‹ Histoire de la Religion représentée dans l'Écriture Sainte sous divers symbolesChapitre 14 sur 42 · LES VASES D*AR6ILE · texte numérisé non relu

LES VASES D*AR6ILE

ARTICLE I- Réprobation des iuifis;.

Le prophète Jérémie s'exprime ainsi au chapitre XIX : USetgneur me dit un jour : AlleZy prenez un vase de terre fiitpar un potier , et allez à la vallée des fils d'Ennom qui tu devant la porte d*argile. Cette vallée d'Ennom est la ■émequi est appelée Géennon ou Géenna et Tophethy et qui Kia surnommée dans la suite la vallée du carnage. C'est à eette vallée qu'il fut ordonné à Jérémie de se transporter, tenant un vase d'argile dans sa main, et de mener avec lui des anciens d'entre le peuple et des anciens d'entre les pttres.

Vous leur annoncerez^là, dit le Seigneur y les paroles que jt vous dirai. Vous leur direz . Écoutez la parole du Seifnmr, rois de Juda^ et habitants de Jérusalem : Voici ce fre dit le Seigneur des armées, le Dieu d Israël : Je ferai tomber cette ville en une si grande affliction^ que quiconque ^ étendra parhr en sera frappé comme d'un coup de ton-- ^^rre; jHirce quils m'ont ohandonnc, et quHh ont rendu ce

182 SECOND SYMBOLE (sUITe) .

lieu profana (c'est-à-dire la vallée deGéennon) en sacrifiant à des dieux étrangers que ni eux ni leurs pères n'avaient point connuSj et qtiils ont rempli ce lieu du sang des tnnocents.,, C est pourquoi le temps vient ^ dit le Seigneur, que ce lieu ne sera plus appelé Topheth^ ni la vallée desfiis dEnnoniy mais la vallée du carnage. Car je renverseraien ce lieu tous les desseins des habitants de Juda et de Jérusa^ lem ; je les perdrai par tépée à la vue de leurs ennemis^ et par la main de ceux qui cherchent à leur ûter la vie ; et je donnerai leurs corps morts en proie aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre. Je rendrai cette ville r objet de téton^ nement et de la raillerie des hommes. Quiconque y passera sera épouvanté^ et il insultera à toutes ses plaies.

Si ces malédictions s'entendent, dans un premier sens, de la ruine des Juifs qui était près d'arriver par la prise de Jérusalem et par la captivité de Babylone, il est manifeste que Fflsprit de Dieu ne faisait annoncer cette captivité som de si étranges couleurs, que parce qu'il la regardait comiM la figure de la ruine et de la réprobation des Juifs qui devait arriver du temps des Apôtres. Le rapport de tout ce di»* cours de Jérémie avec le XXYIIP ch. du Deutéronome w est une preuve convaincante ; et pour peu qu'on ait l'usiag^ de la lecture des Prophètes, on avouera que cette vérité n'a pas besoin de preuves.

C'est donc la réprobation des Juifs qui est principalement prédite ici. Le sang innocent que Jérémie reproclie fiux Juife de son temps d'avoir répandu dans Topheth, est l|i figure de la mort des justes qui fut vengée sur les JuiCs dans le temps de leur réprobation ; ce qui fit dire à Jésus- Christ que tout le sang innocent, répandu depuis Abel jusqu'à Zacharie, retomberait sur cette nation [S. Matih., XXIIl, 33). C'est pour venger ce sang innocent que lePro-

jffis vA^Ra p'AaG^iiE. 183

filète Ifiw déoliure qu'oa répandra le leur ; et que prenant h Tallée de Topheth pour la figure de tous les lieun où leur ang iera répandu, il prédit qu'elle s'appellera à Tavenir la ullée du carnage^ afin de garder dans ce qui servait de %are et de symbole une proportion entre les péchés et la fUkition. On répandra, dit-il, le sang des Juifs dans la même «liée où ils ont répandu le sang innocent; c'est-à-dire que kûs la punition qu'on exercerait sur eux, on garderait une firlûte proportion entre leurs péchés et les châtiments fi'on leur ferait éprouver.

Afin de rendre ces menaces plus sensibles, on y joignit un second symbole. Dieu ordonna au Prophète de briser le [ use d'argile qu'il tenait entre ses mains, en présence de ceux qu'il avait amenés avec lui à Topheth, et de leur dire : Voici ce que dit le Seigiieur des armées : Je briserai ce peuple et cette ville^ comme ce vase de terre est brisé et ne peut plus être rétabli; et les morts seront ensevelis à To^ phethj parce qu'il ny aura plus d autre lieu pour les ense^ Btlir... Je mettrai cette ville (de Jérusalem) dans le même état que Topheth. Les maisons de Jérusalem, et les palais des rois de Juda^ seront impurs comme Topheth, Jérémie conlinoe après cela de leur reprocher le crime qu'ils avaient eooimis en sacrifiant à des dieux étrangers.

Tout ceci se réduit donc à prédire la réprobation des Juifs sous l'idée d'un grand carnage. Leurs corps morts serviront de p&ture aux oiseaux du ciel et aux bétes de la terre; ils seront ensevelis dans Topheth. Car il faut remarquer que s'il se trouve ici quelque contradiction entre ces expressions métaphoriques, il n'y en a point dans les choses qu'elles signifient. Cette vallée sera appelée la vallée du carnage, et ce jour-là toute la nation des Juifs sera brisée comme un va:« d'argile qu'on ne peut plus rétablir, et leurs

184 SECOND SYMBOLE (sUITE).

maisons demeurei*ont immondes comme une vallée d'abo« mination.

Lorsqu'on est éclairé par la lumière de l'Évangile, l'on , n'a pas de peine à découvrir ce qui est caché sous toutes cet différentes images ; mais IsaXe suffirait seul pour nous Fa]^ \ prendre. liy a déjà longtemps, dit ce Prophète , que 7o» i pheth a été préparée ; le Roi la tietit toute prête; elleetÊAt profonde et étendue. Un grand amas de feu et de bois Iwd i doit servir de nourriture, et le souffle du Seigneur eÊt\ comme un torrent de soufre qui t embrase (Isate, XXX, 33)4 : Cela s'appelle lever le voile et parler clairement. C'est nous dire que Topheth n'est qu'une figure, et que dans la vérité > c'est l'étang de feu et de soufre dont il est parlé dans PApo^ v calypse; en un mot, que c'est l'enfer.

