CHAPITRE XLIX
La Triple- Alliancf de Madrid
(27 mars-i8 juillet 1721)
l"'it
Satisfaction à propos du traité. — Situation de l'Angleterre. — Elle apprend le traité de Madrid. — Conseils du Régent à Philippe V. — Dubois travaille à la Triple Alliance. — Condescendance pour les Anglais. — Leurs exigences non satisfaites. — Lettre de Georges P*". — Ineptie de Maiilévrier. — Blâme de Dubois. — Responsabilités de Dubois. — Signature du traité. — Désespoir de Maulévrier. — Ratifications, —r Paix du Nord.
Les signatures échangées, on se félicita; « ee furent, dit Chavigny, des effusions de cœur illimitées ». Mornay écrivit à Dubois d'une main défaillante : (c Notre traité est signé, sans changer un mot au projet que vous nous aviez envoyé\ » Jusqu'au dernier moment il avait surveillé Maulévrier, maintenant il pouvait regagner la France où la mort le guettait^. Maulévrier recueillit l'honneur du succès, prit figure de diplomate, fut plus choyé que jamais à Madrid : le P. Daubenton eut la promesse du cardinalat' et Dubois également ce « dont il fut, dit-il, aussi touché que si S. M. G. l'avoit fait pape*. » Grimaldo se tint pour satisfait avec un portrait de Louis XV entouré de diamants et un présent de trente mille livres de diamants à sa femme'; quant aux commis inférieurs ils tendirent les mains sans fausse honte. Tous furent satisfaits. }jo Régent affectait de ne l'être pas moins et protestait de sa tendresse pour le ménage royal qui lui exprimait les mêmes sentiments; mais la haine perçait à travers les
^ Archiv. des Aff. Étrang., Espagne, t.. Soi, fol. 83 : Mornay à Dubois,
'>() mars 1721..
^ Archiv. des Aff. Étrang., Espagne, t. 3oi, fol. 187 : Morrmy à Dubois,
i3 avril 172T..
' Dubois à Maulévrier, i3 mars 1721, dans C. de Sévelinges, Mémoires^ "i'cn-ts de Dubois, t. II, p. 33.
• Archin. des Aff. Étrang., Espagne, t. 3oi, fol. i53 : Le Régent à Phi- }>pe y, 22 avril 1721.
■* P.-E. Lémontey, Histoire de la Régence, in-8, Paris, 1882, t. I, p. 4?G, note I. . ,
Satisfaction à propos du traité
-.jf-^fé^*'
protestations qu'un prince fourbe et un prince «^rupuleux s a4re^ salent sans y croire. Dubois exultait. La conclusion d^^ce^te alliance rendait son prestige sans pare.l cl son ^uvo'r me branlable. Cette complète réussite »"/ ."PP* «'V^^t à fa^uelle Hanovre et de Londres et soulevait en lui 1« ."^*'""* •'«'f^^^* J',^^ il s'efforçait de donner une forme patriotique, parlant de ces l'iLs qui ne doivent jamais finir et être Ha ^ou^lXZ^ heur des doux monarchies; ...carrière ouverte pour de bonnes - e' grandes choses- ». Mais le vrai motif de cette satisfaction
• 'étlit d'avoir ^ussi cette gageure : faire taire 1--^^;^^-
en s'alliant à l'Espagne sans se brouiller avec ! ^"f^^-T-^/g faut aue ie me tâte pour reconnaître si je suis ministre d bs 'plgne oVde France'» disait-il'; et Fonte.elle, P---sans-rire déguisé en flatteur, le lui répéterait en public : « Vous ctes un ministre de toutes les cours? « ^ , . . u ^„.,
SHu.«o„ En e mettant au service de l'Espagne. Dubois nava>t pa -" renoncé à faire les affaires de l'Angleterre, mais il ne tarderait i-Angieierr. ^^^"J^*^ ^^.^^^ j.^bstacle qu'il avait dressé de ses propres mains
eTà sent-; tout ce que ^ l'amitié d^ ^"""^"■,/a^".' mars nénétré nos négociations, il fallut résilier le traité du 27 mars, rqueTilsne trouvaient pas leur compte, et en conclure un nouveau entre les trois puissances.^ où tout fut sacrifie a 1 inte^t
