V. 16). On y voit, au contraire^ une autre nation qui
comme un ouvrage sortant nouvellement des mains
Seigneur : Mais lorsquHl (Jacob) verra ses enfants^ qui
la ouvrages de mes mains , rendre au milieu de lui
àmon saint nom.., (v. 23).
l^lech. XXX, on voit la nation qui dispute contre le
î*«<pira formée, brisée par une ciiute si terrible qu'il
•iwtepasun lèt pour contenir une goutte d'eau et pour
Yasser une étincelle : Dieu la brisera comme un vase de
^iuon casse avec effort en mille morceaux^ sans qu^il
^^neulefuent un têt pour y mettre un charbon pris
*^i% m pour puiser un peu d'eait dans une fosse (\. j 4).
"w cette même nation, figurée sous divers symboles, mais
^eslunedans la vérité, est représentée pur rarinéc dos
wfriens; elle est ensevelie dans Topheth où l'Esprit du
*¥WQrforme un étang de feu et de soufre (v. 33), comme
*** l'ft'ons rapporté plus haut. Mais en même temps
■fttessortesde bénédictions sont promises à la nation qui
'•'^^sortir comme un ouvrage nouveau des mains du Sei-
208 SECOND SYMBOLE (sUITE).
gueur. Dieu se complaira à exercer sur elle sa mis il exaucera sa prière, il rendra le soleil sept Ibis plus brâUH|j) en sa faveur, pendant que Tautro peuple BUimmiiimlrt Bft| aura son docteur qui ne lui sera point ôté ; elle seiaieondnill dans une voie droite, ses moissons seront abondantes éUJ coulera en sa faveur des ruisseaux d'eaux ^i vas sor les j tagnes ; tandis que le peuple rival sera livré aacamftgay ^ que ses tours seront renversées lorsque phisieurf aurùifti tués [Isaîe^XXKf 18 et suiv.). A\ors Jacob ne serapiwi fondu, lorsqu'il verra ses enfants qui sanctifieront »k< du Seigneur; et ceux qui avaient étéantrefois dans tf^ ment recevront la sagesse : Ceux dont * F esprit -était \ seront éclairés j et les murmurateurs apprendront la < Dieu [Ibid.y XXIX, V. 22, 24).
Joël va nous montrer encore plus précisément le sorh nations rivales des Juifs dans le temps du retour de derniers (cb. III) : Car, en ces jours- là, dit Dieu par la boafll|| de ce Propbète, lorsque f aurai fait revenir les captifs '4^ Juda et de Jérusalem, Rassemblerai tous les peuples, et je, les amènerai dans la vallée deJosaphat (cette vallée est oeUf de Topheth et de Géennon ; elle est appelée ici du nom (pi marque que le Seigneur juge) ; là j'entrerai enjugement avm euXf touchant Israël mon peuple et mon héritage, qu'ils ont dispersé parmi les nations... Mais je vais les retirer du Item ou vous les avez vendue... Peuples, venez tous en foule, aecourez et assemblez-vous de toutes parts eti un même lieui c'est là que le Seigneur fera périr tous vos braves. Que les peuples viennent se rendre à la vallée de Josaphat... Met' tez la faucille dans le bléj parce qu'il est déjà mûr; venes et descendez, le pressoir est plein^ les cuves regorgent^ parée que leur malice est montée à son comble. (C'est le mystère d'iniquité consommé cliez les ennemis de^ Juifs.) Accoures,
icÉBS>daiu0ilMo<Nfti)able8 qjiM doit ,ftip/enlpftA<)u,p^VittM!ii-
-liH,«oano^Bi peui:yôir/(lftit& if^V/itiVi^rX^
h ,iDftfaiMm>iM>«d*U «ci lyjuéblcnpe^ iip«ripèMm.pl>i€i!p^e
VfAfocalypee;\«n^yi(mi^t.yoirx^qiiiû$Uq^
piili ■iiitéB»tiiaa<wpbl4qd».fcwtfli^paBt^> Mvf^iWifî^vqw^ (tria ruine de Babylone riva}%dei:lajJé9ifjiI/nTi toip^i^vq\4^.
