‹ Histoire de la régence pendant la minorité de Louis XV [microform]Chapitre 37 sur 193 · IV. Si Tun seulement des deux rois accepte les conditions de · texte numérisé non relu

IV. Si Tun seulement des deux rois accepte les conditions de

oaix. il ^ ioindra aux quatr. Puissances contractant., pour contraindre celui qui les aura refusées. ^ ^ ^ ,^ conquête

V. VI. Vil. Oh prévoit >f l'^^I^^^J'X 'devront alors être , faire de la Sicile et de la ^«^da.gne. EUe ^v.o ^^^^

confiées en dépôt entre les nm.ns de 1 An& « ^rrc Généraux pour être remises à ?- f . J°; ;, -r^' « Roi Catho- Vlll. En cas qu'on soit oblige de faire l»» f""^ , „,,„t^ lEmliqu- et au roi de Sardaigne ou à 1 ^ ^es deux ^ uju' ^ uereur devra se contenter des avantages «t^P»»^J ^^ i-gtat Lnsenteinent, sauf qu'il pourra -vendjer les pa^ie» d ^^^

de Milan que le roi de Sardaigne P»*^^'*^,; .^^^ f '^ ' à Vexcluiractants décideront avec l'Empereur du P""^ <!";' ^^^^. ^, sion du ro. de Sardaigne sera donnée a par kJu Montfcrrat que ce roi l^^^de; et a qud au re pnnœ se, -nées des lettres d'e-M-tative^du grand^u he dej^o.ca^ ^^ ^^^

duché de Parme et de P'.»'^*"'^^' •», . ^' , .„,,;, ^n aucun cas, sento reine d'Espagne, bien entendu q"»: J^"''"^' f '^i^^ j ^^sni l'Empereur, ni aucun prince de la ma^on ^^ ^^ '^^^^^ ^^a sèdera des royaumes, provinces et Ét«t^ J*/"""^' "*^ ^ «•anurourier les États de Parme ou de Toscane.

K S l'Empereur ne peut pas parvenir à -•^^^V^^Z^f '\^ltA ou de la Surdaigne, il sera délié de tous engagements a 1 égard

"-Vt st'':S'^1 ton 11:: réciproques par l'Empereur

^^ - frs- i%:v" r^rr: ï:;:rt ^:^rnot

irriu loi 5 G.irïret.gne lequel ne l'exhibera au Roi Trtchrétin qu'après que l'Empereur aura été m.s en possesîoTde Sicnl Alors'l'exhibition et la publication se feront à la première sommation du Roi Très-Chrét.en; et ces renoncia- Uons auront leur effet, soit que le Roi Catholique ait signe a pa" avec ÎEmpereur ou non. vu en ce dernier cas la garantie

des Puissances contractantes.

\l L'Einpei^ur s'engage à ne rien entreprendre contre k Roi Catholique ni contre le roi de Sardaigne- pendant les trois mois accordés à €es deux princes pour accepter les conditions de paix avec l'Empereur; mais s'ils continuent les hostilités contre lui, les Puissanoes lui fourniront tous les secours dont on est convenu et même davantage s'ils ne suffisent pas.

Xli Les onze articles qui précèdent demeureront secrets entre les signataires pendant trois mois à compter de la signature, à moin^ que les Puissances d'un commun accord ne jugent à propos d'abréger ou de prolonger ce terme.

La chancellerie dressa un instriimentam latin du traité de Londres à l'usage des Anglais, des Hollandais et des Impériaux un autre en français à l'usage des Français. Les Anglais reconnurent qu on avait procédé de cette façon à Ryswick, à Utrecht, à la Haye. Une innovation intéressante fut introduite : les Anglais avaient coutume de donner à leur monarque dans le préambule de l'acte latin des traités \v titre de roi de France et n'accordaient à nos rois que' le titre de <( très-chrétien ». Cette fois Louis \V, dans le préambule de ce même texte latin dressé [)our et par les Anglais, fut qualifié Ludovicus decimus quintus Franciae Navarraeque Rex Christ ianisslmu s, avec la préséance sur Georgms Magnae Britannlae R^.x, dux Brunsuicensls et Luneburgensis, sans mention de son titre dérisoire de roi de Fiance A plus forte raison, le protocole fut-il le même dans le. préambule du lexte français. Au cours des articles de l'un et de l'autre texte Louis XV, selon la coutume immémoriale n'est pas appelé autrement que le Roi Très^hrétien. George n'a pas d'autre appellation que celle de roi de la Grande-Bretagne.

