LES ÉPIS, LES MOISSONS KT LES ]>AINS
^'ilfit. Et à r heure même, David voyant que leSeitjnetir hrait exaucé dans Faire dAréuna ou Oman Jéhuséen, lai immola des victimes.
LËeriturerend aussitôt une raison, soit eu général dece
fttOavid avait sacrifié dans ce lieu, soit plutôt de ce qu'il
mit continué d*y offrir des victimes [I. Parai. ^ XXi. 29) :
h ttbemacie du Seigneur^ que Moïse avait fait dans le'dé-
mt^tt Pauteldes/éoiocaustes étaient alors au haut lieu de
Mmm;et Davidn'eut pas la force d'aller jusque-làpour y
tffrir sa prière à Dieu, parce quil avait été frappé d'une
Èop grande frayeur. Cependant on ne peut douter que de
k part de Dieo il n'y eût un mystère dans lo choix de Taire
f irénna. Car outre que cette aire était sur la montagne de
Mm, où Abruliam avait autrefois conduit son fils Isaac,
kIoo Tordre de Dieu qui lui avait désigné cette montagne
foarlelieo où il devait immoler Isaac, voici ce que nous
faooH (//. Paralipomènes, III, 1) : Salomon commeîiça à
Utir le temple du Seigneur à Jérusalem sur la montagne
éiloriay gui avait été montrée à David son pare, et au
far même que David avait disposé datis l\iire d'Oman
Hhuien. Ainsi le temple du Seigneur fut bâti sur le terrain
fm étranger ; et Taire d'Oman, qui avait été en bénédic-
fau tandis que tout périssait en Israël, devint très*prouip-
teiBent le centre de la religion du vrai Dieu. Il fallut cher-
éerchez cet étranger une ressource contre les ravages que
répée de T Ange exterminateur faisait parmi le peuple qui
mit reçu les promesses.
Si les douze charrues d'Elisée, dont il est fait mention
!il/. Hois, XIX, 19), figurent quelque chose, on aurait pu
kl placer au commencement de cet Article : mais il aurait
éiéhpsoin d'un trop lontr discours pour faire voirlajus-
^«Mîdc Tapplication.
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LIS tnSj LES MOISSONS ET LES PAINS. 237
ftnr se restreindre maintenant à ce qui regarde la corn- I de rÉglise, il est visible que les premiers siècles lété des temps d'abondance. Ceux qui en avaient la corn» I de la part du Père de famille répandaient la semence ik parole avec application; de jour en jour ils défrii des campagnes nouvelles ; les déserts autrefois les i devenaient fertiles sous leurs pas. Les champé par les pères (ou selon l'hébreu, par les pauvres) Épkms de fruits^ est-il dit (Prov.,XIlI, 23) ; et au ohainivant, v. 4 : Où il rCy a point de bœtifsy la grange t; mais la force du bœuf paraît clairement où Fon Jle beaucoup de blé. On sait que les bœufs ont été I par saint Paul comme la figure des ministres de île (/. Corintà,, IX, 9). Dans les temps heureux de non-seulement les ministres étaient en grand t, mais leur zèle était infatigable ; ils arrosaient le de leurs sueurs, et souvent de leur sang; leur lit les bénédictions du ciel sur leurs travaux ; I de la grâce tombait avec abondance ; Taire du Père '4mille était remplie, ses greniers étaient sans cesse ktta pour recevoir le bon grain ; le pain de vie était bjboéy et le monde entier, ou du moins les parties du ide qui étaient connues alors, étaient nourries d'un pain taire.
ependant l'homme ennemi forma le dessein de traverser ftogrès ; il trouvait de temps en temps le moyen de sur-* Mr Fivraie, pendant que les laboureurs étaient endormis. BHpi'on se réveillait assez promptement pour s'en aperceir^QiiVarrachait facilement sansfaire de tort aubon grain. I fois on ne le faisait qu'avec une extrême peine et de dommages pour la moisson. Souvent on a perdu, i effet de pareils malheurs, des portions considérables
2Mi TROISIÈME SYMBOLE.
ia Religion reçue chez les Gentils, sujette k différents saccès, êém '• • = . M • ^ *' difféirence éii temps itft des lienx.' i ^
.ii • . . .. . ' .-, .