BéeapiUiutioD de ce qui tient a être explique.
*'\'*'V"* ''■^*' '^^* ■" ^^■'^■' ■■\'\'.' •■.■.■. •". . ' ■.i(j'''i*l ••'■> 'jl>
]; tUssei^lonis màiD^ ces tfàits dans une table
m^ée'/àSfin quë'rbn en'oobçoivè rarran^emént'aVëc plus
^'' tÀWackèàlialùii^nèstferoriVîèr Les Wattcbe^ étntigèi^s dises à
kl plli«ie'de8 bmiiches naturelles sont lesGeMils.
. . Us sont appelés. On en forme un ly^ntc est l^risjé. InouTeau vase pour prendre la place
de celui des Juifs.
'^ lu s^Di^è^Vèhs dtans lil'ftmeudè Wnfê de^éeÀfefOlî et de 1V)^lli qui nfrcMHiel'Mlffr «l^ml appelée la qUm du caraagt*
' t^n feurconllé les saintes Ëi ri tures oh sont contemis les titres des Juifs ; et ces Ëeritiirea sont ouvertes pour rux, pendant quVIIes sont inintelli- [gibies aux Juifs.
ti
SECOND «YMBOLE (sUITb).
Sailli Paul noui apprend qu'ils sont ainsi traiiéf^y pour avoir disputa conire J)ieu, comme si le vase disputait conire le potier qui Ta formé . et Za<?Aart(f, pour avoir méprisé ie'sang de Jésus-Christ ; c*esl pour cela qu*ii rompt les boulettes, pour marquer que Jésus-Cbrist ne veut plus être leur pasteur.
Cependant on leur laisse un gage de retour ; c*esl le champ d*Hauaméelt acheté par Jérémie^ et le contrat en est soigneusement oonserYé.
Le potier, de Jérémie, rétablit son vase, inaïe^ XXIX, S3, nous le montre dans la main de Dieu comme un ouvrage nouveau. Le sang de Jésus- Christ est efficacement appliqué aux Juifs ; leurs yeux sont ouverts. Dans Michécy la race d*Abraham insulte è sa rivale, après avoir longtemps porté la oolère dn Seigneur.
Le sang de Jésus-Christ rejc les Juifs est appliqué aux Qem Jésus-Chri&l devient leur pasli
Le champ d'HaceldamadoTÎ lors un présage des inalhenirsy] doivent arriver dans un aven!
éloigné; «tparcontre*ooupoe est un gageduretoiir des Juifs.
Les Gentils sont brisés coi^ vase d'argile par une verge pour avoir disputé, selon haXe, Touvricr qui les avait formés. , appelle à la vallée du caroagi Jean, dans XA^pocal^tpH^ les y \ sont précipités dans Télang et de soufre. Dans Micfiée, d*Abra1iam les voit foulés au comme la boue des nic9.
La grande conversion des Gentils et lerenouvellemc monde entier présentés, par saint Paul, comme une de la conversion des Juifs.
ARTICLE Vllî.
I Exemple de Tusage que fait TÊcrilure du symbole des vases d*a pour représenter la conduite de Dieu dans un plus grand déU
Après avoir vu Thistoire des deux grands peuple TEglise doit être formée dans toute la suite des s: sous l'image de deux vases qui tour à tour sont bri
LES VASES d'argile. 2H
ihblis, Une sera pas inutile de faire voir que rÉcriture, mqaiiter la même image, est entrée dans un plus grand Aail. Pour concevoir sur cela sa méthode, il nV a qu'à Un réflexion que s^il convient de considérer un peuple aiier comme un vase, il ne convient pas moins, ainsi que kfût très-souvent TÉcriture, de considérer chaque homme' «une un vase particulier; alors une nation ne sera plus ■seul vase, mais un amas, ou comme une armée de vase$. Al pooira aussi quelquefois regarder certaine portion d'un' pple comme un moindre vase contenu dans le grand «iqvi représente le peuple entier; surtout si Ton trouvait eu eetie partie d*ane nation des raisons de la distinguer h reste et du gros de la nation^ et de la considérer sépa- Ment.
