‹ Histoire de la Religion représentée dans l'Écriture Sainte sous divers symbolesChapitre 16 sur 42 · LES ÉPIS, I^S MOISSONS ET LES PAINS · texte numérisé non relu

LES ÉPIS, I^S MOISSONS ET LES PAINS

«peu différente, Jésiis-Christ est le pain de vie; è^e^cé foi fait le sujet du VI* chapitre de S: Jttm; il esri le pairi de rame, il lui communique la justice. L'Orne vit de Jé^iis- Chrisl et par Jésus-Christ. C'est pourquoi le règne du Mesâié olaonoocé en tant d'endroit» comme devant être suivi de hbondancft do froment et du vitf. Qu est-ce que le Seigneur Mie bon et JPeMellent^ est'-il dM{Zacharie, fX, 47), nnon kfrûmeni des élvs, et le vin qui fait germer les vierges ? L'Eucharistie est ici marquée, et la grâce contenue dans fEneharistie; Tune et Tautrè se perpétuent de siècle en aède, et marquent le bonheor du règne du Messie ; l'une et hotfe nourrissent et font croître ceux qui sont le froment fc Jésus-Christ. C'est en faisant la description de son règne fi'il estdit (A.'LXXI, 16) : Von verra le frmnent semé ieHs la terre sur le haut des montagnes pousser son fruit ^ fàî élèvera au-dessus des cèdres du Liban ; et la cité sainte fnimra une multitude dépeuples semblable à P herbe de hkrre. Et an Ps. LXIV, 12 : Vous comblerez de bénédictism tout te cours de Fannée^^v les effeta de voire mùérinrde^ et vos champs seront remplis par tabondatice dp toutes sortes de fruits. Les lieux déserts que les pâturages fmdent agréables seront engraissés y et f allégresse enviroîinera les collines. Les béliers ont été environnés dune mvl- Htuie de brebis, et les vallées seront pleines de froment, Sus le Ps. CXLVII, 3, il est dit à TÉglise sons le nom de Jérusalem : Ton Dieu établit la paix jusqu'aux confins de tm États, et il te rassasie du meilleur froment.

Jésus-Christ a désigné lui-même l'ouvrage qu'il venait opérer parmi les hommes, par le miracle sensible de la raaliiplication des pains ; et il avertit le peuple, dans le Vl* chap. de S. Jean^ de ne point s'arrêter au pain matériel, nais d'élever leur esprit à la nourriture qui demeure pour

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/// vie éternelle : c^est cette nourriture^ ajoute Jésus-Chrisli m t/ue le Fils de r homme cous donnera (5. Jean^ VI, 27). ^ Jésns-Christ, À proprement parler, est donc venu sur la terre ■■ pour faire pendant la suite des siècles la distribution dn ^ pain de vie qui nourrit Tàme, comme il a fait en deux oooe- e. sions passagères la distribution du pain qui nourrit le corpf. «■ 11 est le vrai Joseph qui préside à la distribution du blé ; fa il associe ses disciples à son ministère. Lorsqu^il opéra la ^ miracle de la distribution des pains, il donna à ses ApMiae ki la commission de faire asseoir le peuple, et de leur distri- ^ buer le pain matériel. Lorsqu^il s'agit de la distribution du ^ pain qui fait vivre Tàme, il établit dans les divers âges et m dans les diverses régions des dispensateui^ chargés de di»^ » tribuer à chacun dans le temps la mesure de blé qui lui e$t g destinée [S. Luc, XII, 42).

On peut distinguer dans Tbistoire du patriarche Joseph ^ deux distributions : l'une qui ne regarde que les Égyptiens; ^ l'autre en faveur de ses frères, de Jacob son père et de toute i sa famille. Jésus-Christ a aussi opéré deux fois le miracle de la multiplication du pain matériel ; et dans le cours des siècles il fait deux grandes distributions du pain de yie| l'une en faveur des Gentils, l'autre en faveur des Juifs. Avant d'entrer dans la distinction des traits qui peuvent convenir à l'une et à Fautre de ces deux œuvres, rapportons encore quelques traits propres à représenter en général les bénédictions du règne du Messie sous les mêmes symboles.