La-parole de Dieu annoncée est le principe et lasemM de la moisson -que Dieu recueille parmi les.hommtsSé.Or prédication extérieure n'a pas toujours le même saoQi C'est, ici le lieu de' placer la parabole des semeneesy qtte.to le monde a présente à l'esprit. Toute* semence ne geri pas; tout ce qui germe ne croit pas, tout ce qui croit ] parvient pas à la maturité; il ya un peu de bonne tu parmi beaucoup de mauvaise terre; et ce qui tombes la bonne terre rapporte son fruit, quelques grains rends cent pour un, d'autres soixante et d'autres trente. -^
Cette parabole se vérifie dans tous les temps ; mais il^ des temps où le grain qui fructifie est plus rare ; il-y ad temps de famine, et des temps d'abondance. Il y a ausnd temps mitoyens entre ceux-là. Quelquefois certaines oo trées seulement sont frappées de la famine; d'autres foû famine devient une plaie universelle, et alors un petit noi bre d'hommes sages et prévoyants sont seuls préservés, e et ceux à qui ils font part de leurs biens.
Combien serait-il facile de raconter l'histoire de l'Ég] sous ces symboles ! En premier lieu viendraient les schian et les hérésies, celles qui ont commencé, ou du moins i se sont terminées par le schisme. Les chefs de ces comn nions démembrées ont prétendu recueillir leur moissoi part ; et c'est sur eux que tombe la malédiction pronoiK par Jésus-Christ (5. Matth.^ XJI, 30) : Celui quinestpo avec moi est contre moi : et celui qui rx* amasse point a\ moi dissipe.
LIS ÉPIS, tSB MOtSSOKS ET LES PAINS. 237
Aor se restreindre maintenant à ce qui regarde la comofooderÉglise, il est visible que les premiers siècles miéié des temps d'abondance. Ceux qui en avaient la com- ■»oa de ]a part du Père de lamiUe répandaient la semence A 11 parole avec application; de jour en jour ils défriot des campagnes nouvelles ; les déserts autrefois les I ffevînonltes devenaient fertiles sous leurs pas. Les champs I mUm par les pères (ou selon Thébreu, par les pauvres) mipleins de fruitSj esi*il dit (Prot;.,XIII, 23) ; et au cha- I fibe suivant, v. 4 : Où il n^y a point de bœtifsy la grange Mtf râfe; mais la force du bœuf paraît clairement où F on I namlle beaucoup de blé. On sait que les bœufs ont été I gardés par saint Paul comme la figure des ministres de 'lÉnngile (/. CorintA., IX, 9). Dans les temps heureux de i^^^ise, non-seulement les ministres étaient en grand iSBhre, mais leur zèle était infatigable ; ils arrosaient le Éamp de leurs sueurs^ et souvent de leur sang; leur ■ attirait les bénédictions du ciel sur leurs travaux ; ipluie de la grâce tombait avec abondance ; Taire du Père a famille était remplie, ses greniers étaient sans cesse irerts pour recevoir le bon grain ; le pain de vie était drtrîbaé, et le monde entier, ou du moins les parties du oode qniétaient connues alors, étaient nourries d'un pain Intaire.