Qui ne voit, par exemple, qu'en suivant l'analogie de «Ne figure on pourrait regarder toute TÉglise naissante k Jénisalem , telle qu'elle est re[ù*ésentée dans les pre- ■ienchapitres des Actes des Apôtres^ comme un vase d'hon- Kor formé de la main du Seigneur, d'une blancheur mervRlkiise h cause de sa pureté^ et rempli de la bonne odeur fc Jésus-Christ et du parfum excellent de toutes sortes de ; comme un vase, en nh mot, tout semblable à ce d'alb&tre que Marie de Bélhanie tenait dans ses mains lonqu'elle vint chez Simon le lépreux répandre son par-' lim sur la tète de Jésus-Chrisl.
Il n'est pas moins clair, si l'on continue à regarder toute h nation des Juifs comme un grand vase, que le petit vase, fvi n'était autre que l'assemblée des Chrétiens déj& formée nmilieu de Jérusalem et de la Judée, était contenu dans le pnd ; et qu^autant que le petit vase était pur, blanc et préôrax, autant le grand vase devenait de jour en jour impur, keiriUe et digne de l'exécration de Dieu et des hommes.
212 sFxoisD fmiBQURi (aiutc)*
Terminons oeoi>pardaiu: aftr^Qtèfe%pou^Xi^U^Qu'«i|f!K t-il lorsque la nation des^J^îfs î^iAéklêi^'l 1-9 ffPP^ fpt brisé, les>m(H*ceAUx^dQf*fiirftf>t4dU$4^j^ toute la terre. Le petit vaserf|iir lsips^i'brii^> ^IKWP 4^^^At^ niëre bien;difiËéiientfi>)iioQir>îl||Utfbriii^iPM^'^ BffjjféSH^ qui ne serviii«|t qfntàneqdfct jlm p\ifftf}'Éj^iii|s^ et qui fureniicauficiqdifldbL kfpm o^Vii^^Msù^Yffj/^fj^ ce petit raseiMofidittait^rfial .oép^md^PipSTsWA^ ^/fu et tout rempivqi'nimatti>^:ikB(j»atJqMlN»î4n€^ embaumas. ' »ui,.>ilrjMj .u-A oL/io/ ol iH'^U/.il-i ^11 .àa
Mais ce «j^tit van< àiî^niièÉftr.âtaittooM|iiM^^ chacun eB> partieul^i^tiÉsiijbtaiitattt^rdé^ ^«(A^e^iiQfil'fBMj
ces vases» le9 Aipètresiètle&^fvemiei^idî^ld^t^îiW^^^ra ciërent aveceux dans4a)pbédici|lâott^devlvÉiangil9£,\ét(||i les princtpau eti lesripfaïqiiittinairqttftbltifli vltilufi^MO^ comme une arrafécde vm^^ terriUëbaiiiiâénQaiki Cf':Ârt|M quoi rÉcntore ai^ris<iplaisiir à (OfifÊa^e^iWfi^émpiWin cette imagèy cominè nous teiiidjrons daDSirbîftqîirQ^ifi déon [Juges, Vily 16}^: €6t,aBaérï UbératetiTi diliQeMi^ fit divers retram;hemetit§ijdc«8isbn<a«raée'^ çt-térïimîtiMl ceux quMl conserva au nombi^e^detlrois oentayqa^il dMQCF à la marque que Dieu lut «avait tdonaée.Il^nenleiitjj d'autres armes dans led- mains que des- trompettei» i0lsà vases de terre» dont chacun renfermait et. oachaii^uieiiani allumée. Les vases signifiaient laimôme^ohose quetles^ ^ sonnes qui les portaient. L'apôtre* saint Paul noMs^marq nettement quMl était un de ces vases ; cary après avoir <m paré rÉvailgile à unolumière^.il ajoule;:-iV^t/5/K>/><0flA trésor dam des fioses de terre : et il en rend Ja mâm^amip que Dieu rend à Gédéon des ordres qu'il lui donnait par ta port à ceux qui devaient combattre avec lui : De peur, 1 dit le Seigneur» qu^ Israël ne se glorifie contre mou et qu