de la Grandf retag^-3,^lS^,^;ro:^^Sc^^^ '^U^Z:'^l^é^J^r.'::t:i q?. i;s «d'oies imposèi.nt le iHre de nrince de Galles. Afin qu'on ne pût contester sa naisal comme ceUe de son père, le pape Clément XI envoya sej r«rLaux présider aux couches de la princesse; pour plus de Lwron leur adjoignit deux évêques et deux protonotaires ^•^^loUq:-. Tout ce dfploiement de parparaJJ - ch-geait n en
• rni^D-itimité orétendue de celui qui se disait Jacques lll, mais
• ^i^îtr. ^n \norleterre intéressait tous les adversaires au guu Cielnt qtr:St donné Stuarts et Hanovres pour un roast-
TT ^a^s oui étaient enchantés de pouvoir toujours opposer une beof, mais qui eta^nt contrariété survenait à
dynastie a la famine r . ^^ ^ ^^^e du Sys-
\Z: pro"v":q:éè%a'r la catastrophe de la Compagnie de la mer
. ArcHi.. ée. Mi- Étrang., Espagne, t. 3ox, fo,. ^ : Daiois à MauU.ner, '"^'^J^^Mo.U.rUr, .. max. 17-. dan. C. de Séveldnges. op. cit., t. 11. "•.Îint^SUnon M^mo.re., édit. Chéniel. .858. t. XVm. , ..7-
LA TRIPLE ALLIANCE DE MADRID
du Sud. Toutes les classes de la société avaient été agitées par cette frénésie et le 19 décembre, en faisant l'ouverture du Parlement, le roi Georges ne put que se borner à souhaiter un remède au désastre. A la Chambre des Communes la discussion s'enflamma et mit le feu à toutes les passions malsaines, à toutes les accusations infamantes. Lord Stanhope, à la suite d'une discussion à la Chambre des Lords, lut frappé d'une congestion cérébrale et expira le lendemain (16 février). James Craggs secrétaire d'État disparut dix jours plus tard (27 février). Le Roi les remplaça par lord Townshend et lord Carteret qui s'empressèrent de faire savoir au gouvernement français qu'ils adoptaient les vue^ de Stanhope sur l'alliance avec l'Espagne. Stanhope, en effet, ne croyait pas que l'alliance franco-espagnole pût devenir de longtemps assez intime pour porter ombrage à l'Angleterre .
.Dubois, de son côté, était d^erminé à ne rien négliger pour introduire l'Angleterre <kns cet embryon d'alliance conclue »le 9.1 mars. C'était d'ailleurs la carte forcée; il connaissait assez les Anglais pour savoir qu'ils ne supporteraient pas la concftusion d'un traité séparé qui ne stipulerait pas à leur avantage. Malgré les recommandations de Dubois à ses agents de « finir l'affaire avec un grand secret, surtout à l'égard du ministre d'Angleterre*'' », le secret avait été pénétré en partie. On avait appris par le roi de Sardaigne les négociations de lord Peterborough avec Chavigny et les Farnèse" et aussitôt le cabinet anglais s'était abouché avec le ministre de Parme, Gazzola. Stanhope nvàit été prévenu par la France, il ne songeait qu'à la devancer : (. Parlons d'abord d'une paix particulière entre l'Angleterre et la France, disait Stanhope à Destouches, nous songerons à (la France après*^ » L*unique moyen de ne pas être traités en parents pauvres, c'était de soUiciter l'Angleterne d'entrer dans
l'alliance conclue à Madrid.
Dès le lendemain de l'échange des signatures, GrimaJldo remit à Maulévrier un mémoire sur le^ offres de Georges P'. C'était une offre formelle d'alliance que ne devait pas retarder la rétrocession de Gibraltar, laquelle aurait lieu dès que l'attitude du
• Archiv. des Ajj. Étrang., Angleterre, t. 336. fol. 6i : Destouches à Du-
hoiSy 26 avril 1721. , ^ ^ r^ i. • » ■#-,.
'• Archiv. des Aff. Êtmng., Espagne, t. 3oi, fol. Sg, ^^ ■ D«bo.s a Maulévrier, 25 mars 1721 ; Dubois à Mormy, i" avril 1721. ^
•■ Archiv. des Aff. Êlrang., Angleterre, t. 336, fol. 17-61 : Dubois a D,',touches, 12 avril 1721 : Desiouches à Dubois, 22 avril 1721.