Ainsi en faisant servir Isaïe de commentateur à Jérëmie, nous reconnaissons que Jérémie a prédit que la réprobation des Juifs se terminerait à les précipiter dans l'enfer. Il« doivent être traités comme cette grande armée dont la défaite est rapportée dans le XIX* chapitre de V Apocalypse^ dont les corps morts sont mangés par les oiseaux du ciel, et qui sont ensevelis dans l'étang de feu et de soufre, c'est-àdire dans l'enfer. Ils sont brisés aux yeux de Dieu, paroe qu'il ne reste plus de justes parmi eux; leurs maisons de* viennent immondes comme les lieux qui sont le séjour des morts, pai*ce qu'il ne reste plus dans cette nation que des hommes impurs qui sont livrés au péché et à la mort, et qui sont devenus la proie du démon.

Qu'on se souvienne ici que les Juifs n'ont été réprouvés que lorsque les Gentils ont été appelés A leur place ; et qu'ainsi, lorsque tous les maux dont Jérémie vient de faire la peinture sont venus fondre sur les Juifs, il s'est répandu en même temps des bénédictions en abondance sur les Gentils.

LES VASUS D*AAG1LE. 188

ARTICLE IK Promesses et gages du retour des Juifs.

Si la réprobation des Juifs est représentée par le brise» Dt d'un vase, leur retour ne peut être que le rétablisseikda mèoie vase. Mais sUl en est ainsi, il semble que 1 devions désespérer du retour de ce peuple, puisque Jérémie noasFa représenté sous la figure d'un vase brisé de ■anière qu'il ne peut être rétabli.

Dîea a voulu lui-même lever cette difficulté, car on en liofive le dénoùment dans le chapitre XYIII de Jérémie, Umi lai dit : A llez^ et descendez dans la maison d'un potier y H là vous entendrez ce que fai à vous dire. J'allai, contiaae Jérémie, dans la maison dun potier y et je le trouvai pn travaillait sur sa roue. En même temps le vase qu'il f&kaii de F argile qui était en sa main se rompit; et aussitôt Uemfii un autre vase en la manière qu'il lui plut. Le Seifmeur me dit ensuite : Maison d'Israël, dit le Seigneur y ne pmarai'je donc pas faire de vous ce que le potier fait de $9n argile T Comme F argile est dans la main du potier y 9insi vous êtes dans ma main, maison d'Israël {Jérémicy XVm, 2 et suiv.).

Voili la réponse à la difficulté proposée. Le vase d'argile brisé ne peut être rétabli ; c'est-à-dire qu'il ne peut l'être par les mains des hommes ordinaires, mais il le peut être par Fonvrier en argile. Les Juifs réprouvés ne peuvent être rétablis et devenir le peuple de Dieu ; ils ne le peuvent par Icors propres forces ; mais ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu [S. Luc, XVIII, 27). Dieu peut les convertir avec la même facilité que le potier peut repétrir son argile et en faire un nouveau vase.

4S6 S8C0N0 SYMBOLE (sUITE)- U

Telle est l'application que Dieu fait lui-Diëme de cette&i parabole, car c'est ainsi qaMI continue de parler dans Jéri^)^ mie : Quand /aurai prononcé P arrêt contre un peuple ûêê^u contre un royaume, pour le perdre et pour le détruire jmr]i[{ qu\à la racine f comme cela s'est exécuté à la lettre ooQtnii^ les Juifs ; ^t cette nation fait pénitence des maux pour lufi-m ijuels f avais prononcé mon arrêt corntre elle^ je me ^^fiÇ||^ tirai aussi moi-même du mal que f avais résolu de lnj^^^ faire; je la rétablirai, comme le potier rétablît un vase. 4i^' contraire, Quatulje me serai déclaré en faveur d^wiefuUiQifjL-^ ou (T un royaume, pour rétablir et pour t affermir, MOi^ royaume ou cette nation pèche devant mes yeux et quéUf^^ n^ écoute point ma voix, je me repentirai aussi du bien ÇffA^ f avais résolu de lui faire, et je la briserai comme on brilM" un vase d'argile. ^

On voit clairement que ce discours dq Jérémie esk If^r même chose que celui de saint Paul (Rom,, ch. XI) ; il u'xi a de différence qu'entre les deux objets dont les deux oaa^ ^ paraisons sont tirées. Jérémie tire la sienne des vases d'Wv gile etsaintPaul des branches d'olivier. Les Juifs» dit*il, aii( été retranchés, à cause de leur incrédulité, du troue de l'oli* . vier franc, quoiqu'ils en fussent les branches naturelles ; et les Gentils, qui étaient des branches sauvages, ont été entés en leur place ; mais que les Gentils ne s'enflent pas, car s'ils ne persévèrent pas dans le bien, ils seront retranchés à ieuif tour ; comme au contraire les Juifs seront entés de nouveau sur leur propre tronc, s'ils sortent un jour de leur iofi« délité.

J'ai dit que Jérémie et saint Paul ont dit la même choee en se servant de comparaisons différentes; ipais il est boiQ^ pour faire sentir les caractères d'unité qui régnent diins toute rbcriture, de remarquer que saint Paul, en traitant

UUk VA8|£6 p' ARGILE, 187

li otanes vérités, venait d'employer la comparaison des «nd^argile [Ram., IX, 20); et que Jérémie a employé dkde Mvier en parlant de la réprobation des Juifs {Je- JÉue,XI, 16). Si Ton poussait ceci plus loin. Ton ne pour- ■t en voir rétendue sans admiration, Qidqne avantageux que soit aux Juifs ce qui vient d'être i||N)rlé de Jérémie en dernier lieu, il ne nous fait poureovisa^r leur retour que comme possible, et non ne certain. Mais il est temps d*en venir à un endroit |.|lb Prophète leur en donne, de la part de Dieu, une parusorance; c^est au chapitre XXXII, dont voici la suite. Jérasalem était assiégée par le roi de Babylone, et Jérémie eo prison pour avoir dit qu'elle serait prise. Or, on est averti que sous Timage de la ruine de Jérusalem par lUochodonosor, il prophétisait la grande réprobation des Ittqui devait s'accomplir du temps des Ai)6tres. Ce fut cette prison où était renfermé Jérémie qu'Hanaméel, eoosin germain, vint le trouver pour lui proposer d'acbe- IrsoD champ situé à Anathotb. C'était la patrie de JérélÎB, et Hanaméel voulant se défaire de son champ, Jérémie Ut en droit de Tacheter, comme étant le plus proche parent Banaméel. Jérémie étant persuadé» comme il l'était, que rusalem allait être prise et tous les Juifs emmenés en captibé à Babylone, il paraissait assez inutile de lui faire une pa- 31e proposition que la prudence humaine ne lui permettait B d^écouter. Mais Jérémie y découvrit quelque chose de rnatarel . Je compris j dit-il, que ceci se faisait par un ordre I Seigneur. J'achetai donc d* Hanaméel^ fils de mon oncle ^ champ qui est à A nathothy et je lui en donnai f argent au wii$, sept sicles et dix pièces d^ argent, fen écrivis le con^ i»l, et je le cachetai en présence de témoins, et lui pesai m argent dans la balance. Et je pris le contrat de F acquit

188 SECOND SYMBOLE (sUITEj.

aition cacheté, avec ses clauses selon les ordonnances de Ét^ loij et les sceaux qu*on avait mis au dehors. Je le dannâfÊ^ Baruch... et lui donnai cet ordre devant tout le mofidVT" Voici ce que dit le Seigneur des armées^ le Dieu ^IsraÙr^ Prêtiez ces contratSy ce contrat d^ acquisition qui est cach et cet autre qui est ouvert (savoir la copie qui n'était cachetée), et mettez-les dans un vase d'argile, afin i puissent se conserver longtemps.