Cependant Thomme ennemi forma le dessein de traverser sa progrès ; il trouvait de temps en temps le moyen de sur-* snier Tivraie, pendant que les laboureurs étaient endormis. onqa'on se réveillait assez promptement pour s'en aperceoîr, onl'arrachait facilement sansfaire de tort aubon grain. ^antres fois on ne le faisait qu'avec une extrême peine et de tands dommages pour la moisson. Souvent on a perdu, aran effet de pareils malheurs, des portions considérables
2S8 TROISI^JIE SYMBOLE.
du chaiD(l ; telles ont été les régions oœupées par les Ne§b riens, les Ëulychéens, les Grecs schismatiques, ete., «l dv les derniers siècles par les Luthériens, les Calvinistes^ I Anglicans, etc. Peu à peu Tivraie s'est tellemeai répai due par tout le champ, qu^il n'a plus été possible de Vm racher. : i
On voit que nous ne faisons que suivre la paraboles rÉvangile. Cette ivraie, ce sont les mauvaises mœurs^ ll4 simples fidèles, 2*" des pasteurs ; ce sont les abus, les nM cbementsdela discipline, les fausses maximesen tout geM L'accroissement de l'ivraie, c'est la multiplication db iq fausses maximes , et encore plus une espèee d'autoflil qu'elles acquièrent; elles s'affermissent et poussent .4| racines ; on ne peut plus les arracher sans se mettre eu élà ger d'arracher en môme temps le bon grain, ou du. ma^ sans l'exposer à un grand danger, et cela quelquefois d«i toute, ou presque dans toute l'étendue du champ; en ^ mot, l'ivraie est alors en un tel état que, si on entreprem de l'arracher toute à la fois, on ferait dans le champ un fi vage irréparable. C'est le cas dans lequel on ne peut ph remédier aux maux de TÉglise par des séparations de oon munion. Mais qu'arrive-t-il de là? L'ivraie subsiste, et que ques soins que Ton prenne pour en arrêter les progrès, el se multiplie et se fortifie de jour en jour. Tout ce que Vi peut faire alors, c'est de sauver un à un quelques grains, de procurer avec des soins extraordinaires que quelques é( parviennent en maturité : on trouve encore à glaner, nu non pas à faire pleine moisson.
(Cependant il faut attendre avec patience que le Père i famille envoie des moissonneurs, c'est-à-dire des ministr revêtus du degré d^autorité nécessaire pour rétablir tout choses dans le temps et en la manière qu'il lui plaît ;
LES FPIS, LF.S MOISSONS RT LKS PAINS. 23i4
abnilse fait une moisson ;soii la dernière moisson après kfKlk^ il ne restera plus d'ivraie mêlée avec le bon grain, M98on qui esl réservée aux anges pour la lin du monde ; 9IÎI une moisson pariieulîère, telle qu'il s'en trouve de préilesen divers endroits de rÉcriture. C'est ce qui aiTive knqoe Dien, maître des événements, dispose peu à pen les énes de manière que ceux qui gouvernent l'Église en son Mb se IrouTent tontàla foisassez courageux et assez autoiWs pour détruire les abus, on pour séparer de la commu- M eitérieure de TKglise, en observant les règles, ceux fidemearent inflexiblement attachés à ces abus. Pour rap- |Meriei quelque exemple de ce que nous disons, on ne pas entièrement de TKglise les Ariens loi-squ'on le [, mais lorsqu'il plut h Dieu, c'est-d-dire lorsqu'il mit Mminidtres en état de le faire en suivant les règles.
Sirévênement dont parle saint Paul Hom., XI, 22) s'ac-
AB^lit, si Tamaft des branches étrangères auxquelles il
ittow la parole vient à être retranché : Alinqmn pt
ttiKid^ris^ alors il arrivera une de ces moissons parti -
nbères qui est apparemment la pluâ remarquable de
Mes celles dont il est parlé dans TÉcriture. Au<si l'K-
ffitire anoonce-V-elle par rapport a ce grand événement
Jherses circonstances importantes, entre autres quÉlie
m/ira. et f/fi^il rétahlira toutes cff oses S, Mtif th. ^Wll^
Ml'. Il aura fp pouvoir de fermer Ip cie/, afin qu'ail ne
\mhe point fie plutp durant un cprtnin temps LApocnlypse.