" 1rchi«. des Aff. Elrang., Angleterre, t. 336, fol. 61 : Destouches a iiaboiSf 22 avril I72it . *
Elle
apprend
le 11 ailé
de Madiid
Con!uȔls
du négent
à Philippe V
il,
Dubois
travaille
ni'
à sa
Triple- Alliance
Parlement n'y mettrait plus obstacle. PhiHppo V avait cru à la prom<?sse de Stanhope et Stanhope venait d« "^«"''^^/^^^'V' croire à la parole de Georges 1"? Il fit consulter Ile Régent La réponse ne pouvait être douteuse. Le duc d Orléans se porta fort de la loyauté et de la sincérité du Hanovr.en qu une difficulté passagère empêchait seule de livrer Gibraltar. Sans pHus attend.^ l'heure opportune, l'habileté suprême consisterait a signer le traité d'alliance afin d'empêcher Georges F de rentrer dans ses anciennes liaisons et de le rendre favorable à I établissement des Infants dans les duchés Italiens. Mais l'Angleterre avait souhaite agir seule à l'exclusion de la France; le Régent ne ï entenda, pis ainsi et la disparition de Stanhope et de Craggs avait fa. place à un ministère bigarré, difficile à connaître et sur lequel 1 eut été imprudent de compter. « Il faut être circonspect avec k nouveau ministère, écrivait Dubois à Destouches et jeter les yeux de plusieurs côtés". » Le Régent fit repondre à Grimaldo que pour la sûreté des liaisons proposées par 1 Angleterre rfallaH que la France y intervînt. Si l'Angleterre n y voulait pas insérer les avantages particuliers accordes par '* «o.' C^^!^"; lique à la nation anglaise, ce point pouvait faire l«bjet dun article séparé entre l'Espagne et l'Angleterre S. le colonel Stanhope persistait dans ses offres, le plus sûr et le plus simple serait de lui proposer la transformation du «raite franco-espagnol v^ iriple alliance défensive. Pour l'affaire de Gibraltar, e ro, de la Grande-Rretagno ne pouvait prendre un engagement ecrit^ sans Vex^Ier à d^s risques si graves qu'il semblait impc^sible de les uTEr entrevoir sans paraître faire peu de cas de son trône ." neul-être de sa vie. La connaissance ou le seul soupçon d un elTrt esterait d'ailleurs la nation anglaise, agitée comme elle Î'étaTt dans des extrémités qui mettraient fin à tout espoir, de recouvrer la forteresse fameuse'*. ^. . -. n,,l^r^îc
Au moment où il adressait cette -P^^-/ .^jj;^. ^^,^^^^^^^ ^ndait le cabinet de Londres sur le projet de Triple Alliance Georges I" en référa à s€s ministres qui s'y montrèrent defavo- Spar défiance au moins autant que par ^-^^ demandaient (( qu'on en livrât au ministère anglais le secrcl, lecllldraÏ^ ot la négociation marcherait vite ensuite
» ArMv. des Aff. fJrang., Angleterre, t. 33G, fol.^.4 : Duf>ois à Desiou-
ches, 12 avril 1721. . ^^ ^ ^ Maulévrier, et
1^ Archiv. des Aff. Étrang., t. 3oi, fol. ibb . inioous
Mémoire du Bégent. ' , , , , oon f^i ,, • Dubois à Deslou-
1'' Archiv. des Ajf. Étrancj., Angl^U^rre, t. 33G, fol. 21 . uuoois a
ches, 12 avril 1721.
LA TRIPLE ALLIANCE DE MADRID
h Londres^'. » Dubois ne voulait rien livrer, ni ison secret, ni Taveu de son traité avec l'Espagne, il feignit de croire que les j.ropositions devaient venir de Madrid. A Madrid on n'y était j»as disposé dc[)uis qu'on avait entendu le colonel Stanhope s'écrier que ^Angleterre, plutôt que de rendre Gibraltar, ferait à l'Espagne une guerre de dix ans en Amérique*'. Puisque nulle i>arl on U'.» [)araissait entendre ses insinuations, Dubois jugea nécessaire de s'exj)iiquer clairement. Avec les ratifications du Irailé du 27 mars, il adressa à Madrid le pilan de Triple- Alliance**. .( L'Empereur, disait-iH, travaille à regagner l'Angleterre : c'est if vaincre une première fois et préparer une nouvelle victoire (pic de ramener le plus tôt possible les Anglois. L'Espagne en a les moyens : il lui suffit de se montrer conciliante sur l'article de Gibraltar et du commerce anglois. A défaut d'une lettre de (ieorges P, promise par Stanhope que les nouveaux ministres n'accorderoient plus, Philippe V pourroit se contenter d'une j^'arantie formelle fournie par le Régent qui ne s'y refusoit point. 11 dcvroit consentir du même coup au rétablissement de VAssicnto et du vaisseau annuel. Peut-être les Anglais réclameroientils encore des profits plus étendus, les bénéfices des traités commerciaux de 1715 et 1716. Pour ileur en ôter le prétexti», le Régent étoit prêt à renoncer aux avantages du même genre d'abord réclamés par les François. C'étoit la dernière concession qu'il lenoit en réserv(» pour convaincre son neveu de ses bonnes intentions. » Suivant sa méthode constante, Dubois se montrait magnifKpie aux dépens de la France. Afin de décider les co-signataires do la nouvelle Triple-Alliance, il abandonnait à l'Angleterre le commerce de l'Amérique; à l'Espagne, il restituait la pleine liberté de sa vie commercialle; à la France, il ne réservait rien. A ce prix, personne ne s'opposait à ce que le traité du 27 mars ne devînt, dans ses lignes essentielles, le traité de la Triple Alliance. 11 suffirait d'y ajouter un traité particulier franco-brit.mnique pour les conditions commerciales et on ferait le silence sur une convention dont l'Angleterre n'aurait rien su sinon par les profits qu'elle en retirait.
Trois jours après, Dubois chargea Destouches de remettre 5 Londres les articles publics de cette convention comme un pro
fol. 61 : Destouches à \faulévricr à Du-
'* Archiv. des Aff. Etrang., Angleterre, t. 336, Dubois^ 9 2 avril 1721.