Jérémie ne fit qu'exécuter en tout ceci l'ordre de Dii0ll)|> C'est pourquoi il s'adresse à lui pour lui demander l'intdA* ligence de ce que signifiaient toutes ces démarches mysfPiâ rieuses. Mais la manière dont il fait cette demande fiut ' qu'il en entrevoyait déjà une partie, et qu'il compr qu'il s'agissait, à l'égard des Juifs, de quelque chose de ] grand que ne pouvait être la captivité de Babylone eti délivrance de cette captivité.

Hélas, hélas, hélas j Seigneur mon Dieu^ s'écria-t-il, c'eifr|« vous qui avez fait le ciel et la terre par votre grande puHfi^ sance et par la force invincible de votre bras. Bien ne vaut \ peut être difficile. Eût-il donc été besoin d'atlester ainsi U -^ toute-puissance de Dieu, s'il n'eût été question que de fiBÛriT \ revenir au bout de soixante- dix ans, de Babylone à Jéra* i salem, un reste de Juifs? Mais le Prophète s'élève de pliUr en plus en continuant dé parler à Dieu : CPest vous^ dit-il, qui faites miséricorde dans la suite de mille générations, qui rendez F iniquité des pères dans le sein des enfants qui leu^ succèdefît. C'est vous qui êtes le fortj le grandy le puissant i le Seigneur des armées est votre nom. Vous êtes grand dam vos conseils, et incompréhensible dans vos pensées. C'esl l'exclamation que fait saint Paul^ lorsqu'il est occupé des mêmes vérités et qu'il envisage les mêmes traits de la conduite de Dieu. Vos yevx sont ouverts sur toutes les voies

LK8 VASES D'ARGtLfi« 18$

hinfatUsiTAdam, pour rendre à chacun selon sa cou" éàk^ ei selon le fruit de ses œuvres et de ses pensées. rappelle ensuite ce que Dieu avait fait pour le d'Israël, en le tirant de l'Egypte et en l'introduisant la terre promise ; il fait un aveu des péchés de ce ; il représente à DieuJ'état où il était réduit, il lui ite que Jérusalem était assiégée et que la prise en eertaine : Et après cela^ Seigneur mon Dieu, s'écrie-eottf me dites : Achetez un champ avec de ^argent en de témoins, quoique cette ville ait été livrée entre

des Ghaldéens.

daigna répondre à l'interrogation de son Prophète, déclara que le champ qu'il lui avait ordonné d'ache* lit un gage du retour des Juifs; qu'après un certain on posséderait encore des champs dans cette terre IKen ferait revenir tous les captifs. Mais Dieu annonce cboses avec des termes si magnifiques, que l'on voit ment que le retour de la captivité de Babylone «p'on emblème, et qu'il s'agit dans le fond de la condes Juifs qui est encore attendue aujourd'hui. En **i après que Dieu a reproché de nouveau aux Juifs tous vscrimes, et en particulier ceux qu'ils commettaient dans hnlléedeGéennon : Voici^ continue le Prophète, ce que ^1^ Seigneur y le Dieu d^ Israël ^ à cette ville que vous dites !*«ra livrée entre les mains du roi de Babylone, et ahan- •■"^«/'e/ïee, à la famine et à la peste. Sous le nom des •" Vi allaient être emmenés captifs à Babylone, Dieu ••^•^c toute la nation qui devait être réprouvée au temps • avenue de Jésus-Christ, et qui après avoir passé dans ■'éprobalion le temps marqué dans les décrets de Dieu, •***tïe rappelée et réconciliée avec Dieu. Je rassemblerai^ ^^ ^'t-^l, les habitants de cette ville de tous les pays où je

190 SECOND ATMBOLE (BUtTS).

les aurai chassés dans l'effusion de ma fureur^ de ma €oii9é\ et de mon indignation; je les ramènerai en ce lieu, ei/eàll^ y ferai demeurer dans Une entière sûreté. Ils serofU iMliljt peuple, et je serai leur Dieu, Je leur donnerai d /outil même coeur (voilà de ces choses qu^on ne peut dire aient été accomplies dans leur étendue au retour de [ lone), et je les ferai marcher dans la même voie; afin ( me craignefit tous les jours de leur vicy et qu'ils soient i retiXy eux et leurs enfants. Je ferai avec eux une alli éternelle^ je ne cesserai point de les combler de meê i faits, et j^ imprimerai ma crainte dans leur coeur, qu'ils fie se retirent point de moi. Je trouverai ma joie \ eux, lorsque je leur aurai fait du bien. Je les établirai \ cette terre dans la vérité^ avec toute F effusion de mon \ et de mon âme. Car voici ce que dit le Seigneur : Ce fai affligé ce peuple par tous ces grands maux, je te i blerai de même de tous les biens que je leur promets i tenant, i**

On peut lire dans le chapitre précédent et dans le railf vaut des choses de la même force sur la conversion dif Juifs, qui ne sont pas encore accomplies. L'acquisition qttlp fit Jérémie du champ d'Hananiéel, son cousin germain, étl était donc un gage. Jérémie entra en possession de ce chaA^ de la même manière que les Gentils sont entrés en possea^ sion de la religion, et que les Juifs y entreront un jour. Cet les Gentils n'ont été appelés qu'au refus des Juifs, ùMMÉê Jérémie ne devint maître du champ que parce qu'Hanii^ méel y renonça; et les Juifs n'y rentreront, comme noaff l'apprend l'apôtre saint Paul, que lorsque les Gentils leù céderont la place. Rien ne marque mieux que la grâce viêné de Dieu que ces révolutions ; c'est aussi ce que signifie le nom d'Hanaméel, gratta est à Deo,\

I^ VAMâ B*AftQiLE. l91

Ikaldooe remarquer, pour éviter la confusioD, que le

Mlédueliainp d'Hanaméel sert à deux choses, selon les

èooaoières qu'il peut être considéré. Car, ai Ton a égard

(Heiehlmp passait actuellement de son ancien possesseur

im Doafeau, il est clair qu'il marque le transport de la

d* iin peuple à un autre, et plus particulièrement

El Jnâ aux Gentils. Mais si Ton considère que Jérémie ne

racheter que dans l'espérance d'en jouir^ non dès ce

ut, mais dans un avenir éloigné ; non dans le temps-

il en faisait lo marché, en pesait le prix, en écrivait

seellait le contrat, mais seulement après le retour de

•plivité ; alors, selon cette seconde vue à laquelle Jéré^

parait particulièrement s'arrêter, le marché de oe

n'est qu'un gage du retour des Juifs.