LHB YA8B8 «v'miGILE. 213
milÈè f^est par mé^'p^apr^ forces que fat été délivré aii^;"Wr; S^; e»MM«Pate9 r^k/bt-^ue C on reconnaisse que lÊ'^^fié/liaéul^ ums^est de Dieu et
«V'ëKi^fl ¥lM<«<^tf'^b'^^^^ le
lile^ttRiCMtî^rfaQilIftf^'étâlH prbpMment par le martyre ^iéfil^ÔrMK'»kvibt<mbal tanfA dooteibuait particulièreriBfà4k ^mieTSartf^m^ie. iatntfiffkrilumièpe renfermée ëUffd «<M8èiiè^biîlhiAt dftvantogte qo» lorsque le vase était kîsé. Hs élevaient la voix de leur prédication comme une ItÊÊpitlë kfit'A^^mmeoi eirte»<betde toutes parts ; mais ils ÉH^rUiént tRM vâbtcAre complMe lorsqu'ils succombaient «mail <éA>rte<46 leurs enneniss C'était alors que la bonne (ÊÎÊ^lie^iMShCkMsi sérégtaiidai^plus sensiblement. Saint Miëfllploîe'eette^ seeopdeicompafaison qui ne s'ajuste pas iHM bieii aitMiMdée» cU«n vase que celle de la lumière, et flAli'Ml«]^'tt«»nr'^Mfire à fatreiqntendre combien il est Miilige«s'l{iié le'Vate'Soîi[brisé.'Clar, tel est Tordre établi èi>INMy'qti«^tDiit:^ase'toiibrifié,tmais d'une manière bien jjjeil justes sont brisés par les persécutions et par temporels, et 'Jésus-Christ lui-même, le chef de IMB les justes^l IVééi. Mais ces maux ne s'étendent pas auiâk de eelte vie;* au lieu que les malheurs qu'éprouvent les ■échantftséi terminent: à :1a mort éternelle, et à être ensevHê dans Tétang de feu etdesoMfre* Les hommes, qui n'ont fayeai^qoe potlr voir ce qui se passe sur la terre, regardoBt avec horreur l'état des justes, lorsqu'ils les voient eonme des vases brisés sous la. verge qui les frappe. SounMilfrlesTegardent comme des hommes perdus sans resmiioe : Je mis devenu semblable y dit Jésus-Christ, à un «ose fin est brisé [Ps. XXX, 16). Il ne dit pas qu'il est un qui n'est plus bon à rien, mais qu'il est réduit dans un
2ii SECOND SYVBOLE (SUITS).
état qui porterait à le croire : Tanquam vas perditum; pourquoi il ajoute : J'ai entendu les reproches injurie plusieurs qui demeurent aux environs. Mais Dieu, q règle pas ses pensées sur celles des hommes, place les; qui ont été préparés par ces épreuves, comme des d'honneur dans le temple de sa gloire : Vous les cac dam le secret de votre face, est-il dit dans le même Psa afin qu*ils soient à couvert de tout trouble du côt hommes. Vous les défendret dans votre saint taber contre les langues qui les attaquent.
> TKOiSIÈME. SYMBOLE
" tSS tnS , tES QÈRbES . LES MOISSONS " fef i.t's PAÏNS.