Le peuple du Messie a reçu d'une manière spirituelle, mais plus réelle et plus véritable, l'eflfet des paroles da DeutéronomCy VIII, 7 : Iji Seigneur votre Dieu vous fera entrer dfins une bonne terre, dans une terre pleine de ruisseaux, (Vétanys et de fontaines, oit les sources des fleuves répandent leurs eauj- en abondance dans les plaines et te

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Imf ii»inâa/«gni4Jf.;.éAHtt^ viie UrrefuifMroduitdH froment,

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Cas conseils. «^applU)ueiii4<V6û uDetto'ute.>auU'e^fol^\«^u Chrétiens : Lorsque vous aurez ioa$g;é leff^in/de^^Mi^^t f» votrft Ame; en aura été i r4^»«»ai^ ^^f;ZT]i/9^%i<l>ien |!iNd|lîer Je Seîgpeur.yQtfe Di^ii}qui, .vQua^jUff é^fb J,'^£;y {i^e fînloelbe, c'^j^tfArdÂre^ 4e Jk& ca^timté Au JS^^k^ •Q^çs^ji^rpoî Je Saiot-£i5priteofiMauQ>de ^u^q^aïuc^CbréUçj^.efir,^ hMchede MottiB i,N€i4if€s,pç»ilnf^vçitr:€,CQfm)fiC'^?iP^^ m propre puissance. et. jjuk. laforçfi^de trion .àrçfi.queje mesnis acquis toutes .ces^ cJfn^es ; niai% M\uf,€nÇfir\{qti^,que t'nt U Seijyneur tfotre Dieu qui vojtts a cld^y^-luf^/n^me Umle voire force, pour accomplir ainsi^ fai/iance, qu'il a jurée avec vos pères [Deut^yMlll, L7j. . .. , .

l'a tel averiissemeiU est suivi d'une menace toute sepd-

Uable àoelle qui se trouve exprimée sous une auti^e figure

dios VÉpitre auoi. Romains : Prenez.. garde dfi ne v.ous pas

ékver, et ienez^vous dans la crainte; c^l' si Dieu na point

^argné les branches naturelles, vous devez çrjaindre qiUil

me tous épargne pas nonplus^ et que vous ne soyez retran^

chrs à votre tour (Bom.fXlj 20). Vous périrez misérable^

nient, dit Moïse , tomme les nations que le Seigtièur i diiruiies à votre entrée, si vous êtes désobéissants à In vùvk dit Seigneur votre Dieu Dent., VIII, 20.

Moïse jointy au même endroit, ft cet oubli de Dieti dé b part dés Israélites, le culte et Tadoration des dieux ëtraÉ* gérs. L'an était ordinairement une suite de Tantre : \étà quMIs oubliaient le Dieu qui leur avait donné Fabbtt dance du froment et des autres biens du tnème genre, ili adoraient & sa place d^autres dieux. C'est ce qui se véiîft encore plus constamment dans l'ordre des choses ^iirl tiielles. Lorsque les Chrétiens viennent à oublier que c^es dé l)ieu qu'ils tiennent le pain de vie, c'est-ft-dire cette gr&ô qui ne donne pas seulement le pouvoir incertain de vivre mais la vie môme de TA me , il suit nécessairement de ce oubli, qu'ils attribuent à une autre puissance un effet é excellent; ils disent alors dans leur cœur, contre la défeàaJ dé Molsé : C'est pur nia propre puissance etpUr la force A mon bras (pie je me suis acquis toutes ces choses. A la plaM dii vrai Dieu qui seul introduit et conserve dans la poj»;éftsîon de la justice, ils élèvent l'idole du libre arbitre, met tant en liii leur confiance, et lui sacrifiant comme k uÊ t^iéu.

Moïse répète les mêmes avertissements et les mèmej menaces au eh. XI; l'occasion d'y revenir se présenten dans la suite.

