‹ Histoire de la réforme protestante en Angleterre et en IrlandeChapitre 29 sur 32 · Nous comprenons facilement que le bœuf · texte numérisé non relu

Nous comprenons facilement que le bœuf

Lettre XVI. SOq

le porc, le mouton et le veau étaient la nourriture des classes les plus pauvres : lorsqu'un conducteur de tombereau gagnait plus que le prix d'une oie et demie dans sa journée, et lorsqu'une femme recevait pour une journée de sarclage le prix d'un quarter de vin rouge ! Il fallait pour faire un habit de berger deux verges de drap, et comme il coûtait 2 s. 2 d., le moissonneur pouvait en gagner un en six jours , et le conducteur de tombereau pouvait gaguer presque une paire de souliers chaque jour ; ce dernier ouvriei' pouvait gagner un mouton gras tondu en quatre jours j il pouvait gagner un cochon gras de deux ans en douze jours; un bœuf engraissé à l'é table en vingt jours ; de manière que nous concevons facilement comment le bœuf , le mouton, le porc, étaient la nourriture des plus pauvres gens : mais rappelons-nous que c'était un peuple bigot , enseveli dans " les superstitions du papisme. » Dans nos jours de lumière protestante et de jouissance intellectuelle y les magistrats de Norfolk ont décidé que les plus pauvres devaient recevoir 3 d. par jour, pour chaque homme capable de travailler; c'est-à-dire un demi penny de moins que le conducteur de tombereau. Avec ces 3 d. les gentlemen point de papisme, auront à peine six onces de vieille brebis, tandis que le journalier papiste gagnait par jour plus du quart d'un mouton gras.

Page 1