^^ Archiv. des Aff. Étrang., Espagne, t. 3oi, fol. i32 '^ois, 7 avril 1721.
'• Archiv. des Aff. Ëtrang., Espagne, t. 3oi, fol. 21G : Dubois à Maulé ''ier, 7 mai 1721.
Condescendaoce pour les Anglais
Leurs
exigences
non
satisfaites
l' HT, .
j5g HISTOIRE DE LA RÉGENCE
iet nouveau de Triple-Allianoe" (lo mai 17.1). Tout ^ f'^^^Z iour plair. aux Anglais; tandis que Gibraltar et les duchés Ua- Henl estaient passés sous silence, les avantages commerciaux con- ^nt s à -Angleterre étaient détaillés" Au temps du mm.stere Sai^ope le consentenu.nt eût été donné à l'instant, ma.« lord Townshend devait au souvenir de ses années d opposition et à !es aniÏ de tenir une conduite différente. Snndorland et Schaub V encourageaient, lord Carteret, fidèle à la politique de lord S anh"ope, e^ncourageait le roi Georges à prondi. des dec.ion^^ 1 o .r. mai cédant à la demande du colonel Stanhope, 11 ecrivu Ï sa main une lettre adressée à Phili,.,3e V portant la promesse de lui rend Gibraltar moyennant un équivalent; en oulro^ un courrierportait, avec cette^ lettre, l'ordre de travailler a la conclusion du traité d'alliance". ^ .
On pouvait le croire désormais en bonne voie; il n en eta. rien ToTn«hend ergotait, contestait et finalement refusait le s
p- -ides ---- -r srxr t:;tr:^e\:;^i";;
canes Georges I « -;».^^;^;°' ,,,e l'EmiK-reur, les puissances
a UuDO-s, ctiu c ^^nvqincre de cette concession, il n ob-
vint tout -P- P-;;^ Xn", if retour de patriotisme lui
dit'odieS le sacrifice'demandé; il eut consenti celui^i après rendit odieux le bdciin^^t i^^^i^ ^,,'il s'abaissait d « une
.«^.♦23 ,, To^ Anf^lais revinrent a la cnarge . \l^
Il ,4 •^V» fol iiR : Dubois à Des- 1» Archiv. des /!//. tAranij., Aiipi^^
louches, 10 mai 1721. t, „« ♦ ^oi fol 23i : Projet pour un
" ^rchii). des Ajf. Élrang.. Espagne, t. 3oi, fol.
nouveau traité. . «ir^, fnl 25A : Dubois à Maulé-
" ^rchfi). des A//. Êtrang.. Espagne, t. 3o,, fol. 2^4
rrier, i4 mai 1721. ,,g ^ ^ ,5^ : Dcs^ouches à
" Arc/Kl), des .4//. Étrang., Angleterre, t. 3ib, roi.
Dubois, i\ mai ^7^- ,„,v„nx., t. 336, fol. iG3, i8,-,88 : Dubois
" Archiv. des Ajj. btramj., y^^' à Destouches. 19 m^i ^t a^ mai 1721.
LA TRIPLE ALLIANCE DE MADRID
(onvenu récip roque nienl^\ » Cette clause fut encore rejetée. En dernier lieu, les Anglais offrirent au duc d'Orléans, en cas de guerre, a la souveraineté des Pays-Bas s'il consentait à ne les jamais céder à la France" ». Nouveau refus.
Le colonel Stanhope, à Madrid, avait reçu la lettre du roi Georrrcs, mais ne s'en montrait pas plus accommodant. 11 fallut que Jiobin remplit le rôle de médiateur et suppléât à l'incapacité de Maulévrier. Stanhope demandait le rétablissement des traités de commerce de décembre 1716 et de mai 17 16, mais Grimaldo n'accordait que le vaisseau annuel et le i^nouvdllement de VAsslefito. Philii)pe V était en possession de la lettre du roi Georges v\ } trouvait à reprendre. Elle était ainsi conçue : (( Puisque par la confiance que V. M. veut bien me témoigner, je puis regarder 1rs traités qui ont été en question entre nous comme rétablis, et dès qu'en conformité toutes \vs pièces nécessaires au commerce de nos sujets auront été extradées, je ne balance plus à assurer Votre Majesté de ma disposition à vous satisfaire en ce qui regarde la restitution de Gibraltar, sur le fondement d'un équivalent, vous prouK^ttant de saisir la première occasion favorable de légler cet article avec le consentement de mon Parlement^*. »
Cependant, sur les instances de la France, Philippe V avait accordé aux Anglais, outre le traité d'Assiento, le rétablissement des traités de commerce de 1716 et 1716. En «change du rocher solitaire, inculte et onéreux de Gibraltar, l'Angleterre eût cons«^nti j)eut-etre à accepter la Floride ou Saint-Domingue. Maulévrier parvint à convaincre le colonel Stanhope -que le rétablissement des traités de 1715 et 1716 constituait l'équivalent réclamé par G(H)rges P^ Stanhope y consentit et sollicita une nouvelle lettre du Roi". On était d'accord et rien ne semblait plus devoir s'opposer à la Triple-Alliance. Stanhope tenait en réserve un tour (le s.a façon. De la Triple- Alliance il faisait peu d'état, les avantages commerciaux lui paraissaient plus solides; en conséquence, il demanda qu'on procédât d'abord au règlement définitif du traité particulier entre PEspagne et l'Angleterre. Maulévrier pensa voir la Triple-Alliance lui échapper, Grimaldo ne fut pas moins ému. Le 27 mai, ils se communiquèrent leurs alarmes et
Lettre
de
Georges l"
Ineptie de Maulévrier
=* Archiv. des Ajj. Êtrang., Angleterre, t. 336, fol. 2o3 : Desiouches à Dubois, 26 mai 1721.