Ce traité imposé par l'arbitrage de deux grandes puissances sans malveillance et sans mission, prétendait empêcher la guerre qu il rendait inévitable et prochaine; mais c'était la guerre contre une puissance déchue et nullement redoutable. « Dans l'épuisement où la France était tombée, comment eût^lle soutenu la guerre contre l'Empereur et les puissances maritimes? Cependant après 1 invasion de la Sardaigne et de la Sicile, il fallait ou se i)erdre avec l'Espagne ou lui résister pour la sauver". » Si au mois d'août 1718, l'Europe était partagée en deux ligues! I une était étroitement unie et tous ses éléments rapprochés et coordonnés : An^lel^rre, Hollande, Franice, Autriche; l'autre était désagrégée avant d'être ébauchée : Espagne, Suède, Russie. Dès l'instant où cfs deux ligues entraient en conflit, leur sort ne pouvait être un seul instant douteux, l'Espagne devait succomber malgré son grand effort militaire et en raison même de cet effort. L'opinion publique en France demeurait hésitante avec une tendance hostile. U est curieux d'observer qu'après la réaction qui tn 1715, avait condamné tout, sans exception, de la politique du feu Roi, Dubois ne trouvait pas de plaidover plus efficace pour son œuvre que de la représenter comme ie perfectionnement et l'achèvement de l'œuvre de Louis XIV : « L'unique moyen de callmer l'Europe et de prévenir toutes soite de guerres et de troubles étoit de former un projet qui pût achever le grand

Le

Proiocole

utilité (la traité

I/oploion puMique

P.-E. lAmonUry, Histoire de h Béfjenct, t. I, p. i43.

Gralificalions

22 HISTOIRE DE t\ RÉGENCE

ouvrage que le feu Koi avoit si f»-; Jj;;;*;,; réglaient et qui nauU s'étonnait à la vue d- «^°;^';•eTcur. "nains, dis,- ,,Uage.ien. ce qui ne - '7-^^'^: ."^eun à accepter leurs sai.nt ^l'Ét^l^ non Vf- ;;i; ° ^",:,„it ^ns réserve cett. co«déci=îions arbitraires • ^'"7 ' '"" -.i^,,^,. sans ménagenicnls . vention qu'il devait dans a su le ""2^> . ^. . ,, ,âclu- do l.e traité d. la Q" 'd^M'^'-M -ance un. h> '^^ ^^^.^ p,,^.

Dubois était torminéo ot ses mte.-ets »<■ ' W^.'"*^; ^^ ,, revoir", quet", Saint-Simon exprimaient »<^"^ ''J'"*^ "^^^^ ,u,nds avec

l Régent lui écrivait : » ^^.\'^Z.l^iri mZ auparavant il impatience'- », et l'abbé pr Cp.ta ^"^ ^epaa mais P .^ ^^

«e montra magnifique. " " - .^^UL d f fcteurs grande et duc d'Orléi.ns, pour gagner l affect.on ^

petits, non par des propositions directe^ ZJZ^it des manières U K.^ .croit ^^l^^l^'r.So^ ^^ d'un desnobles qui P"«f*^"*P;':;-ifté Votre Altesse Royale a éprouvé sein de surprendre leur "d'^'"''^- ;°" j^ voudrais pourtant

le désintér^sement de milord S anhope. Je vo h

le tenter encor. }-^, rt^l dS -m de dtmants 'pour d-aecpter un porti^ u ^^^ 2'<^^n\ je doute s'il 1'acc.ple prix de ;.o.ooo *cus ou n pourrait faire que

