‹ Histoire de la régence pendant la minorité de Louis XV [microform]Chapitre 92 sur 193 · LA RÉTROCESSION DE GIRRALTAR · texte numérisé non relu

LA RÉTROCESSION DE GIRRALTAR

IIÏSTOlRE i)E LA RÉGENCE

princes, parce qu'on regarderait ici son éloignem<?nt comme une espèce de rupture" ».

Mission Cependant la crise devenait tellement aiguë et le danger tel-

**Vparis'^' iement prochain que Dubois avait pri^ Slanhope de venir à Paris où il vint accompagné de Schaub et précédé d'une note de J. Graggs, ainsi conçue : « Le Roi prhe V. Exe. d'informer le Régent en termes polis qu'il ne peut pas s'empêcher de regarder comme très extraordinaire l'argument de S.A.R. qu€ nous devons restituer Gibraltar parce qu'elle vient d'en renouveler l'offre à l'Espagne. S. M. ne peut pas comprendre sur quels fondements ou quelle autorité une telle promesse aurait été ix'nouvelée, et il lui est complètement impossible de s'expliquer que de nouvelles démarches aient été faites dans cette affaire sans son consentement, aussi bien que sans sa participation. A ce sujet, V. Exe. voudra bien faire observer à S.A.R. combien cette manière de procéder diffère de la conduite d-e S. M. qui n'a jamais pris aucune mesure soit pour les occupations de la guerre, soit dans rintérêl de la paix, sans en donner communication à la France et à ses auti-es alliés. Ce qui rend encore plus surprenante l'intervention si particulière du Régent dans une question qui ne regarde que S. M. seule, et contrairement à ses sentiments, c'est que S.A.R. ne paraisse pas admettre que S. M. ni d'autres puissances aient le droit de se mêler des difficultés qui s'élèvent à propos de la restitution des places conquiseô et qu'il veuille les régler lui-même avec le roi d'Espagne". »

Stanhope arriva à Paris le 26 mars, 011 l'opinion commençait à s'intéresser à l'affaire de Gibraltar". Il vit Dubois qui llui débita les mensonges obligés en niant tout concert secret avec la Cour d'Espagne, simple entrée en matière. La partie sérieuse se jouait chez le Régent. (( Depuis quelques semaines, mandait le « premier » britannique à Saint-Saphorin, nous avons été à deux doigts de notre perte. Cette cour icy s'est crue assurée de pouvoir disposer de l'Espagne comme elle voudroit. Gela posé, une cabale qui étoit la plus forte il y a quinze jours, et qui pourra le redevenir dans quinze autres, n'a point balancé de proposer à Mgr le duc d'Orléans de nous faire la guerre à l'empe-

" Ihid.y

2* Oxenjoord Casile, Stair Papers, voL XXIV : Craggs à lord Stair, Whitehall, 10 (=21) mars 1720.

" Ruvat, Journal, t. I, p. 62, 70, 71; Dangoau, Jouriwl, t. XVIII, p. 263; 3 avril 1720.

reur et à nous. M. l'abbé Dubois s'est cru perdu, a crié au secours

'' stnho^^^u'VSen; du Régent le .7 -rs. Il étala de son btanhope eui piaindix; de la vivac-.té intempes-

,n.eux. d,t-.l, j^^^^ ™° f;/;„;i,P' i de soi-même, est de si peu \\xrr^ mnrrfîiee daus « une aiidiii- 4^') ^^ *=■ ^ , • •

TLZZZ ° Abord.nl Ira choses dlî.p.gne, Slanhope ■„«,,-

,. Au contraire, du le l\<.gcm, i^^^i ■" h . -^ . .•,„ A\,,,f.

i M i^ 1^ <îais nar la découverte que je viens de fane dune

mal; et je le f '^ "".J^ , ^^ j^-^ actuellement. .. Stanhoiie

"■''^T.'nn t' nt avanS 'é^nna que le Régent «. fut lais^ '" ^ .r nlr Ta'v et Le Blanc un changement de système. <-t '""Tla Ter e contre 'Angleterre. Là-dessus le prince entan.a IXTe de Dubois qu avait foute sa confiance, parla de lu, avec

ri. lui M l'abbé Dubois a regagné, du moms en appai.nce, c d:.s«s;Jt ce nuage qui paroissoit prêt à crever, a passe pour le

^'Sraccord intervint entre les deux parties, la discussion et

vau laire pitia ,.„:„„" Stanhooe était satisfait et ne

imit l<> reste une parfaite union siannope cia..

tout le reste ""« H ^ d'Orléans, écrivait-il, ma

r-run arueit pïgraci u^: affaire se peut qu'il n'avoit jamais ;rîe ;:Ll H-a écouté avec patience et avec beaucoup d bonté plusieurs choses très fortes que je luy ai djtes sur son ,,.opre'état, sur celuy de la France, sur <!- «^-^X^^^i^ ministres et sur la nécessité où je croyoïs qu il e oit de cumvci • mitié de ses alliés, à moins que de vouloir s'exposer a un ..orte certaine II est convenu avec moy sur la plupart des cnoses aueie lu. ay dites et m'a parlé surtout avec une grande ouvei^ Te^et "anihise, si bien que je crois qu'il a vér..tab!ement a i.résent les sentiments qu'il m'a exposes. » 'l affaire de Gibraltar ferait l'objet de discussions nouvelles

(luelques mois plus tard.

Accord provisoire

PMic Record Office, Gcrmany, vol. ,ii : lord Slanhope A Sainl-SapUo-

rin, 1®' avril 1720.

1 a¥»ii xj^^.

'S mai 1720.

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