Il y a peu d'endroits dans l'Ecriture où les bénédiction: spirituelles attachées au règne du Messie soient plus vive ment représentées qu'au XXXI* ch. de Jérémie. Le trait d l'abondance du froment n'y est pas oublié, verset 12 : Il viendront^ et ils loueront Dieu sur la montagne de Sion ils accourront en foule pour jouir des biens du Seigneur du froment, du cin^ dp l'huile^ et du fruit des mouton

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ti éa bœvfs : ikur dme deviendra comme un jtitdiH ftrpétueiiemeni arrosé^ et ils né sou^r iront plus la faim*., f enivrerai et engraisserai F âme des prêtres, et mon peuple cm tout rempli de mes biens, dit le Seigneur. Ce paslifede Jêrémie répond A celui du IV* Psaume : Ils m umi accrus et enrichis par F abondance de leurs fruits^ élewr froment, de leur vin et de leur huile.

Les mêmes images sont employées^ et l'abondance du fré- ■mtest promise dans Ézéchiel^ XXXYI, 29 et suiv. ; Joël y II, (9 et â4 ; et en divers autres endroits des Prophètes.

Èiat où le corps de II nation des Juifs esl tombé, pendant que rËfingile a été reçu par les Gentils.

Lorsque Habacuc découvre en esprit ravéneihent du Mevie, il aperçoit en même temps Tétat funeste de la nation des Juifs en général, et la stérilité dont elle devait être frappée. Il en est saisi de douleur et d'étonnement, et représente ce malheur sous diverses iig'ures ; celle-ci en est une : la campagnes ne porteront point de grain ; les bergeries mont sans brebis, etc. {Habac, III, il) ; c'est-à-dire que le eorps de la nation devenu incrédtile ne fournirait plus d'hommes dignes d'être appelés les brebis de Dieu, ou d'être itmparês au bon grain, et qu'une famine universelle désolerait cette nation.

Le temps de la venue du Messie était le temps où les prônasses et les menaces, exprimées sous l'image des choses corporelles, commençaient à s'accomplit* spirituellement. Ainsi, outre le premier sens qui avait eu son effet dans Tordre corporel et sensible, la menace du Deutéronorne b accomplit alors spirituellement sur le peuple juif. Il était

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prédit (Deut.y XXYIII, 51) qu'on nelear laisserait ni 6/^ r vin, ni huile, ni troupeaux de bœufs, ni troupeaux de brtbm la famine devait être si terrible qu'ils se verraient réduîlft manger la cfaiair de leurs propres enfants. On en devait veai à cette extrémité par degrés. Votre grenier sera maudit^ eÊlÊt dit dès le verset 11, et les fruits que vous aurez mis réserve seront maudits; et au v. 38 : Vous sèmerez beaucem de grains dans votre terre^ et vous en recueillerez f^ parce que les sauterelles mangeront tout... La nielle cor^s mera tous vos arbres et les fruits de votre terre. C'est ce qniK voit pareillement au ch. ^'KNlàvk Lévitique^ v. l9:Jef^ que le ciel sera pour vous comme de fer y et la terre cor^t^ d* airain. Tous vos travaux seront rendus inutiles; la ^« ne produira point de grains y etc. Dieu menace ensuite multiplier sept fois davantage les plaies dont il frapper», peuple. Il prédit, v. 26, qn^ il brisera leur soutieny c'es^ dire le pain, postqlam gonfregero baculum panis vest^ en sorte que dix femmes cuiront du pain dans un méf^ four y et le rendront au poids y et de plus qtiils le man^ ront sans en être rassasiés.

Le détail affreux de toutes ces malédictions est suivi, W dans le Lévitique, soit dans le DeutéroftomCy d'une promeap* absolue du retour des Israélites à Dieu, et de la promessi que Dieu reviendrait aussi à eux dans la plénitude de 9ê miséricorde [Dent. , XXX, 1 et suiv. ; Lévit.y XXVI, K% et suiv.j.