=* .4rc/ur. des Aji. Êlrang., Angleterre, t. 336, fol. 235 : Desiouches à Ihibois, 5 juin 1721.
-* W. Coxe, Memoirs of Walpole, t. î, p. 309.
" Archiv. des Aff. Ëtrang., Espagne, t. 3o2, fol. ài : Maulévrier à Dubois, II» mai 1721,
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Il %x
Blâme de Dubois
^^^ HISTOIHE DE LA BÉGENCE
décidèrent d'a.Uer Irouvor le -lonel dès U- Icndon.ain pou^
mer de lui la priorité du texte «^'f «"^^^'^"^^^^^^^^^ Tsc laissa commereiales. Stanhope refusa. A force d '"^ a"*-"^* ' j,j
Lracher oe qu'il présenta '^^ZZ^i^T ^^^^-^^ ^'^sertion dans le texte même du tiaite ^e la 1 r P
artick confn-matit de la convention ^^f ^^ J^l^iuance. Gridilion, peu lui importait la P'!"',f .^^^^^j J^V^ j i, „L,ntie de maldo accepta, Maulévriçr auss.. H donnait a.ns. la a.
la France à des arrangements ---^ ''"^..t^u'au ti.ité du
'-''''''' Crjp: V':^:ZJ::r!rS^^ aux Français ;/ueTi;s réSr dal les privilèges dont Us jouissaient avant
son avènement. immitable qu'à Maulévrier?
Une pareille inept.e " « ^^^l , J^t ^ , cette aflirn.a.ion.
(),i la soutenu, ma.* les fa.U n -"'t""".*," i, .,ai,é de la Triple-
Allianœ, mais cei arutu. i \,,,:^;ipo-,>s aue l'Es])a^ne accor-
à garantir ^^^^^^^^'^^^ ^^^O. cÀ ^rivi.èges. dait aux Anglais par un acte pai j^^j^^j^
c'étaient, sans en ajouter - seul -ux que e R^.^^ ^^ ^^^ avaient poussé Philippe V a acco.der^ ostensible
improvisé consista seulement a !»"""" ;'™|^^^ ,t je révéler à des concessions qu'on souhaitait gai dei secrètes,
à la France la politique i"^^;:^!! ^^.'^^ ^^^.e arriva à Paris le La dépêche <l"'/"-XL ; se V. découvert, lui répondit
yi^iCfa—op^ hrrrèSiTmSS tl
;s:^;::ir:;^:arqS^sx
l'étranger". , , iprinre de votre dépêche,
" '°'' *'''"! s t:4cron%rord„ ,.o»r .pl.nir 1» ce que vous avez fait en execui ,,,sDcndre la conclusion
ditïcultés qui pouvaient traverse ^^^"^^^ ^„ „ „„i de du traité d^alliance en^re le R^.. ^^H^^^^^^^^^^ .^^^ ,,
Ha Grande-Bretagne. Et comme ei „„„.d,c. .ir.o„sU„cc, *. -'«--^^.ravec «ne dAngle-
Dubois à .WauM-
" Arcia«. aes .4//. Élrang-, E.pagne, t. 3o3. fol. trier, 7 juin 1731-
La triple alliance de maDrid
plus la liberté de céder aux conseils et à la suggestion de ceux de ses ministres qui sont attachés à la maison d'Autriche, et qu'on puisse priver par là la Cour de Vienne de Tespérance des secours ( t de l'appui sans lesquels elle ne peut entreprendre ni soutenir les projets ambitieux qu'on lui attribue depuis longtemps et que l'on peut croire quelle a dessein d'exécuter par l'empressement extrême qu'elle témoigne de s'unir avec l'Angleterre et par l'inquiétude qu'elle fait paroître des premiers bruits répandus du rétablissement de la bonne intelligence entre la France et l'Espagne et d'une liaison prochaine des deux couronnes conjointement avec l'Angleterre. »
« Dans ces circonstances il est aisé de juger que S. A. R. a vu avec beaucoup de plaisir que le roi d'Espagne se soit porté par sa prudence à consentir au rétablissement des traités qu'il a faits en 1 715 et en 17 16 avec la couronne d'Angleterre. Il auroit été à désirer non seulement pour les intérêts de l'Espagne, mais pour ceux de toutes les nations qui y font du commerce, que l'on eût pu soutenir le refus de cette condescendance; mais c'étoit un obstacle absolument insurmontable à des vues et à des intérêts bien supérieurs, et il est des circonstances où il ne faut pas que les considérations particulières et éloignées traversent des objets capitaux et présents; et c'est aussi l'unique raison qui ait fait désirer à Son Altesse Royale que le roi d'Espagne se porhll à entrer dans des facilités sur les points qu'il auroit été convenable de combattre dans d'autres circonstances...