' Ciebamp acquis et payé, mais pour n'être possédé que

ps après, est la vraie religion avec tous ses avan*

c'est le champ dont il est parlé dans l'Évangile, qui

un trésor [S.Matih., XIII, 44). Ce champ est déjà

pour la nation des Juifs, mais non pour que cette

lAmensoit mise aussitôt en possession. Il lui est assuré

ptTaooe, mais seulement pour des temps éloignés ; car

Al le temps que son état de réprobation commence, le droit

'ttreiétabli après un certain nombre de siècles lui est

'^oii; les titres en sont dressés et écrits en caractères qui

•i^efaceront jioint.

biuivant cette figure, Jérémie représente, daus sa per-

*■•> le corps de ceux qui ont reçu la promesse du retour

fc iaiâ avant leur réprobation et dans le temps iDôme

^•llt était prête à s'exécuter. Il représente tous ceux qui,

pt kun prières et par leurs travaux, ont comme payé le

fûde ce retour. Les témoins qui furent présents au marché

€t lorsque le contrat fut dressé, représentent ceux qui ont

192 SECOND SYMBOLE (sCITb).

une connal8Si(d«è'^ëMiél[ié''defcf'^a^'ffd^toik^riéM& » future, qtlcf Biyéf'^>M«ié^»'à')ëMle<'tta<3My>âèliisl«^u4^ë«;f< sa plto'^Jttdftd^è^eW?. J'' '"I' '=^ ii-yiiiiiif:oqi,h ïdI ^uaavsb.t,;^ En réunissant c^-a«l'tiièi«i)r-figtt^j($<r-«b-«i^ ifai^é«Hlfc4*li c« qù'elWfi|j;HffîeîA,')i>sëmhVë'<iÀè ^lëyëiïëkiBMi&iyf rai?.* vatflei'VeviëUhëhfyôféJt à^'titi 'ttènlëi^itii JL^tastetlJi réproiiHré»m)^iïè^i'ct<»e^fi*âiiJiW*r^él«{ii{ë^ ^ îUflMM!

repr^tfté'hl'è^è"d4 fo'ï^bii'dëi'JtfiK'^r^ii^f ^«<fiAm«i monirè leliblf'^KJuif'^efittndft; H <^^étii^aêèli)re<*^|ihlitÉ seront éâs6^i)s'fii^>Tbbire(U;^''Mti%i-dl^4tiHJ61^'«S^ « regaril^' 8èi^%M mAièbï'aàAJ HJ' i^lUbiitiiîé"«ak« mèmejotilr ^ Mlr dtidélé^, ^r te ''Ii6^^aé>1i''Â^tRAiÇ^« assuraiicél^ Se im^xiitii^; é'etaiîëp 'àmktmia^eA'à^^ gage,' c^e$i'à>n^ë'Wë't>iAbe"teVéUi)tt 'pHà'a.^iië ^'Im « loger un jbtik''''"'''^ ^'-'^ ''"^""' '"^'•'3' ^'^' "-'•^'P ^'n»'*»»* ; <•

Or nous'àWiis"ttt (tU^lè (ititftMt'd^tiyHidtf'ëiil^N]ft<ftit ]^ avec de ^Mes'éiAéiinHSs', é(d*oté'<Jtf ftt'^ii» ypS,"ifl ^1 l'origiiMl iseêUë^etU («>()iè mi^v^é fûiténi^ii^àkiâ'M^im 1 d'argile potllf être tiihsbhfés Mgteih^S.''""^^ ' 1' ' ' «^«•'«^^ =,

Voaà^nb^iïï'vàSè d'à'pgilê Én'iofa btftîëbqdi'sA'ÏWlfi^ej ; lorsque délul'qtH'i^ètiréyiié féiif i«il» (^«1 bit^. CM;v'sï1^^i^ < brisé repréiiiËnW'U hèttioto' ^ei 'Mts^ que ^\A'f<ij^tëiëA9Sè le j vase qui parait éhttë^'ët itjfoiidoit dlffer jta«l}ti'tô^tét^d[JMet ^ Juifs, puisqu'il serti Boès(S^vfefrlétti^te*ttkî^{tà'fw!irtrWp^ . senter, dis-je, ce' nbâvèaâ' tase-, snhbtu'îtitlè* àoûWtlè "tta^on, savoir les Gentils qui sont substitués à la place des Juiisf Car, si le champ d'Hànadiiéel est' pour les Juifs un gage de leur retour,.- que seiisdt-ce ^ue le. contrat 4'aicqijHsttKMi de ce champ, sinon l'Ecriture sainte qui renferme des assurances infaillibles du retour des Juifs 3 ..:..,

Le contrat dans le- vases d'argile n'est donc autre chose

IBS VASES d'argile. 193

(■ foe rÉcriture sainte, qui renferme les promesses du retour ^1 ies Jails, laquelle est confiée aux Gentils qui en sont devenus les dépositaires et qui la conservent fidèlement JÊKfa'à ce que les Juifs se convertissent.

Il y a un original et une copie de ce contrat : Voriginal at scellé, et la copie ouverte ; ainsi le même contrat est «elle et ouvert tout à la fois. C'est l'Écriture sainte ouverte toate son étendue pour les Gentils, entendue par eux toates les choses qui regardent leur salut, mais scellée, dnon entendue dans ce qui regarde le salut des Juifs et la ■■nîfrr dont leur retour doit s'accomplir. Car c'est une des gimndes beautés de l'Écriture d'avoir prédit en tant d'endroits, d^une manière si magnifique et dans un si grand détail, la conversion des Juifs, et de l'avoir en même temps B bien voilée, qu'à peine on ait su que les Juifs se couvertiiaîent, qu'on ait ignoré toutes les circonstances de leur eonversion, et qu'on s'en soit formé une si faible idée que la plupart s'imaginaient que cette conversion ne se ferait fti avant les trois ans et demi de la persécution de T Antéchrist, et qu'ainsi elle n'arriverait que lorsque le monde finirait* Cependant c'est une autre merveille que sous ces vtMles, qui ont caché pendant tant de siècles les circonstances merveilleuses de cette conversion, l'Esprit de Dieu ait su hisser des traces assurées pour en découvrir et pour en trouver tout le détail lorsque le temps en serait venu. Tel est le mystère du contrat ouvert et scellé tout à la fois.