XI) 1) : c>st ce qu'il u lait autrelois dans Tordre Jes choses
corporelles et sensibles. Il pria ensuite, dit saint Jacques,
Vl8, et le ciel donna de In pluie, et In tvrrv produisit sou
\mif. Ainsi, dans son premier ministère il l'uut distinguer
irax choses: premièrement, des campagnes désolées: secoii-
Arment, Vabondance et la fertilité renchies lorsrpi'on avait
moins sujet de s*y attendre. Ce sont^ en d'autres termes, 1 branches naturelles entées dbiliMuireau sur leur tronc, pendant que ^ij^^jPj^ul^ i^ç^}]|sjj^jp;^i^sente d'une aut part les branches étrangères coupées à cause de leur délitëJ^»'> oh liiiiiiiii I ^<-: liq-j^ol :>!!-i'iiiiiM><'| uU mu&ritVA
1 Ofltqr^ lopie dons viêiia»i<dè prmd<tei1e4erfciie^( daniilai^iMBKvh .Hu^templDj^dans. le pa«alAiltt**| i c-tt^à*W[tE»i pbbr<itfitkmpii'dùi Tôfi fQcuèilteiMquÉiedli di«iiIëi)oixéiDpSy^6l'p&'t^foit|ié disewqei^idnft Aettl dQiban>gfdi«fi OiipNflDdtfi9-£leuvént<iéterBVé^t|aÀBi seilqj^l^ifaUiBÎgtiiâÉ/nb&^é <{ùis6 Orilloqsqu^^lBi maîBoteov.dbelsesJmèknesiqm' sont moissctaixéptti'ieduiiib j grain^laipoilleptes^^épifty 'dloi C'est^dn» eB'deteieqniik i esicmplotyiA'lpffiqiie'^s Prpphètes^^prédîseiift 'le8<^ rÉgli6etsoqsi4e symboUi de^ 'madbêurs^qui' aDri^étailM moissojî.^'i -jI ■■i:'.. >■- 1 f^î i^« i. ./; r- ".i.r.< «...l yiiuc'lAj(|
L€i«làétàn^e deTiT^ien^e^tpas lâi seiileiinat^6qii0»lftiUi|^ ture aîit-ismployée^^ar représenter eeS'malhetifBiiQ^ fois les temps sontst malheureux qiie l'on «e peut &i^M^|riy^o, ni recoeiUip; d'autres fois les ennemis surnennent et' Mlll:\|^ gent oe q^ a étéseiné. Si la semence pdnsscj, ilairiVer«^[A| ^> . les mois&ons'périront par la séohei^osse; eltei) serontrsral^ ^^ par les insectes, par kt grêle, par la' niellé: et- ^par4ttllti| ^., sortes d'accidents imprévus. Le grain propre à soutenirli ^ vie des hommes deviendra extrêmement rare ; on ne'poolW en obieuiv qu'à ioree de dépenses et de travaluz; < Qoelqielois ite painy par- un matheui* inconee vable, • n'aura pla| él§ vertu de dourrirvles dents des honmies n^auronl {iluftàiv force de- le manger. Ce sont t6uteiï ces imageSy-queittOOi avons cru qu'il était à propos ^rapporter de suMe^qtM Vnm voit répandues dans les divers livres de l'Écriture- sainte ; nous en allons rapporter les passages. *:i.
duèt.etde rÉglise,- Lorsqu'il »inU enil^yptr,) il !UpédHy:pac des songeS'iûiraouljNiK, quUA.«emt'Uii taqveor de sa propre famille ; mais il le (teviîntpft-* mot iea -JÉgtyptîeDs^ Après quelques aiuiée8.d'fauwi4> et4apenéGaiiony.U est élayé eu ^loire^ .et son élë^ eoDsiste à présider-à< toutes. les. moisâons: d'Egypte^ idepK>phétie>doniil était revêtu, lui fait aanoaoer BmpS) et son ministère parmi. les Lgyptiens devait rlagé entre ces deux temps ; c'est pourquoi /la (^a^sse le les mesures qu'il faut prendre par rapport à l'uh atre. La sagesse de Joseph est celle de la fourmi. e des Proverbes nous renvoie à l'école de la fourmi pprendre à devenir sages : La fourmi, est-il dit, i ni chef, ni maître, ni prince, fait sa provision du- My et amasse pendant la moisson de quoi se. nourrir ,VI, 7). C'est pourquoi au ch. XXX, v. 23, la race irmis est placée au nombre des choses qui étant trèsi soDt plus sages que les sages mêmes : Les four- » petit peuple, qui fait sa provision pendant la m, temps de la prédication de l'Évangile parmi nous a
243 rnotsi^.MR sysibolb.
