C. Bnini't, t. IL p
" Barbiv>r, Journal, t. L p. 196.
'* Buvat. JoarnaL t. IL p. 348; Rarbit-r, Journal, t. IL p. lO^-iO..
^^ Barbier, Journal, t. I, p. lg^^ •• Barbier, Journal, t. I, p. i9^-
246 UTPTOIRF. PK LA BfiGF.NCE
suite l'équipago (iti duc de Ticsmes gouverneur de Paris, qui éclipsait tous les aulr. s. Il avait douze palefreniers il cheval, tenant douze chevaux de main avec des couvertures de velours cramoisi, bordées dun grand galon d'or, et ses armes brod.^-s en or; en outre six pages avec six gentilshommes à cheval; ses coivante gardes comme gouverneur de Paris, tous habilles de neuf en rouge avec un galon d'argent, et bien montés, et trois carrosses, un à huit chevaux et deux à six. Venaient ensiute le Corps de Ville à cheval, les premiers carrosses de 1 infanU', douze laquais de M. de Chàleauneuf, prévôt des marchands; ensuite vingt-quatre laquais de M. le go,.verneur de Pans, habillés magnifiquement; le carrosse du l^oi où eto.t lofante sur ks genoux de Mme de Ventadour. et dans le carrosse. Madame et les princesses du sang, sans oublier la poui>oe de » 'n[a"tc- Le duc de Tresmes bordait la portière à droite et M. de Chateau-
neuf à gauche. , . , ,, i
Le chemin, à partir de Bourg-1 a-Reine était borde par e régiment du Roi; dans le faubourg Saiul-Jacques jusqu au Petil-Chatelet par le guet à pied et par des archers de ville, et depuis jusqu'au Louvre par le ivgiment des gardes françaises d un côte^ et des Suisses de lautre. Le cortège dehlail pendant une heure et demie environ, arrivé au faubourg Sa.nt-Jacques a trois heures de l'après-midi, il entra au Louvre avant la chute du iour". Au Vieux-Louvre, où elle devait habiter, la « imrmidonc infante », ainsi qu'on l'appelait en souriant, fut reçue par le Roi qui la conduisit lui-mÔme dans ses appartements et aussitôt il écrivit à la reine d'Espagne : « Je viens de voir par mes veux, infiniment mieux que je n'aurois fait par des récits ou par des portraits, c.mbien l'Infante-Reine est aimable, e même combien elle !<• deviendra encore plus de jour en jour, et ie ne doute pas que V. M. ne soit bien aise d'apprendre par moimême quel est l'excès de ma satisfaction et de ma jo.e, car el e ne l'apprendroit pas assez par les réjouissances que Pans et la Cour vont faire à l'envi. Attendez de moi, Madame, les sentiments les plus tendres- et les plus vifs qu'un gendre vous puisse . devoir; les chailmes de l'infante vous en répondent • »
Dès le soir les i-éjouissances commencèrent, les rues étaient illuminées. « Le peuple de Paris est bien sot .. ne pouvait s'empêcher de dire Barbier", l^s réceptions et les fêtes durèrent plu-
" Barbier, Journal I. I, p. 197-198- . ^,„ „ „,,, ,,„
•• Arch. cfAkala. Ui.<=se .5.4 : Louis XV à la rexne d'Espagne, 5 mars 17"-
'» Barbier, Journal, I. I, p- 198-
L'AMBASSADE DE SAINT-SIMON
.;eurs jours. Le 3, toute la Cour alla visiter l'infante-reine qui ;.n,brassa les personnes titrées et donna aux autres sa main a bai- "Elle veut emhrasser tout le monde, écrit Marais Ses petites nains sont toujours en l'air. Elle aime fort le Roi, elle jette des nés à son portrait à la manière d'Espagne; elle se met sur le u . t bord de son lit en se couchant et qu'il faut laisser la place ïu Roi qui viendra peut^-tre; qu'elle a vu son père et sa mère dormir ensemble et qu'elle veut faire de même.
es cours de justice, de finance vinrent complimenter 1 infuse quant au Parlement, ne se jugeant pas averti et myitc omnablement, il alla à ses travaux ordinaires le jour de 1 en- ,é oTennelle. Le Régent s'en trouva blessé et envoya une lettre de jussion aux magistrats qui désignèrent une délégation a 1 iniiplle on remit ce compliment : -
Madame. La lettre du Roi nous a annoncé le suje de votre
uTivée son exemple et son ordre nous déterminent a avancer
e^cts qui vous sont destinés. Vous êtes le sceau de la paix
tre deux Grands royaumes. Puissiez-vous toujours conserver
;:; auguste Caractère! Puisse l'innocenee de vos jours attirer sur
cet étal la bénédiction du ciel!'" »
Pu s vinrent bals, feux d'artifices. Te Deum dont les contem- ,,or^ns furent rassasiés et dont le i^cit n'importe guère. On re- Inàrqua l'air chagrin du jeune Roi et il se répandit dans le public « qu'il n'aimait pas sa petite intante . »
'• Buval. Journal, .. H, p. 35.. 35/..S55; B..rbi.-r, Journal, t. I, p. .98; M. M.rais. Journal et Mémoires, t. H, P- 25i-202. 257- " Biirbicr, Journal, l. I. P- 'f-