<( S. A. R. a remarqué dans le compte que vous rendez de ce qui s'est passé dans vos conférences que, quelque résistance que vous ayez trouvée de la part de M. Stanhope à consentir que les articles qui ne regardent absolument que les intérêts de l'Espagne et de l'Angleterre réciproquement, fussent compris dans 1<'S actes que vous devez signer et qu'ils en fissent partie, vous avez insisté sur cette fojme comme indispensablement nécessaire. Mlle a toujours cru^u contraire que vous ne deviez entrer dans cette matière que pour être instruit de la convention particulière qui seroit faite à cette occasion, et autant que vous jugeriez de concert avec le ministre d'Espagne que votre présence contribueîoit à contenir M. Stanhope et à modérer ses instances... Si le traité n'étoit pas signé, ou si, étant signé, les originaux étoient encore à Madrid, S. A. R. est persuadée que le roi d'Espagne, ni M. Stanhope ne refuseroient pas de faire séparer dans un acte M li ne seroit signé que des ministres d'Espagne et d'Angleterre les conditions qui n'ont aucune relation à la France, telles que celles du rétablissement de YAssiento, de la permission pour le
TOMR III
Cs
|.,vtî
ri
Responsabi
lilrs de Dubois
Signature de Dubois
^g2 HISTOIRE DE LA RÉGENCE
1 • A^ traités de i7i5 et 1716 entre les cou-
^"^"rdE^pa^t et ?Ang£^ eJ sorte que comme ces cor. lonnes d bspagne i-i u /i. g rintewention de la
ventions et ces traités ont ele ^'^^J^^'^jf^ y entrât dans France dans leur origine '» ^ f^-'e nT es intérlssés ne l'inr t ■ rS cTirqu - e£ c:'sont pour la plupart des It'rionVurdtnen^uxAnglais^d.
Jes exclusifs contraires a^^^^ ,,
S. A. R. auro.l ete J;f ^'3^^,^, plus intéressantes pour 1: Sr etTôur ^Sp^^rne^-avoie^nt^engagée à vous pres-^ crire de ne pas vous y opposer. » .„..:, ^t „ contraires
^^ r;:i2 s:::trtM\"uiév •:; nVpouvait ni .s
aux intérêts des su els du . ^^^^.^^ j^. .^^. ^ ^^^^^^ ^
accorder n. les ^^^ " " ' ^^^ .' "^^'^^ rédigé, dont le texte, conservé Paris sous forme ^ un t. a.te tout r g ^^ ^.^^^^. ^^^^
u. Arch vesdes A« ue^ Lt^ n^er^^^ compté pour rien
Lemonte> . Au fs^c u .^ ordinaire des
Ihonneur 0 l m ère d ■> ^^^^ ^^ ^,„',,i^ .«end encore
marchés qu'il passait. Si '^'^eUllua^ u j^.
le témoignage d'"-,^»;:-- /^^ I^i co:^^^^^^^ de'sa cui- ""Lfutf eirXi';:'' n' t'Îer.eU:i dans chacun de c. trai.. •^ i s^lné d son nom : destruction du port de Mardyck, abanqu il a s'.gne at son nui p^„^„„„,a sacrifice du commerce
'"■,'■ énlfa, ni, ." .ou.l.nire^ A Madrid. » .-a., «on>..»