r Egypte. \o\\'\ le temps de la conversion desnations, dan ces siècles où TÉglise , étendue depuis TËspagne josqa'i l'Ëuphrate et au delà, fructifiait abondamment. Le labon reur alors était dans la joie, parce qu'il recueillait le irii de sa semence; les fidèles étaient instruits et touchés ; onJc nourrissait partout du pain de la parole de Dieu;^«l pain leur était préparé par des économes intelliganis i fidèles^ qpi avaient soin de le rompre et de le proportioudl à Unn forces; les instructions étaient tout à la fois s<rfii9|l et intèlUgibleSy et elles Tétaient pour la multitude, et/fliri paâ seulement pour quelques savants. ' ^f4
Les sept années dabondanceyConXmne Joseph, seront^téH vie$ de sept autres dime si grande stérilité qu^ elle fertp^ hlier toute fabondanee qui taura précédée; car la feutSÊ^ consumera toute la terre; et cette fertilité si extraordinii^ (des sept premières années) sera comme absorbée parfeà trime indigence qui doit la suivre. Le conseil que donll Joseph fut de se préparer aux années de disette penâÉl les années d'abondance. Qiie Ponpreime, dit^il, du blé êà années d* abondance ^ et quon le réserve potfr les sept amdà de la famine qui doit accabler F Egypte, et que ce payêik soit pas consumé par la faim . - -'M
Conformément à cet avis^ le blé fut soiré dans les gfi niers publics, et se garda dans toutes les villes sousla pdil sanœ du roi. La famine survint au temps marqué, toutafl terre en ressentit les effets. Une grande famine survint dm tout le monde; maiSy par la prévoyance et le soin de JosepI il y avait du blé dans toute F Egypte, On ne pouvait pli néanmoins jouir de ce blé avec la même facilité que daa les années fertiles ; il n'en croissait plus dans les campagne pour en obtenir, il fallait recourir à une voie qui avait qw que chose d'extraordinaire. Le peuple y pressé de la faniiti
f.E5 ÉPIS, LES MOISS4)NS ET LES PAINS. 243
^riiâ Pharaon, et lui demanda de quoi vivre. Mais il leur
ià: Allez trouver Joseph.,. Et Joseph ouvrant tous les
mien, vendait dubléauxÉgyptienSy parce quHlsétnieiH
tÊHrmentà eux-mêmes de la famine. On venaitde toutes les
\jnciKe$ en Egypte pour acheter de quoi vivre, et pour
I tmter^lque soulagement dans la rigueUr de cette famine
\fiemssoii tous les jours dans toute la terre.