Obserntîon générale.
n est bon d'observer que ce symbole (ce qui lui est com-
Bttivec plusieurs autres) est employé en deux ou tfois
■ttièi^. Premièrement, comme le pain est la nourriture du
^t il est souvent pris pour figurer celle de TÀme : ainsi
^Hupain, c'est avoir de quoi conserver la vie deTàme;
* manquer, c'est tomber dans la mort de Tàme; un peuple
^trappe de famine lorsquUl manque des secours que Dieu
^i fournissait pour se soutenir dans la justice, etc. Secon-
*^€Dt,Ie pain, le blé, les épis sont pris pour la figure des
■^mes, soit en bonne, soit en mauvaise part. Troisième-
•^t si, par exemple, leshommesque Tonconvertilsontune
^^ùj il est clair que les prédicateurs qui les convertis-
'Qttsoot des moissonneurs ou des laboureurs; mais comme
«k)Qt aussi des hommes semblables à ceux à qui ils pré-
^l, il est encore très-clair qu'ils peuvent eux-mêmes
^ figurés comme les autres par le symbole des grains de
Wé, des épis, elc;
^ngl? ol 'iDirpifqz^ 'inoq '^inh'j/uo onu 'lannob tifjq file»')
t;ira, etc. [Genèse, JK3liYBi>aa^;[I4(f 9t(^ifiy;tte>q^/«etàeiita» 4l^n(M dfi iiM Q(iic%ftbimpifé<^n(^amt;ûll0aifyAboto8^dd li
<biaAdè\lëWïMikôQ6lfeft*ijto>twi^ §jf.lfu«ac<^/dA Jèoobfed
Hhlbn^ilieipretWnMf ilordovué iiiHxi ilfiff^éUtwidtofliA^ 4 Tane des fêtes de P&que, ]a gerbe des prémices, et le-jdai d« If^.Penteo^ta debstipM^de-prtoiîoeei derdent ^xihmBiA pamiEaiitiil«-iG^i^(do«blecéréotf0Dte'6Sld4cPfeteid^ tiqiàfi^TiilUfiiOQi aui v^ Oavoit<|u3il éiaittopdttinddVjoîadiii les s^ori&ses .d'iMÛittaui^y «avoir. : ^Uiv agoea^ ed^holooaMli aveelaigperbei.dësrppémices ; et iftv^e lesiideuxMpatDaïf aap agneaHXiei iin.^aii,' e4 deux^bélieorfi en holocauste ; un boo pour le péchës/el deux agneauxd'un àaen hosties pacifiques La gerbe et les pains étaient un témoignage solennel^ pai lequel la nation reconnaifiaai^qufe^e tenait de Dieu sa vie e sa conservation. Ce que l'on avait fait en offrant les pré mices^ on le faisait de nouveau à la fête des Tabernaclea après avoir recueilli de Taire et du pressoir tous les fruit des champs [Deut.y XVI, 13). Les pains de proposition tou jours présents devant Dieu perpétuaient ce culte , leni
LES ÉnSy LES MOISSONS ET LES PAINS. 217
Bombre représentait celui des douze tribus ; les douze pains étaient un témoignage subsistant que toutes et chacune des tribus recevaient de Dieu la nourriture et la vie.
Gela peut donner une ouverture pour expliquer le signe fM Saoniel 'donna à Saûl lorsqu'il lui dit, que de trois homnies qu'il rencontrerait chargés d'un certain nombre de tfcêf iwwA, d^pahis et de vin, l'un lui donnerait deux pains {h RoU, Xy'3 et 4); Cela pouvait désigner la part qu'il au- Milan fpoQvenenient du peuple de Dieu.
2 Lbrdix Tribus- détachées du royaume de David et de 8iIfRnon;V)nt'<té figurées par l'action du prophète Ahias qui fama dix morceaux de son manteau à Jéroboam (///. Rois^ II; 30 et 31). De là il parait que les dix pains que la femme lrMf6boam porta à ce même prophète (///. Rois, XIY, 3) nprésentaient tes dix Tribus ; on sait qu'elle allait le con- ■Her, par ordre de Jéroboam, sur la maladie de son fils; «Ait Jéroboam qui lui prescrivit de prendre ce nombre de fiiiis. ** '
KillB«ll^totreroDé point dans le détail des bénédictions et denlidééîcftiolM'que les Juifs éprouvèrent par l'abondance 61 par la stérilité' de leurs moissons, non plus que dans la neherehe des passages où la multiplication du peuple, ou kiea sadiniinutton pendant la durée de la Synagogue, peut ètie%arée sous ce symbole. Nous nous réservons à faire «ige de ees passages dans un sens plus relevé.