rtfrrr;r,t;frâ;;:fen«r^
., Madrid d ou cet^ »™" j ^^^„„,ur de ce succès;
fiu'il convienne a M. le Heg^ni ue m. la
LA TRIPLE ALLIANCE DE MADBID
qu'il forait bien de haranguer leurs Majestés. Robin s'exécuta et riiilippe V lui répondit : « Ce que vous venez de me dire m'est agréable. Vous savez que votre conduite me l'a aussi été dès le temps de votre arrivée dans ce pays. Je vous sais gré de vos soins, et je les estime. Vous me ferez plaisir de les continuer et de voir toujours le colonel Stanhope pour contribuer de votre part à conclure la Triple-Alliance qui, je crois, sera avantageuse aux trois couronnes. A l'égard de celle que j'ai avec la France, elle est pour l'éternité; c'est avec ma famille"". » Et il demanda qu'on procédât sans retard aux signatures. Le i3, dans la soirée, Maulévrier, Stanhope et Grimaldo s'enfermèrent mystérieusement au Palais du Roi et signèrent les articles du traité du 27 mars revisés et traduits dans les trois langues, Stanhope et Grimaldo signèrent seuls le traité particulier entre l'Espagne et l'Angleterre; mais Maulévrier signa avec eux l'article séparé stipulant qu'il aurait la mémo force que s'il était inséré dans le traité luimême. Enfin Maulévrier et Grimaldo signèrent seuls une déclaration secrète portant que le traité du 27 mars et ses articles séparés subsistaient dans toute leur force et vertu et auraient leur pleine et entière exécution sans aucune dérogation ni innovation nonobstant et sans préjudice du traité du i3 juin^\ Quand furent échangées les dernières signatures, il était minuiti
Maulévrier rentra chez lui, triomphant. Sur son bureau, le courrier Bannières avait déposé les dépèches de Dubois, celle du 7 juin qui contenait un blâme formel et l'ordre de réparer l'erreur commise. Maulévrier, à cette lecture, fut atterré. A la poijile (lu jour, il courut chez Stanhope et le supplia de ne point inséler dans la Triple-Alliance les articles séparés relatifs ac commerce de l'Angleterre. Stanhope, étant Anglais, comprenait avec lenteur mais, finalement, comprenait. Il avait donc fini par comjuendre l'avantage qu'il y avait pour l' Angleterre à voir la France jy^arantir les concessions du roi d'Espagne, en conséquence il
• fusa absolument d'annuler l'article séparé et, n'obtenant rien, Maulévrier dut se résoudre, le 16 juin, à faire l'aveu de sa confusion, il n'y découvrait d'aut^:e compensation sinon que « l'arti- > le de la Triple-Alliance qui confirmait la Convention particu-
ière de l'Angleterre et de l'Espagne ne devoit figurer que dans s clauses secrètes du Traité. On pourroit encore le cacher au
Arcïi. det AfJ. Ê.lrang., Espagne, t. 3o2, fol. i46 : Robin à Dahois, ■J juin 1721.
Arch. des Aff. Êlrang.j Espagne, t. 3o2, foL i56, suiv., foL 180 : Afau* ^'"-'Tier à Dubois, 16 juin 1721.
Déspspoir
de Maulévrier
Rati-
ficalious
public^'. .. Le jour môme, il offrit sa démission et demanda son
"^Sé-ent le prit au mot, mais se garda de le desavouer. « Je fait^travl H r aux ratifications, lui écrivit Dubo.s pour vous les la.s trava 1 er ,. j consommer absolument une
:S"qrS A R -oH toujours non seulement convenable mais quille regarde comme très importante pour prévenir 1 effet rmouvenu-n.s que la Cour de Vienne continue « .«e <i«"ner pour engager de nouveau celle d'Angleterre dans ses m^ere^ cette consrdération la emporté dans 1 esprit de S. A R. sur la pdne « "eIIc a eue de voir que vous naye. pas compris les ordres Su" 1 vous a fait donner le 7 de mai de n'entrer que par de TmpL offices dans la négociation des points qui ne regardent nu 1 intérêts de l'Espagne et de l'Angleterre r-peçUvement EUe a été surprise et je l'ai été aussi que vous ayez fa t les plus g ands IffortsVur y faire intervenir le Roi quo.qu EUe «»us eût fait expliquer jusqu'à quel point elle vouloit y entrer. Mais c est une affaire Imie et, si cet accident peut avoir des inconvénients, la chose est si bonne et avantageuse dans^ le tout qu .1 faut se consoler de ce qui manque à sa perfection ...
Le 0 juillet, Maulévrier et le colonel Stanhope signèrent un nouvel article séparé qu'ils datèrent du même jour que le traite S'aUianee. Il porUit qu'on prendrait de concert la P-- re occ - <ion convenable pour inviter les États-Generaux des Provinces Untsàontrer dans cette alliance pour maintenir et conserver la naix e la tranquillité de l'Europe. Le roi d'Espagne refusa de Sner cet article. Nouveau déboire pour Maulévrier qui jura nu'on ne l'y reprendrait plus. <- Je ne crois pas que de ma v.e ?e puisse me démêler du métier de la négociation que je n a 'amais fait M. Robin et moi, sommes dans une tristesse qui nous ôte toute liberté desprit". » On lui donna un successeur niai quand il fut question de partir, Philippe V pr.t un ton si menaçant qu'on n'osa insister''.
Le jour où furent échangées les ratifications, Stanhope pre-
» Arck. des Ajf. Êtrang., Espagn., t. 3o., fol. 156, «uiv., Maulivri.r à
Dubois, 16 juin 1721. /n /^i ,ûa • Mnnlévrier à Dubois,
3-^ Arch. des Ajj. Étrang., Espagne, t. 3o2, fol. 186 . Maulévrier
16 juin 1721. » 5 f^i tnfi*- D/ihois à Maulévrier,
5^- Arch. des Ajj. Èirang., Espagne, t. 3o2, fol. 170 • Dubois
24 juin 1721. , . j^aulévrier à Dubois,
3* Arch. des Ajj. Êlrang., Espagne, i. 3oi, fol. M • iwa»*^
10 juilK't 1721.