ARTICLE m.

SoUc des pvéncmenls figurés sous le symbole des vases d'argile.

Nous venons de voir que le jour de la réprobation dos l^its on brise leur vase, et qu'on en substitue un autre qui

I9i SECOND SYMBOLE (stltTE].

représente les Gentils. Nous avons vu de plus que les JuiCi se convertiront un jour, quUl y en avait des promesses infaillibles, et que les Gentils en étaient les dépositaires ; que l'Écriture sainte renfermait ces promesses, et qu^elles avaient été mises en dépôt dans un nouveau vase qui représente les Gentils. Or, si le brisement du vase des Juifs représente lour réprobation, il s'ensuit que leur vase sera rétabli lorsqu îl|| seront convertis : c'est ce que Jérémie nous a marqué diMÂii le XVIIP chapitre ; et si leur conversion doit être accorôrti pagnée de la réprobation des Gentils, il s'ensuit que lorsque le vase des JuilJs sera rétabli, celui des Gentils sera brisé à 80^ tour. C'est, en eifet, ce qui est prédit dans l'Écriture loi^. qu'il est dit que Jcstis-Christ gouvernera les nations avec un^t verge de fer^ et qtCil les brisera comme un vase darffi/e {Ps. II, 9). C'est pourquoi Jésus-Christ parait sous la mâoiQ idée, dans les chapitres de TApocalypse qui suivent celiq où la conversion des Juifs est prédite.

Tel est donc l'ordre que l'Écriture nous propose sur celte matière :

Vase d*argile, qui représente les Juifs, brisé.

Vase d'argile, qui représenle les Juifs, rétabli, ainsi que Jércmic a dit, ch. XVllI, V. 6, que cela éiail possible, et ainsi qu'il a dit que cela serait, cb. XXXII.

Vase d'argile, qui représeate les Gentils, substitué à la place. On j renferme le contrat de Jérémie, c^esià-dire que Ton confîe aux Gentils rÉcri lu re sainte.

Vase d'argile, qui représente les Genlils, brisé, ainsi qu'il est prédit Psaume 11, ei Apocalypse, Xfl et

JJ» VA^fiS Ju'ARGiUJI. {97

qaiaiéléiebow^av,)^ SaintrËskpiirU fM^ MMtapee^laPa^^Oni C^Prophàte sei jro|HM> de lat permmof^ 4f9 Jtoi^-TCbrisi^ipar Vx>r4ra: 4^ ^^^ mèioe^ > dainl i le ektpî^iXIi4e.s»r|»q)phéU^^piiU pneq^iOQ main deux 1^ MlM^ f)MD«rjrepi!i$pmtei9:l|aUl^^^ que Dian «ii^airtT£aite'&vec Iflf (lpw»,tfÂbus â'J^i»^lf;r j^apf)i^leir(UDe.id«^ fc A«rafi(i^Ji'«^o A7M/9V/^»)«<H)Riinè!PQui* niarqua&pftrtrasmM^tS^^H .o^^.4eiui, Bj^iw Jai^Jieaufaé. d9>:l|allian€i3 qu'il avpéiM9lbractéef^YHP>ce.p0u|d€{f ,{liADfcre;dans 66s>fo^ df^fag^iiir^iiniMs. ç7es|; poupe(9fisev.au$BiA6t de left.dxarcer ; CM M 4^&fi9«iyer0et;fi;,qiie soQ.oceur.a-eM ti9$»eii*é»Ail«Ur %|fd,ifarop.quEr|. de Jeur ct^té^ laur^ co^^ s'est éloigné de Ifkir.C'ertpourqaoi iil4M)Q(iQj]e :.Eifiiidit ;Je meieraîplus t^UfSù pmteun qn^ an i gui smurtf meure; qut oe^ fui est i§»ge^ ^t égorgé; eé ^u^, peux-^Mi échepperont- \du -, cari^ «m dévorent Jes um, les eiutrea.'Je pris/il^rs Ja houkft^^ifu^, f^ai^iMppeiéeJa^èeaiéié^ et je Ja- rùntpisi pour 9^mprtMiasi f^aUiante que j'avais ifaite avec toua les peuples (e'est-i-dlireayieû toutes lee^ tribus d'Israël^ selon que llexpUqtteot plosieurct interprètes ; las anijces^y donnent un MB^i^tMli^yient au même but).i Cett^ a /âanc;^^ continue le Ripphètc^ futdom rtumpue en et jour-là; et les pauvres de wim> irtiÊipeaUy \^ "^ixi nombre de •disciples réservés^ ^»i me gardent lafidélitélAi qmi Observent «ittentivement ce que jaiiHii ^^/ recQfmu que c^ était là mtordt^ -du Seigneur. Trois versets plus bas, il déclare qu'27 rompit la\ seconde koulelte^appelée le lief^pourrompreaùisiy^iiMiVy funion fmt€ir^mlle\qui i^iaii- Juda avec hnoMU Or, entre le briseiQMit de œs rdeUK .^ulettes> symbole accompli delà ruptare que Dieu devait faire avec son peuiple^ il marque la cuise précise de cette rupture, qui n'est autre que le

198 SECOXJ) i^V3IBULE (sUITe).

mépris que les Juifs oui (ait de Jésus-Gbrictt et le orînQ quMls ont commis eu le livrant à la morl. , ; .. .. ^

Zucharie représente en sa personne celle de Jésus*^Qltf^ et parle aux Juifs en celte sorte : Et je leur dis : Si.,fl^ jugez qtiil soit juste de donner un prix pour payef ^ valeur, comptaj^-moi ce prix, afin que je voie combien y^ m'estimez : si ce nest peut-être que je ne sois d*aniCi^ valeur; et en ce cas^ faites ce que vous voudrez^ comp%44 moi pour rien si vous voulez. Sur cette proposlUç^Ri / ij pesèrent trente pièces d'argent auxquelles ils fixèrenH^^^ valeur. C'est le prix que les princes des prélrçs payè|iqo(^ Judas pour qu'il leur vendit Jésus-Christ; ainsi ils iUWQt la personne de Jésus-CUrist au prix auquel est esti^néo d|||| la loi la tète d'un esclave. '«1*1

Ce n'est ici qu'une circonstance particulière de l&i^Bnilf sion, muis elle est très-propre il faire voir le souyei^ûgi mépris que toute la nation des Juifs a fait de JésusrÇh|Vi^ C'est pourquoi le Prophète Ta choisie pour représeï)^ d'une manière plus vive l'injuste disposition de cette i^at;<^ à l'égard du Messie, disposition qui a mérité, comme i\ l/^ remarque, que Dieu rompit son alliance avec cette natigi|(ij, ou ce qui est la même chose, que cette nation fût réprouvéft,

Mais si ces trente deniers sont la marque du peu de cm que les Juifs ont fait de Jésus-Christ, cela n'empéclpLe.fiJDi que, selon une autre vue, ils ne soient le prix du sang, de Jésus-Christ, et qu'ils ne servent effectivement à représept«a le prix inestimable de ce sang qui est le salut du uioqdlei

C'est cette dernière vue que Zacharie parait suivre dqi^ le 1 3* verset : Et le Seigneur me dit : A liez jeter à fouvtM en argile cet argvnt^ cette belle somme quils oui cru que jl^ valais lorsqu'ils ni ont mis à prix. Et j'allai en la maisot^ du Seigneur les porter à r ouvrier en argile.