Fomation de TÉglise. Deux moissons dislinguées l*une de Tautre ; Tune des l\x\h, Tautre des Gentils.
Sûnt Jean représente Jésus-Christ comme un moissonwiir, qni tient le van dans sa main pour nettoyer son aire
218 TROISIÈMK âYMBOLB.
etAoparer le bon graia d'avec la paille {S.Matih., III» IS). i C'est à^peu prè» la situaUoo où TAsge trouva.Géd^Ot lom^ i qu'il lui vint annoncer que Dieu Tavait choisi pour ètn ]• i UbjÉrateur.de spn peuple; il était dans le pressoir, oocwpé i ^ .battre son blé et ^ le vanner» et il le faisait à. la hàta^ la crainte des Madianites(/i/^i Y'Iy li).
.Ce blé et cette paille que Jésus-Cbrist a séparé» des bonunes ; mais dans un sens plus étroit et plus préeifli^ ment appliqué au temps de sa venue> c'est le peupla jsif au milieu duquel il est venu. Il a paru au milieu dA M peuple, selon la parole de Siméon, pour la rtùnê et pom la résurrection de plusieurs dans Israël {S. Luc, II, 34).£ft conséquence de la prédication de Jésus-Cbrist et des Apô^ très, il s'est fait une distinction sensible entre les Jui£|| comme il s'en fait une lorsque le grain est agité dans lairt^ du moissonneur; les uns ont cru en Jésus-Christ, et ceuz^ sont ^e bon grain; les autres ont rejeté Jésua-Cbrisietaont demeurés une paille inutile destinée au feu éternel, seloo la parole de saint Jean-Baptiste.
Le diable a donc trouvé moyen de recueillir aussi sa moisson^ lorsque Jésus-Cbrist recueillait la sienne; il 09 craignait point même de former des desseins jusque sur les Apùtres ; il demanda qu'il lui fût permis de les cribleTi c'est-à-dire d'en séparer et de s'en approprier un certaia nombre, comme fait le cribleur. C'est ce que Jésus-Cbrist dit à saint Pierre (5. Luc^ XXII, 31) : Simon^ Satan vous a demandés (vous autres Apôtres) /?owr vous cribler comme on crible le froment. On sait ce que Jésus-Cbrist ajoute, et ce qui arriva dans la suite à saint Pierre et aux Apôtres.
Jésus-Christ, qui dans la parabole de saint Jean est le moissonneur et le mallre de l'aire, est lui-même un grain de froment, comme il nous l'apprend lorsqu'il dit en par-
LE8 ÉPISy LES BlUISftOrCS ET LES PAINS. 310
lint de lui-mèkne , qm le grain' de froment ne cJQVrent
ftcoadquetorsqu'onlejetteeii terre^ etci (5./i0âr;»;*Xirv24).
Jésos-Glm^t parses «euffpaDèés, par sa mort et sa sépul-
taro est -DD gnûn de iromeoft semd; iil germe parsatésur-
iBBlioD ; il devient fécond par la multiplication de ceUxqai
croient en lui. Ilestaussi les prémices de- ceux qui tessirsei-
kront; il esl^ dans ce* sensyC^iiegerbefies prémices offerte à
Bico l€J€ur qui mtivait U sabbat de la fête de POujue : (ainsi
b gerbe des prémices fut offerte le jour même de la résur-
VBdioQ de Jésus*43hrist).On8ait que Jésus-Christ ne- res-
SBcita pas seul, puisque plusieurs corps des saùHç^^ qui
ikàtnt dans le sommeil de lamorty ressuscitèrent; etsortant
dr leurs tombeaux après sa résurrection, ils vinrent en lu
vUk sainte, et furent vus de plusieurs personnes (S. Matth . y
XXVn,52et53].