Tds mat les eaiactères des siècles moins heureux de
iH^ffise. Le pain qui fait vivre lésâmes, lagrÀce, rinstrac-
tfarsûot moins abondantes; le froment de la parole de
llea Y est plus rare. Dans les premiers siècles, toutes les
[iq)ignes fructifiaient, on recueillait le froment comme
[|ir on ordre naturel et réglé ; partout où il y avait des
Fériliens, dans les moindres églises, dans les lieux les plus
[Mes, chaque fidèle trouvait rinstruction qui lui était
f linsiire. Ils avaient communément l'Écriture sainte entre
la mains ; non-seulement il ne se trouvait personne qui
kv fil un crime de la lire, mais de plus, on ne se conten-
U pas d'établir spéculativement les avantages de cette
Bte lecture, la pratique répondait aux maximes. Chaque
iièle recueillait ce qui se lisait de TÉcriture dans les assem-
Hèes ecclésiastiques, parce que cette lecture se faisait dans
BK langue entendue du peuple ; il en était ainsi des prières
dtla Liturgie, etc. A cela se joignait, comme nous l'avons
déji remarqué, l'assiduité des pasteurs à instruire de vive
liîx, et i proportionner leurs instructions aux besoins des
fmfies. L'observation de la discipline dans tous ses chefs
élnt une autre sorte d'instruction ; et la sainteté des mœurs
àm chrétiens était une preuve que Teffusion de la grâce,
jÊÊ dans le sens le plus précis et le plus étroit est le pain de
?ktQtj était incomparablement plus commune qu'elle ne l'a
rté dans les derniers siècles.
24i TROlSIÈ!»fî SYMBOLE.
Dans ces sieçljes malheureux, qui pourrait compter le
.'•<il ;-. f r-.îi» ■•]^ ^-M •) .;.î:î^ jj;.u ■']».!. lî^iL AuftlâM
éelises. les paroisses, les contrées entières où lesiideM
3 i .*-u"iiA j. ' = i.:»*/-,. , :. /..!'i-!j," si«-^' ■■•; • ly Ji / Il n oqt aucune instruction, ou bien n en ont pas la ndresnt
suffisante ? Les pasteurs sont muets, ou ne pcfuyent fourni
à toqt; les peuples ne comprennent point ce gui.se lit qai
j-r. iVfnrf^. .f^..- --^r- /î^.:' -.. . ^- .[.•...;> -.b ^.LjiûTi 163 éfflises en leur .présence ; et malgré les lois expresses 9
concile de Trente, il ne se trouve personne pour le lei
expliquer. £n une infinité d endroits, on pose pour mai
qu il n est.pas a propos que le peuple lise rhcriturelBaK
^•mîi.ir' tir ',]'}'■+' .'^i ilf'y . -."iiTr»; -..■ - • ïtim. /.L»i\ij;^
etjine la.litpôint : en d'autres lieux, on convient qu faudrait lir/e, et cçpen^ant on ne la lit iias non pluj. (m
supplée poinjt à ce défaut par d'autres lectures soliaÀ
•inrf^.r .*] '►..- ;•■ .iJM. ,^rr .;,.;, . r .... :^,.. i^-j^^
par des instruction^ assiques où 1 on aurait soin de pr ser aux chrétiens les vérités que TLcriture contrenf.' la famioe s'acprolt et dévore le^ familles et leç peuple tiers, pans ^çs.temps^ il se trouve des marchands trom] qui se réjouissent de la famine et désirent de la voir augii ter, afin d'avoir lieu de débiter leurs marchandises. C'e de, tels hommes (ju'Amos adresse la parole : Écoutez a vous qui réduisez en poudre les pauvres, et qui faites m ceux qui sont dans F indigence ; vous qui dites : 'Quaixaft ront passés ces mois où tout est à bon inarché, afin que nM vendions nos marchandises; quand finiront ces semàmt ennuyeuses,, afin que nous ouvrions 7ios fjremers, qtte nou vendions le blé bien cher et d fausse mesure, que nousmwn de faiisses balances,., et que nous vendions aux pàuvre$% cribhiresdu blé? [Amos, Vlll, i.)
Cependant il y a du froment, l'Église ne peut jamaisc manquer ; mais, comme cela se fit du lomps de Joseph/iïï renferme; dans les magasins, d'où on ne le lire que par orS du roi . Autrefois, tous les fidèles en général étaient instrnH maintenant ceux-ci le sont, ceux-lA ne le sont pas, et ce d
LES ÉPIS, LKS MOISSO.NS KT LKS l'AlNS. 243
eeraemeotseiiailparla volonté du grand Roi ; celaestuu effet delà prédestination' au milieu hiéiiie de TKglise.