LES VASES d'aUGILE. 199

Il d'y a rien de plus surprenant que de voir Zacharie

aifer chercher un ouvrier en argile dans la maison du Sei-

.Aseur. De là est venue celte entreprise des interprètes de

changer le mot hébreu qui signifie un ouvrier en argile^ en

KSB autre qui signifie un trésorier, afin de pouvoir dire que

c'était le trésorier du temple, et non un ouvrier en argile

<^e Zacharie était allé chercher dans le temple. Mais ce qui

«:it écrit est écrit ; et saint Matthieu a eu soin de conserver

la manière de lire l'hébreu qui s'est conservée jusqu'aujour-

d^hnî, et qui marque, non un trésorier, mais un ouvrier en

Iirrile iS. Matth.. XXVII, 9), On ne peut douter, en vertu de cette citation de saint &latfUeu, quoiqu'il ne rapporte pas mot & mot les termes du Prophète, et qu'il nomme Jérémic lorsqu'il semble que c'est Zacharie qu'il devrait nommer; on ne peut, dis-je, douter qse le Prophète n'ait fait allusion t\ l'ouvrier en argile dont lechamp fut acheté des trente deniers que rapporta Judas. Mais cela n'empèchc pas que Zacharie ne nous fasse apercevoir un nouveau mystère ; car s'il continue dans ce verset à parler en la personne de Jésus-Christ (comme il parait plus naturel si Ton n'a égard qu'à la suite de son texte), il se trouve que c'est Jésus-(ihrist lui-même, qui, en un sens, est chargé de porter le prix de son propre sang dans le temple de son Père à l'ouvrier en argile.

Or, les raisons qui font penser que Zacharie parle encore eu la personne de Jésus-Christ dans ce 13* verset, c'est qu'il l'a toujours fait dès le commencement du chapitre. Paissez les brebis destinées à la boucherie, lui est-il dit dans le k* verset; et dans le 7*^ il adresse la parole à ces mûmes brebis : 0 pauvres du troupeau, leur dit-il, j'aurai soin de paitrv lu ftrebis destinées à ta boucherie. Dans le verset J2 il est •cvidenl que c'est au nom de Jésus-Chribt qu'il parle, et il

200 SECONJ) fttàl0uCH' (sfJlTS) .

poù^^*tepVeiidré xtefts^kr y^^i^t sivrvant ^e^^t^rsbnMigtfiMllIlH^ Jé^tfS-ei^ëi. 'Uiis rlen'h'ôbKge A sQppo06^.(» ilibani^iil^pfai^^

àeVbk'VèVè; cxmtttië il les arv«iit'réç«sidftMiH-4^(itetM*i$I^B

belle somme ijik'^ts'^&rtt' èrwqilë fe<h^tllitt^ nif^^friiÉ < dé qui ks4 beaùôÀupipl^^ jtiyti^ A&i^^U>] dô^flfëi^HCbrlsf) q^ dÂns cblleMdPèi^éfcnti«Ii' > -^ •ir/uo

^O'eïtidéilo Jéi$ii9L€hH9t!qitt if^çoitk^t'M^'âO'Mb i siîï^ltt'dmpbisifkm «(nirdcât Mré'%^^ ert Vrki^qtie 'danri^ ThtMtorrie At la PassicUr^' Jâdtt» èt-lM ^< dé^ ][irreti^' éettiblèntavcnV ^KétwUdti crrdré ; > mtti»,' qyp i votl» qu'Us' À' étaiébl en delà quéies ^npécatebr^de^teifi^Q dèr'(f'ésiis4!h#ist^;qataco(Mnp)fS6aM parieuil lesMias son I%r^,^«iâ¥qdé9 dubs 1^ Préphète^f Les ftreote'âeqîe qùMt)9'avaIenl ôx\érieoremeht'0Htre*ieélm«Lirisy reprËsèn le véritable prit invisible du san^ du Messie ; et Jésu^Chi! pat^'Hi'ivé'ïbrcie 'seei>ète/)eui'faisBiiftfiro-les âémarchfeaie rieurttS'qirt^élàréht prôpi*eB à flgttror l'usage qu^rl' cltet du prir îtotisible de gort safig ; c'est • ce^ qae rious eH^-"^ vohr. ■ ■ ' ■ ■■ ■ '■!'.-■"•»! *j «iiMs- -^-^

Ori' quet : est Pobdré'que le Fik de Dieu reeoHdtr 4 touchant le* prix de sotisang, ^dam le v^rset'de Iâûôha/rm% nous' examinon^f C'est d'aller 'Àiettre ce; pri:! cintre mains de )V)Uvi4erien ai^ile^et leFiisne vajpetpj.cherûi * "^ cet ouYrier «làlleurs qne'dans lei-maiaonde -toa^Përè t'»"^- ^ f allai en la maison du Seigneur les porter^^â^fowu» ûitiHi* •^ argile. Quel est donc cet ouvrier en- argile -qui' isembl^^^ ' confondre avec le maître du temple ? Est^il fort difficil^^^ °

9éti/ki4m^}f^a$^ft^ iOjftwe iiH)t

#bK(4{4iiliy^)0fl?l>^fi9rK^ terre ;

*ip^(«s4ft*B {il«4 siMl^4aiyA>W Je FW^^p Qbej^er

■ ouvrier emaigîiei. 4409 XikMVi^^ii^ &9^ Bèi^ p^Uque.

