bourgeoisie, des gens de science et de lois était dessiné pour une réforme limitée, pour le concile, tels que les réclamaient les parlementaires, sous l'influence d'une pensée de judicature et de rapprochement. La haute bourgeoisie était en majorité pour les termes moyens ; elle craignait le triomphe absolu de l'une ou de l'autre opinion. Ce que les étals avaient demandé en 148.3, ils devaient également l'appeler alors, parce que ces grandes assemblées étaient toujours dominées par les avocats, docteurs in ulroque jure. Les confréries, les bannières, les communes, ferventes catholiques, n'y avaient pas une assez puissante représentation. Les états, transférés de Melun à Orléans, furent définitivement ajournés du mois de septembre au 1.3 décembre l."'>60 '.

Dans cet intervalle le nouveau règne avait commencé; le parti catholique sous les Guise n'avait plus la grande place qu'il exerçait dans le conseil de François IL Catherine de Médicis, toujours à la

' Fontainebleau, 26 août et 1" septiuibrc 1360. Fontanon, IV, 4('i2.

Page 1