/l y a encore une ou deux eirconstanrcs a èbsôrVer. Ku
pmii'rlieu,pour avoir le bon pain, c'^esl an\ sir'clek d^alion-
juqice gu^l fauf avoir ix»cours. Il n'y acte sâînc noumt'ure,
â|£ut de doctrine, que celle qiiî'nous vient dès sîiîrils Pères;
I Jevs écrits sont les màcrasins ou H faiil aller chercher le
[ m froment. Celui qui voudrait se nourrir de ce que la
àm produh fl^eUeymânie, sans que Ton puisse rériipriter
■pgn'aux années de fertilité, courrait risqué de' s'énïpoi-
■ûefi ou mourrait de fainu A mesuré queTon avance
les années de stérilité, la difficulté d'obtenir le bon
nt. augmente. Pendant les années dé 1â slér'flifé
^ ^pte, oulre les refjuétes qu^îl fairâil présenter et les
■invements qu'il était nécessaire de se donner, il fallait
ôeore acheter chèrement le pain de vie ; enfin, il vint un
âsps où Ton ne pouvait plus en obtenir qu'en se â'épouil-
P de tout.
Best maintenant aisé de comprendre comment la sagesse Je Joseph s^exerce dans le cours des divers Ages de iTÉglise. Hbire sa^esseànous, qui vivons dans les siècles de stérilité, aide rechercher avec soin la boime nourriture qui donne iiTiei de Tacheter à quelque prix que ce soit, de nous donner him garde de prendre le change en recevant la nourriture empoisonnée que Ton nous présenterait, ii la place de celle pie nous fournit le vrai Joseph. Ne négligeons ni prières, d soins, ni travaux pour obtenir de lui que ses magasins ODS soient ouverts, puisqu'il n\' a que ce moyen de coneprer la vje. Celui qui manquera de taire ces choses n'est aire que le paresseux dont il est parlé au ch. XXIA' des Proverbes, v. ^(S\Sonrho)iqn't y/ rh/ita so/ttjt/einsfhfrfifs^ î A?A épines en couvrent Iff snrftu.e. l'/cst lui iini est rcu-
voyé, ch. yi, à Pécole de la fourmi. L'indigence, esUil i au verset 41, le viemha surprendre comme un homm^i marche à grands pas, et la pauvreté se saisira de lui comfi un homme armé. Que si au contraire , poursuit VI sacré, vous êtes diligent , votre moisson sera comme source abondante, et t indigence fuira loin de vous. '
Tous ceux qui s'attachèrent à Joseph et entrèrent ( ses vues furent préservés des malheurs de la famine, années de stérilité se changèrent pour eux en années d'afacMiiki^ dance. La source ordinaire qui produit rabondance filtij tarie, mais ils retrouvèrent dans la sagesse de Joseph im^ autre source qui fut intarissable : Votre moùison sera camMtt j une source abondante j et Pindigencc fuira loin de vous. i
Voilà en abrégé une image instructive des temps heurear m. et malheureux de l'Église. Suivons rÉcritui*e dans lesdé^ *: («ils où elle entre sur cela. ^
(Continuation du même sujet. -^
En rapprochant l'histoire de Salomon de celle de Joseph-, ^ l'abondance du règne de Salomon figurera la même cbMe ^ que les années de fertilité d'Kgypte, c'est-à-dire les sièclM , heureux de l'Église. Un des principaux objets par lesqueh l'abondance de ce règne était désignée, c'est la prodigieuse quantité de farine que l'on fournissait chaque jour pour là table de Salomon^ savoir trente mesures ou muids de fleuir \ de farine, et soixante de farine ordinaire. Douze intendants établis sur tout Israël avaient chacun leur district ; chacun fournissait ce qui était nécessaire pendant un mois ; ainsi les douze ensemble remplissaient Tannée. Cependant le peuple dp Juda rt d'Israël était innombrable comme le sahh^
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