Si Jésus-Christ est un grain de froment, tous les Cbrélitns sortent de lui comme une ample moisson. Les Apôtres it ks prédicateurs de l'Évangile sont chacun un grain de froment fécond ; ils sont aussi des laboureurs et des moissonneurs qui sèment et qui recueillent, et ils rendent homnage à Jésus-Cbrist du succès de leurs moissons. Jésus- Christ est au milieu d'eux, comme Joseph est au milieu de les frères : la gerbe de tous les moissonneurs adore celle de Jësus-Cbrist. Je vous ai envoyé moissonner ^ dit Jésus-Christ à ses Apôtres (S. Jean, IV, 38) , ce qui n'est pas venu par votre travail; d^autres ont travaillé (c'étaient les Patriarches et les Prophètes qui préparaient de loin toutes choses pour la prédication de TEvangile], et vous êtes entrés dans leurs travaux. Jésus-Christ rappelle ici une pen* féeexprimée assez au long dans le XXYIII^ chapitre à^Isaïe, V. 21, où le prophète applique à Dieu la conduite d'un liboureur habile qui distingue les temps et les semences. U
220 IBOISIÈME SYMBOLE.
sème cTabora'cîert'aines seriiéiices, et il en réservé d'autres plusnexcelientes ef àûî demaricïenf plus (âV pr^pàralïoDS ; û fait toutes ces préparations, etlorsqu^illes à'feUës, lelèmn vient de semer le froment ; de même lorsqu il a recueilli le froment^ il' lui donne les' préparations nécessaires pour en taire du pain. Il en est ainsi de Dieu ; il^ préparé lofagteqiJMr son terrain ;avanr d envoyer le Messie et ses Apôtres ; us ont moissonne ce que les Prophètes avaient seme^ et ils oqT rempli r attenté ^es'TProphèf es et lâî leur propre ^ <i/ï«/îd(ic Jêèûs-Clirist au môme endroit,' que celui qui semé soitoam la joie, aussi bien que celui qùt'môîssonhe.^'^ovis ^oiiA revenir clans iin moment à èct endroit de saïnlt JeanT'
Jésus voyant tom ces peuples^ il en avait cofnpasswh^ parce qu ils étaient accablés de maux et dispersés^ comme des bVéhis qui n^ônt point de pasteur [SI J/alf/A.,'îX, ïé()l* Ils étaient 'aussi des épîiç prêts à être rècueitlîsj'c^esl'ce'^'ûe! Jésus-Christ dit â'sés disciples : Là moissoii^eÉt ff'raiidè^ niais il y à peu d ouvriers ; priez donc le maître dé là nîois^ son qu'il envoie des ouvriers en sa moisson. Aussitôt il envoya les douze Apôtres, c'est-à-dire douze moissoniieûrs; et il répéta la môme chose sous les mêmes symboles, eh étfvoyaiit les soixante-douze disciples, comme on le v'ôU {S. Luc, X, 1 et 2) : ces soixante-douze disciples étaient donc aussi autant de moissonneurs.