KIIMiMOtf)44e)f^'jyuîrdQ^iner{q^^^^^ QaypÎQi?.. en

nEtj^4biQaitr|iQf|c<jW£itoiâiit^i^i^ §api^i(^i agrès

■*■ Wl^**r€i 4-rtppliii|w0* Aitf ptitae<^,je|t,qft^,yerlitt.d^^ sa

.ianMiml«'tlii.a^ng)4ei6p|k|7)}^«.ij^£çi^ de

loiplaeq ()èit^tfi)(iiuttvvÂ^bi{eQfc>c^'i^jitebri5és

fdes>JiiifiB»feif^bfiaf|.>Gfe9t(|^éois^«B^wt l'^^rdre

^^m?torit3 ce j*r*al<iîi/;aMt?i^>rj»erf: UrgUe i <>?patTArf(iiire,

•^^^tîôprik 4)clmi<iêi Aiceltjiiqui dispose du.^lttt des

^■•MiàarteiJa inâaW|>iii9?ane6 qwj.U rpoU^ri dîçpps^ de

*'''***"6'«Blj.le ptijf,. oottliaue io iFUs; 4HqiU£l;<j'ai été

W^éparles Juifs : Cette belle somme qu^ils ont cru que

^^^^'^(^$quHlsniï>ntmi$Apria>^ J'ai ;d6 Vaut lés. yeux le

•v»Stfils\)ttli»t de irioî;- 6t j'ai présenlté/ee prix, selon

"™^ue j'avais Feçu;' à- Dieu: toto Père dans le Jieu de sa

^^•'♦Tcr te fuirai- pnéSfenlô en bonsidérant; spédalement

^^^^^lAetècé qu'il «'fsst attribué .ef) se; comparant à un

*^f«aatgile.N-. ^ .

"**maiiïtcii«iitiaisé.d'arBanger les diverses circon-

"^myslérieuses qui doivent être ici envisagées. Les

302 SECOND SYMBOLE (sUITE).

Juifs, qui n'estimèrent le prophète Zacharie que trente de niers, figurèrent dès lors les Juifs qui traitèrent Jésus- Chr% comme le dernier des hommes. Les princes des prêtres, ig^ refusèrent de faire entrer d^ns leur trésor les trente dcnij^ que rapporta Judas, représentèrent par cette action eet^ faisait, dans ce temps-là môme, toute la nation qnt rejcrM le prix du sang de Jésus-Christ qui lui était offert. Cep^ daut Jésus-Christ présentait ce prix à son Père en se p^ ^nant, d'une part, du mépris que les Juifs en faisaient ^ de Fautre, en le priant d'en faire Tapplicution. Le Pèresv décerna l'application aux Gentils; il fut ordonné que L ^i formemil d'eux un nouveau vase, à la place de celui ^e Juifs qui se brisait. Jésus-Clirist accomplit alors ce que Zéff charic avait figuré en brisant ses deux houlettes ; les Ja|k furent réprouvés. r^

Mais, au milieu de ces malheurs, dans le temps môme qqà se consommait la réprobation des Juifs, et que les ordres Hjf donnaient pour la formation d'un vase nouveau qui devait tenir durant tant de siècles la place des Juifs, Dieu se souvint de la miséricorde qu'il avait promise à ce peuple el qu'il mettait en réserve pour des générations encore bieq éloignées. Il voulut, dans un jour si funeste pour eux, au milieu de leur crime et de leur condamnation ; il voulut, parmi tant de symboles désolants, en entremêler un de consolation et d'espérance pour cette nation perfide ; ce fui l'achat qui se fit du champ de l'ouvrier en argile, pour servi] de sépulture aux étrangers ; pour avertir que ces étraugen qui prenaient la place des Juifs ne vivraient pas toujours, que le temps de la colère viendrait aussi pour eux que cette colère leur était annoncée, pour les temps arrêté.* dans les desseins de Dieu, sous les mûmes symboles sous lesquels Jéréniie avait annoncé la réprobation des Juifs, et

h£s vASKs dUrgile. 2Q3

/l'an jour viendri^it que le souverain Ouvrier çn argile épç^ler^l le prix du sang de Jcsus^Christ en j(aveuv des Jaib, coqiœe il raccej[)tait ^lors en faveur des Gentils ; jour ^^uel il De serait pas moins irrité contre le3 Gentils à cause ^ la profanation qu'ils auraient faite de ce sang, qu'il Tétait iXors çoQtre les ^uib^

Il faut encore observer qu'après que Judas a reporté le ksix du $aDg de Jésus-Christ , le champ de Touvrior en UKgile, quç TçiQ achète de ce prix, n'est pas acheté afin de ^€Q sçrvir pour en tirer des vases, ainsi que l'ouvrier avait B;ccouVumé de |c faire, mais pour y enterrer des morts. On voit qu^ Jérémie devait être jqint à Zachari^^* pour entendre ce que Zacharie veut signifier par cet ouvrier en 9rgile que Ton va cbQrchcr da^H le temple, et pour comprendre distinctement le rapport mystérieux des paroles de (ç Prophète avec la circonstance qui donne lieu à saint jjaklhieu île le citer; d'où il parait que l'Evangéliste, <\ qui ksdivei*s endroits de Jérémie et de Zacharie étaient présents, aura jugé plus & propos de nommer Jérémie, quoique citant les paroles de î^acharie, parce que, dans le fond, Jérémie avait plus parlé du mystère dont il s'agissait que Zacharie même, et que c'était dans Jérémie qu'il fallait aller en chercher l'interprétation.

AllernaliTe de grâce et de péché entre les Juifs el les Gentils.

L'acquisition du champ d'IIacelJama est donc un gage d'espérapcç pour les Juifs, par la même raison qui fait quellç est un objet de crainte pour les Gentils. C'est que ces peuples étant rivaux, comme Jacob et Ksail, et Dieu ayant uni dans ses conseils l'élévation de l'un et l'abaisse*

204 SEGOiND SYMBOLE (sUiTf).

m(^()i.4(9 l'aju^ prédire Vabaissenient.de.rony Q*e6txév r^pérance de Vautre.* Chaque verset des Prophète%c annonçs^ilar^pifobation des Juifs était un. sujet d'es{ pp^l* l>es.<îiantils;. et. réciproquemeui tout ce qui aoi V4PP^?(sipP)arqu6e par sainlPauli qui doit ou vri r aux Juifai^^ /" P)9r;te^4ç J^I-Iv^lise» est un sujet d'espérance pour cette m^Mw^^^ ^..ftlqçmto^s. le langage, qu'elle tient, ddiVis Michée^fAii^^ . i^tjfîp.qui a pris sa.place :, Omon ennemie^ iie vousréjç s^fiffià^df, ce que je suis tombée::, je ma rfJèuerai ^ q)dpje,pia ^$rai. longtemps assise dans les tétiébus; /^i gneuf:^esim,a lumière* Je pw*tevai le poids de/a çoJ^% S^igwur. pendant bien, des siècles, parce que, j'^i ,p^ cQnfi}e, lui m livrant le sang innocent et eu rejetant.* dw^i^jt^ jfisqu^à ce qu'il juge nia cause et qu'il se^décÇ pQVjf moù II me fera passer alors des ténèbres à la lumi je contemplerai sajîustice^ Mon ennetnie, la nation qfjt ma<i;iivale)=m^ ver.ray et elle sera couverte de confusion^, qui, me. dit maintenant : Où est le Seigneur vatr^ JSiC^^^^ Mpsyeux la verront^ et elle sera foulée aux pied^ çovi^is^ff^ lab^ue qui est dam les rues [Mic/iée^ VII, 8), , !-♦ -^t^i