. La prédiction des malheurs, et celle de la conversion et di la délivrance se sont accomplies dans un sens imparfiait charnel et grossier, par la captivité et la délivrance di Babylone. Deux choses font voir que ces prédictions doivea avoir un autre accomplissement, même à l'égard des Juife i"" la force des expressions, l'étendue des biens et des mau:

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péditSy qui n'a point été remplie par ce qui s'est passé au kBps de la captivité et du retour de Babylone ; 2* le grand ■onbra d'endroits des Prophètes qui appliquent ces choses ■ temps du Messie. Aussi a-t-on vu alors, et Ton continue it foir l'aocomplissement des malheurs dans toute son étenàK, en sorte qu'il reste aujourd'hui à attendre, sur la ■ème nation, on accomplissement de prédictions favora* kki proportionné à Taccom plissement des prédictions

Koos nous contenterons d'indiquer ici deux ou trois endnUs des Prophètes propres à faire entendre que la prédic- Sndeladésolation des moissons et de la famine, devait avoir m leoomplissement spirituel à Tégard des Juifs : J^ai fait fÊedms iouies vas villes, vos dents sont devenues faibles et kmuloHtes. J'ai frappé toutes vos terres d'une indigence de pm,.. J*ai empêché la pluie d'arroser vos champs^ lorsfifU restait encore trois moisjusqu^à la moisson, f ai fait y m qifil aplu sur une ville et qu'il rCa pas plu sur Vautre, m fi il a plu sur un endroit (Tune ville, et que Vautre est imeurésec, etc. {Amos, IV^, 6). C'est précisément Télat où hoation était spirituellement réduite, lorsque les Apôtres iKoeillaîent par leur prédication quelques restes des Juifs. Od peut voir le verset 3 du chapitre suivant. Le même IVophète continue, ch. IV, v. 9 : /c vous ai frappés par un tnd hrùlant et par la nielle; la chenille a gâté tous vos jrands jardinSy toutes vos vignes, etc.. Je vous ai détruits tmme j'ai détruit Sodome et Gomorrhe. Amos explique lÛHDiième ces fléaux dans un sens spirituel, ch. YIII, v. 1 1 : U viendra un temps, dit le Seigneur, où f enverrai la ftmine sur la terre; non la famine du pain, ni la soif de Pfau, mais la famine et la soif de la parole du Seigneur. U temps de la venue du Messie était le temps de la moisson

cueille h uxoisi^qn qui les eurichit et les nourrit, qi|e ] temple de Dieu es^tbàti, et c'est Dieu n^ôme qui ^ Ç| ce choix.

On peut ^'apercevoir que nous ne iaisops auti*e clio^e qii nipéter en Texpliquanl l'histoire d'Ornan, pu Aréuna ; ^ est rapportée dans le IP livre des Rois, cja. XXIV^i /• Parai, y cb. XXI ; il y faut joindre le i*"' yer^t |iu 4îh« \ du II" livre des Paralipommes. Aréuna est appelé rQ\ ^ ri:lcriture, et il y u de Taiiparence qu'il était roi de JéçKfi leni avapt que David en eiU [ait la coqquétei puisqu'il .j| ctirtain qu'il était Jébuséen. l^ors dope que le peupla d^l raël fut tVappé en punitJQu du péché <iue David avait cqa mis en ordonnant qu*on en fit le déDoinbreuiept, l'Afil qui servait de ministre à la colère iie Dieu se tenait prèf |j l'aire d'Aréuna. Aréuna, qui battait alors son blé dao8|ffj aire, aperçut l'Ange, en l'ut saisi de frayeur et so cacha, Ij ot ses quatre lils. Kn munie temps, Dieu ordonna à Qfkvj de se transporter dans celte aif*e, ^t d^y construire v autel au Seigneur, afin d'apajser sa colère [K^r les victioii q'.i'il oitrirait sur cet autel. Aréuna voyant David qui veo| chez lui, alla au-devant de ce prince, et ayant appris de i bouche quel était son desspip, il lui offrit génpreusemei tout ce qui dépendait de lui : non-seulempnt il fournit u aire, mais encore les bœnis (|ui furent offerts et le blé néo( ^airo pour le sacrihce ; il présenta les instruments qui ^ vaient à lagriculture pour tenir lieu de bois pour consuo) les victimes. Le roi Arcttufty dit l'Écriture, fournit tout (fui ('tait nécessaire an roi David, vu lui disfrnt : Que le Sf ffiu'vr votre Dieu recuire ros vauiJ . L'autel fut construit, suc-riiice ollert au Sei^nour, <it le Seiytieur exaura iJaoi f'tt fftistint de.sr.oudre h' feu du ciel. Alors Ir Seiyueur coi manda à l'Anye de remettre so/i épée dans le fourreau ;

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