Il y avait une moisson à laquelle on s'attendait alors, et il y eh avait une à laquelle on ne pensaitpas. Les Juifs étaient la moisson d laquelle on s'attendait , et celte moisson nô devait pas réussir A la manière dont oh le pensait. Les Gentils étaient une moisson à laquelle on ne pensait pas et que Ton n'envisageait que de loin, et elle était tout proche. Jésus-Christ parle à ses Apôtres de ces deux moissons, l'une plus éloif4:née, l'aufrc beaucoup plus proche et à laquelle on
LES fePIS, LES MULSSUNS KT LES PAINS. 22i
jw s'attendait pas ; c'est nu même eudroit du JV" chapitre de 5. /eer/i dojit nous avons déjà extnut plusieurs passages 3* diiesrvotis pas vpus'tnpmfis mie dans quatre mots u mùisson viendra? Mfiis moi je vous dis quil y ii un<
la
une
lofre
moisson : Ltevez vos yeux, et considérez les cam-
dans ce discours; et les Samaritains qui'crureni en Jésus-Christ avec ti^nt de docilité et de promplitaioe, délièrent 1 exemple d une moisson à laquelle on ne s'attendait .pas, et cjui Rêvait précéder celle à laquelle ou ^attendait. ' ^
En suivant cette analogie^ Phîstoire des Actes des Apôtres n est au|re .<^o^f q^e l'histoire d'une moisson. Au lieu des MÎns de prémices que Ton a,vait accoutumé d'pfTrir au Seigneur lejour de la Pentecôte, saint Pierre et ^es ^^pôtreî^ loi offrirent le3 troisi mille, hommes convertis ce jqur-là. Chaqnebqmm^ey chaque famille qui se convertissait était un ^n QU un épi de froment recueilli ; Içs Apôtres éprouvaient les bépédictions du Ps. CXXY, ils recueillaient avec joie ce qui avait été semé avec larmes; chacun ramassait sa çerbe ; ils se réjouissaient en présence du Seigneur^ selon la prophétie dlsaïe, IX,, 3^ comnie des pioissonneurs au milieu d^une moisson aljondante , sicut qui hntantur , in messe. Les Juif^ et le$. Gentils étaient réunis dans la même aire par les soins de ces heureux moissonneurs^ mais c'était dans des champs diilerents c|u^on les recueillait ; autre était lecbampde Corinthe, autre celui de Jérusalem, mais partoute était la moisson du Seigneur. Nous so?mncs les coopérnleurs de Dieu j dit saint Paul aux Corinthiens (/. Epitrc^ 'il. III, V. 9j, et rous, rous ^tps le rhantp que Dieu cultivt*.
S9S TROISIÈME »YMfiOUt.
Saint Paul ajoute : Et f édifice qtt^ Dieu bâtit, ce qui a t^^ port, h un autre symbole. ! ' ' . . li
.En revenant au symbole des pains^ Toici comnie il htét parle ir Purifies^vous du vieux levain j afin qtie trotta itiyÊt une pâte toute nmtvelle ^' comme voUs'4tés vraiinent'hÊ paimpurs et^0ns levain [L Cor.^ Y, 7) ; les Chréttenti^Mb^ donc une.pÀte nouvelle sans vieux levain. Mais sMl y a W mauvais levain, il y en a un bon, puisque Jésus-ChriMf compare le royaume du ciely c'est-^-dire l'Église^ au levam qu^une femme pr^nd et qu'elle mêle dans trois mesures Se fariney jusqu*dte que toute la pâte soit levée. Le monde en celte p&te ; le levain c'est la prédication du Christianisitljf qui ne cessera point jusqu^à ce qu'elle ait changé le rAôdiâé entier : Donec fermentetur tùfum [S. Luc^ XIII, 21). Saint Paul insiste encore sur ce que les fidèles sont représentée' par le pain : Étant plusieurs y nous ne sommes tous qttM seul pain et un seul corps y nous qui participons tous dû^ même pain (/. Cor., X, 17). C'est PEucharistie qui donnc^ lieu à saint Paul de tenir ce langage : elle tient lieu ant^ Chrétiens, et de la manne dont on conservait une mesure dans le Saint des Saints, et des douze pains de proposition ; elle nourrit les Chrétiens ; elle représente et opère l'unité qui est entre eux. Les Chrétiens sont un pain et sont douxe pains, parce que l'Église est une et qu'elle est formée par les travaux des douze Apôtres.
ARTTCI.E IV.
Les mêmes choses montrées dans les mêmes symboles, considérées sous une aulie face.
Les fidèles sont une moisson , Jésus-Christ est un grain de froment. Mais en envisageant les choses sous une face