iC'^tdans ce temps-là que le vase anciennement j^asicA sera oéiabli, et que le vase qui lui avait été substitué; g" fTW^i br^sé à son tour et qu'il sera foulé aux pieds comme l&b^ct^*^' dans les rues. Alors Dieu retrouvera une houlette pourc^O**''' duire le peuple qu'il avait si longtemps ab&ndpnné* .^^'0'^ avopQsvuy dans Zucharie^ les houlettes brisées; éewjàxm^^^l suite des promesses que rapporte Micbée, où nous reid^^^ ' querons une nouvelle boulette. . . Ii *•"'

OSeigneury paissez^ et conduisez avec votre houlette i^Qf^^ peuple, le troupeau de votre héritage,*. Je ferai voir,. ^5^' merveilles à mou peuple^ comme lorsque je vùus, tif^^ de r Egypte, Les nations les verront, et elles seront confof^^

LES vAsfes r»\ROîr-E, 203

êfousj MM ^iireffàbên' Pin^ité kt qùè' oubliez' téàpmtfs

'V<»Ià lèft altehlatii^ marijiléésy dans i»arM 'Pailla, iUtil^ FUi^ide ToIivieK I^s-braiicliesriahifëNesircftrânbhéèâ lés fièfiBMm*; péurifoîre place aux branchés éttaiîgèrés -duf MwBtètre'^téé^j c'est lé vase des Jtsifi'btisé et "cèïtii'des 6e«lib mis â sa place. Alors leV Juifs Mnt ehsèvelis^ddhs'lâ' nll^ deGéeiitioti et les Gentils vivent \ et/ si Ton àctaètevdès toRTfm cîmelière pour le» Gentils, c'est une pfécaution prisfe fMT BB avenir bien éloigné: Mais saint Paul ^ntînnè él a*B montre; dans cet avenir/ les branches liâtuiîellèâ téta- Wêvmir letef ancien tronc et les branche^ étràngèreis reti^néèts à leur tour ; c'est le vase des GentUs brisé et celilii âés Md^rétabli; ces6nt les Joifs ressuEcités qui vivent, et les fimtfeli sont ensevelis à leur t(À)r 'à Géennon .

'Mais je remarquerai en passant que oes Gentils, Wtram diésdans le temps du' retour des Juifs, dont le mathettr ac-^ rtÉipaftuèra par conséquent le bonheur des Juifs^ ne doivent pis être confondus avec ceux que le miracle de la convei^ «»4es Juifs fera entrer en grand nombre dans le sein de fflglise ; car saint Paul nous apprend que la conversion des Mb sera la richesse du monde. On peut voir aussi aillent^) la manière dont ces choses s'exécuteront, non-seulement MB préjudice de Tindéfeetibilité de TÉglise, mai^ même pMrasisiirersoniiidéfectibilité, parce que là conversion des Ji^ sera le moyen dont Dieu se servira pour empficher ^ VÉglise ne périsse. £t pour dissiper tontes les diflicultfequi pourraient se présenter sur cela à l'esprit, il sei^it ban de se souvenir quHl est déjà arrivé un pareil change- Mot à FÉglise depuis l'Ascension de Jésus-Christ ; car

dtns les premières années elle a été toute composée de Juifs

206 SECOND SYMBOLE (sUITe).

baptisés, et peu de tèirips aprfts elle commença d'élrejiritî^ *' cîpàléihént remjiliè, ainsi (Qu'elle l'a toùjolirs 'été 'depulâ^ de * Gentils convertis. • :*m»|*m«>

Coufirniaiion des malheurs prédits au peuple rival des Juifs, par Iiaîe ' el par Ji êl.

Revenons aux mallionrs présagés par le champ d*Hîicfel<^ î dama, (les malheurs n'étaient pas présents aloi-is, tii pfêtthrf^'^i s'accomplir, parce qu'ils regardaient les branches étMhl^^i: gères qui ne devaient commencer à être entées que qtiClt^^^ qnes années après, et qui devaient demeurer, selon tM^t décrets de Dieu, pendant bien des siècles on possession dte'.i la sëve. Cependant saint Paul, dès le temps qu'il éoriValK^ VÉpttreaux Romains, met en parallèle les malheur» dodf*:: il les menace avec les malheursides Juifs. Or, les malheàn* r des Juifs avaient été représentés par le brisctnent d'un vasëj"'* \ par un grand carnage, par la sépulture dans la vallée )de ; Oéennon, autrement appelée la vallée du carnage. Saitl1r> Paul menace donc les (îentils de toutes ces choses, Ifacéldama en est le présage.

Mais ne trouverait-on point dans TÉcriture ces mèmM symboles appliqués aux Gentils? C'est ce qu'il est aisé de faire, pourvu que Ton m'accorde, ce que je ne prouverai pas dans cet écrit, que les chapitres XXIX et XXX d'fsafe s'entendent, dans un de leur «on?, He l;i révolution qui arrivent à la conversion des Juifs. Je dis, dans un de leur sens ; car je suis très-convaincu que, siins parler de la défaite de Sennachérib qui était un événement temporel et figuratif, ces deux chapitres ont déj;\ reçu un accomplissement spirituel dans ce qui s'est passé au temps de la fondation de l'Église ; mais

LES VASKS n*ARGILK. 207

je «oppose qu'ils doivent encore être accomplis de nouveau.

Or,onToit dans c«s chapitres un peuple béni et un peuple

lmoav^,nn peuple éclairé et un peuple aveuglé. Un perple

wwriéjdis-je : Le Seigneur vous fermera les yeux, il cou-

mndun voile vos Prophètes et vos princes qui voient des

nriort* XXIX, 10} : Un peuple éclairé : En ce temjys-là les

murésentendront les paroles de ce livre y et les yeux des aveu-

ffe, iortant de leur nuit y passeront des ténèbres à la lu-

Wtn\y. 18). On y voit une nation, sous Timage d'un ^-a^c

fngik qui dispute contre l'ouvrier qui Ta fait : Comme si

^Vfiliiélevait contre le potier y et si le vase disait à celui

ta formé : Ce n'est point vous qui m^avez fait; H

si Pouvrage disait à C ouvrier : Vous êtes un igno-

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