Verait, mais ^^;^,jj"|..;"r déboursera '00.000 livres <n

!"" *^"1t i'i sSaÏe 40 -o livres de vaisselle, pour le ministre bijoux, et 11 Miinia ae 10 Varient a de l'ascendant

animer sa l.onn< ~^^^,,é j, d'Huxelles; U le fit désigner pour commis Porquet. tout dévoue ad n ^.^^^^^ ^^

une gratification de '-««o j';'^^ f^ '^'l^^ ,,, ,,f„,3, Dubois

Sc^rtc'S u"n ;:au Slrque^e Vintére^n,ent^ smciigna . diamant que le roi d An-

i;:: : uTlal TnvTr elï^si JolUuil faut q- M. Pecquet ou • S rayons et je le conjure donc de ne pas se faire tirer 1 oreille

.. Arch. des Mf. Etranr.. An,-.Unc, t. 3.., fol. 3-3 : M<.n,oiro do Du-

'^i'' HénauU, Mémoires, édit. de Vigan, in-?. Paris, i885, p. 58.

" rhéruel. dans Pcwiic hi-it-r.ifie. t 1. p. U». „ . , n..t.^;.

" aITI-s Aj!. Etrana., 'n?>i..nx=. l. J.i, M. .3 : Chavujny a Dubo...

''Jfl^dhll. Étmng., AngMem. .. 3,, M. 8, : Chad^ny a Dubois,

'VcliÏÏy a Dubois, dans Ch. Aub^Ttin. Ve.prit public «» XVIW siècle,

LA QUADRUPLE ALLL\NCE

pour le recevoir-. En Angleterre, où ces présents de corruption s étalaient ^u grand jour•^ le refus de Pecquet sembla une leçon et fut fort mal reçu. « Il y a une telle affectation à refuser, écrivit Craggs, que je serais porté à croire que celui qui, en pareil cas refuse un petit présent qu'on lui offre publiquement, comme civihte, en attendait un considérable, en cachette, pour acheter ses services^". » Ces bounties ou pots-de-vin Paient si peu indifférents que P(Tquet refusa obstinément de s'en laisser salir de <^ faire le sot » suivant le langage de Craggs; il y eut un exemple plus considérable, Dubois lui-même ne consentit sous aucun motif à encaisser les S.ooo livres sterling auxquells Georges P' tarifait ses services. Il jugea qu'à les recevoir il donnerait prise sur lui. D'autres furent moins scrupuleux»', lui suivait son sentier sans en dévier.

Riche par ses bénéfices et ses gratifications, possédant tout en abondance, carrosse, garde-robe, cave, ameublement, Dubois n avait que faire des guinées anglaises et monnayait d'autre façon a reconnaissance étrangère. De Londres, le comte- de Sunderland écrivait à lord Stair : « L'abbé Dubois nous quitte la semaine prochaine. J'espère, une fois qu'il sera en France, que vous saurez persuader au Régent de ne pas laisser lui-méiiie et ses affaires entre les mains de «es ennemis, sinon tout notre grand ouvrage, j'en ai peur, tombera à rien^^ » C'était le ministère qu'on lui destinait de Londres et, de Londres aussi, lui écrivait Cha Vigny, u M. St^anhope songe à vous faire cardinal" ». L'insinuation reparaissait pour la deuxième fois.

Le samedi i3 août, Dubois quitta l'Angleterre qu'il ne devait plus revoir, arriva au Palais-Royal,ie 17, à une heure du matin, entra la clef à la main chez le Régent qui l'embrassa tendrement, et, dans l'après-dînée, l'emmena à Saint-Cloud; Law les v reioignit''. ^ ''

" Dubois au Régent, dans Ch. Aubortin, op. cit.. p. 122.

•' L. Wiosonor, op. cit.. t. U, p. 216-217. •

" Oxenfoord Castle, Stair Paper?, vol. XIII, B : Court, i{=i2) septcmbro 17 18.

•• L. Wiesenor, op. cit., t. II, p. 219-220.

'" Oxenfoord Castle, Stair Papors, vol. Xlfl, \ • 26 juillet ( = 6 août), 1718.

" Chavigny à Dubois, dans Anbortin, op. cit., p. 120; /ircn. aes A lifrang., Angleterre, t. 3io, fol. 9 : Chammorel à Dubois, i«' octobre 1718.

-gazette de la Régence, p. 27.'»; 19 aoiH ; Dangeau, Journal, t. XVII, p. 359 : 17 août 1718. *

Craggt: à Stair, Hampton

Sunderland à lord Stair, p. 120; Àrch. des Aff.

Prévisions et retour (le Dubois

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