^^ P.-E. Lémontey, op. cit., t. I, p. 42^-
LA TRIPLE ALLIANCE DE MADRID
senla au roi d'Espagne une lettre de Georges P'" datée du i*' (=12) juin et ainsi conçue :
« Monsieur mon frère, j'ai appris avec une extrême satisfaction, par le rapport de mon ambassadeur à votre Cour, que V. M. est enfin résolue de lever les obstacles qui pour quelques temps ont retardé l'entier accomplissement de notre union. Puisque par la confiance que V. M. me témoigne, je puis regarder les traités qui ont été en question entre nous comme rétablis, et qu'en conformité les pièces nécessaires au commerce de mes sujets auront été extradées, je ne balance plus à assurer V. M. de ma promptitude à la satisfaire par rapport à sa demande touchant la restitution de Gibraltar, lui promettant de me servir des premières occasions favorables pour régler cet article du consentement de mon Parlement; et pour donner à V. M. une preuve ultérieure de mon affection, j'ai ordonné à mon ambassadeur aussitôt que sera terminée la négociation dont il a été chargé, de proposer à V. M. de nouvelles liaisons de concert et conjointement avec la France, convenables dans les conjectures |)résentes non seulement à affermir notre union, mais à assurer le repos de l'Europe. V. M. peut être persuadée que, de ma part, j'ajouterai toutes les complaisances possibles et que je me promets d'Elle pour l'avantage commun de nos royaumes. »
La conclusion de ce traité déplaçait l'équilibre de l'Occident, r 'Espagne reprenait une importance dont elle semblait à jamais déchue, elle semblait marcher de pair avec la France et l'Angleterre qu'elle séparait de l'Autriche, brusquement isolée. Ce retour (le fortune lui permettait d'entrevoir une révision plus ou moins prochaine des conditions que lui avait imposées la Quadruple- Alliance; cependant elle donnait beaucoup, se laissait tout promettre et ne recevait rien. La France sacrifiait son commerce. Seule, l'Angleterre recevait de toutes mains et, ce qu'elle ne recevait pas, elle le prendrait.
A la paix de l'Occident répondit la paix du Nord. Après avoir réconcilié la Suède avec le Hanovre, la Prusse, la Pologne et le Danemark, la Russie restait hostile et prête aux violences. Lord Townshend obtint du Parlement d'Angleterre un subside de soixante-douze mille livres sterling pour la Suède dont le souverain, Frédéric P'- désirait la paix, le Tsar Pierre y consen- ^ lit, mais il repoussait la médiation de l'Angleterre et n'acceptait que celle de la France. M. de Gampredon, ministre de France à Stockholm, se transporta à Saint-Pétersbourg et obtint la réunion d'un congrès à Nystadt, port de Finlande. Une première fois, la flotte avait promené la ruine et répouvante sur la côte sué-
Paix du Nor<i
jgg HISTOIRE DE LA RÉGENCE
.^ni.e- à l'été de 1721, elle se livra aux mômes atrodlés aliu de Se les v-efin.es pius aeeo.nn.odantes. U f ^^^^^ f .tf;: rt le 3o août (=io septembre) 1721, la paix de >y»tadt l.via au il la L vonie, l'Estcmie. l'Ingrie, la Caréli. et V.borg I a Sue^
1-, Kinl-.nde- la Russie prenait rang deliiulit paimi ne sauva que 1, 1- '"'''"'';^: '\ ""^^;3 ' j, „e fut pas fait mention les grandes puissances o^:^^,^"^*^-. France e l'Angleterre ne A»n< le traité de la médiation de la franco ei ' ^ '»' . recueillit qu'une mention peu obligeante. Entre la Russie et r\no-lPterre la situation demeura tendue. ' 'duS était disposé à conclure une alliance entre '^F^^nce^ Moacovie et la Suède, avec l'arrière-penset d y admettie la Piusse 1 rnanemark II s'en ouvrit à lord Carterct, ce projet n eut fu neT^e Ui:, dont l'imagination travaillait sans repo. tnnpnt la nensée d'un traité de commerce avec le Tsai, celte simple dée'^sumt à émouvoir les Anglais, Schaub questionna et n'ÏL q^e des démentis, le ministre lui affirma qu^ le. gens .xnérimentés étaient d'opinion que la France n avait rien a /arner de ce côté. En effet, le comte de Rottembourg, a qui un fon"séjour à Berlin avait appris à connaître ces Pays- soute-
t lotbl it uT ;;• Î^normi.éL f...s ,e r.vo de Dubo.
''tt^JlZSr:';:^'^^^^^^ Dubois quatre fois penda^ fanu t et repar.it sans obtenir pour Son Maître l'aveu .lu Sre d'Empereur. Pierre V se le fit offrir par ses sujets.