‹ Histoire de la Religion représentée dans l'Écriture Sainte sous divers symbolesChapitre 20 sur 42 · LES ÉPIS, LES M0I8SOXS ET LES PAIXS · texte numérisé non relu

LES ÉPIS, LES M0I8SOXS ET LES PAIXS

dent, que TÉg^lise dort jouir d'une abondaDce extmordintire dans le temps de la conversion den Juifs, et quelle en doit jouir dans la pcfi*sonnu des Juifs oonvcrti.s et daus la pÉrsoune de tous ceux qui participei'out à leur bonheur ; seiDondement, qu'alors d'autres hommes soient livrés A la flmiihe de la manière la plus terrible; supposé, dis-je, que œs deux choses soient arrêtées dans le conseil de Dieu pour s^aecomplir en leur temps, elles auront sans doute l'une et Tantre leurs progrès, elles auront leurs préludes, leurs corn- Dienoements, leur consommation. C'est ce que nous allons roosidérer.

Eices des malheurs qui précèdeai le temps de la miséricorde. Bénédictions singulières qui, dans les vues de Dieu, sont un effet anticipé de ce temps de miséricorde.

Le temps qui s'est écoulé depuis saint Paul , et surtout depuis ses dernières années jusqu'à nos jours, appartient certainement au temps des Gentils, puisqu'ils font le corps de rÉ^lise. Au contraire, le temps ({ui s'est écoulé depuis le jour de la Pentecôte jusqu'au concile de JériLsalem, ou si l'on veut, jusqu'à la conversion de saint Paul et de Corneille, était le temps des Juifs, puisque l'Eglise était aloi's cmnposée de Juifs. Or, saint Paul nous représente, dans VEpitre aux Romains, les Gentils qui entraient dans l'Église à la place des Juifs, comme les émules et les rivaux des Juifs : Pour tâcher d^exciter de Fémulation dam fespfit des Juifs qui me sont unis selon la chair IRom.y XI, 14).

11 met en parallèle quatre événements: le premier, la itMiversion des Gentils; le second, le retranchement des Juifs: le troisième, la conversion d«*s Juifs ; le quialrième, le

2&i<.' ' TaOISIÈMB SYMBOLE»-

reMnehement d«9 branches entées à tÀur^p]»c|r4 ' Si to^M^ poitkav x)U3clrvée>ip8fr aaipt.ifttUl 'bsttgardét^^Ufcfas^ifèrtttMQJ msntv il «rt HMovIfeste qiw teius' les roàHiaiir» awîiié^^^Jkfqjiip amvfranbaaxU3eaills depuis qu^ls-oiU éMtetittdh^tsidiM||| rÉflitô j(i )c6B Gentils^: idis^je-^ Àiqai saiaA PabljadÔMMqM parole, et qu'il désigne soos le nom ie bivaiché^^lirtti/igéiÊim insëvtefiià^a^jplateâei Jaifs)^ queto88^eel) malheur^ «oosMahi^ prékid09 plus OU) ^ moins éloignés, dp ' retour t dés - Jbifr ; '*|n4d| ludes'f fumâtes mi eua^mènfsSi niais i^i ne: lairtfenb flsfMdfd prépbvep^es voiss-àHB événeinèak'hettdiettKy UJr'Hj n / gaoM

Npus'tevotis parlé en générai' de ces malhean(dbns<l!AaiH^ ticle^Kv'mids nous nous bornerons maintenant/ à icfoalqMëj chosede plus particulier, c'est-à-dire que noas nbifefinpôt^M ron)» aux traits qui \ont un rapport plus immédiatà là^ooà^ ^ veteidDi des Jtiils, et par conséquent à ceux quiréprésentprittlt ces fDolheurs montés è un certain degré. ^ ' '.! l ioaioll

Ily ftdoBC des degrés de famine, qui ne prépwoHt qoean de loin à. In événement delà conversion des Juifs. Il y/àfaasi une\famine qui suivra cet: éiëuemeut : cetteiamine «pîfè4e«| tueUe n'aura lieu, ni à l'égard des Juifs convertiSy' iaè4n) l'égard des Gentils qui seront alors fidèles. Mais avant oala^u^ il y^ a un degré de famine qui prépare immédiàtement\ tuv l'événement de la conversion des' Juifs et qui la rend néces4\U saire. Or> en est-on venuà peu près au temps de ce surcrolb^q de famine; il est de la sagesse de Dieu de disposer dèsléksM\ toutes cliosos pour l'événement qu'il médite et -qui: doîfeV être un remède éclatant des maux de l'Église. La conver^^v sion des Joifs sera une grande moisson, et il y aura des pi^\i\ miees de cette moisson. Ile sera une distribution dè^UAu! abondante, et il s'en fera par avance quelque largesse iÎKH^ ^\ pinée. Cette largesse faite dans le temps d'une grande disette, ces prémices dans le temps que tout pérît^- seroilt

LES ÉPlSy LES MOISSONS %! LKS PAINS. 265

dttdiQflea' capikb)e«ide ica^Qrvd^:biiiâNrp9is9i)viiuÛ3iilQS

fiÉpiric^sfkjaèfur^ idoilbiAiacif^Qij^ veoomiAiHSMicev /}iûi d/oj^iluil > vîenf^ »iD6^ ibonheuc /et) .ài i}uoi i :fiiMeiurstdQivpnt 3^ teiimiiieDj jCleal rÉcritiiç^l j^4QU>éokîmr^fiesMUeâ,'^«autox^ lu .•»!(.' jh

y.danliMS /^0»iMfiiralto7iJ^iiD4iusifait.ii,9ajpéiAti^ dbîUétBl d'uA peupler, qoi.'étailiiaéianoioiil^mbQte ikfbiiylf dfliKtti; «félajU li'aocQRi{iliflse<n0ot<de oeqwjUQuèr sfODSYu prédit pav tÉaéobklidaQS^leSiipassftgesi'ii^^^ 6^4ialisii9^< ArUoldlX ^« He nous lacrâtons qu'«iiiitcai(s^ir{ufi ■a«pieDV'l'exoè8ido.la.£aiBÎD6. Jtmf le peufiJe (dttiJéiUs^fj Iw^jiaali-îl.dH ^ijea^ien^, J» il)» est fians\i€Sijiémé^fnmnta,, tî cherche idu pain ;MsroM éimnéiout. en qwilsr^ivaUutdù' ptm^tmieuf^ pour trou uer tJr . guai soutejiitt kur\vieiy Et auverset 19 : J^ ai appelé mes, amis^ietilAont'êrûmpé'.moïi^^Bé'^ • y«Mf .* 'J»f$tfpniire9i€iiifÈe;fl.9imUards'mU étérO^isunté^dMÏ k mlky iM-sfu'its v^uiaiànù JcàercAeii * ^eijfueMôitnriitine, powi Bfiiienir ^kur vie. i(/Wivilf^« li]|>: Mesiyeiix^se^autiàf^ii faéki à^^rtede verser des larmes.^, envoyant y les petéÉs*. emfmÈtis :el ceuss fui étaie/U] êucore.à la.mameUe^ Éoàtbev/ martsidanêiks places de, l^v^llej lis disaient à leurs méfies ; Oii-esi.k blé^.oé e$t le vÀn?-- lorsqu'ils itombaiefijA'dansiles pkœs àtia^ vUle^ pomme sUl6\ euti^etii têé blesses à m^H, M ' fH4k\reMdaieniileure dmêà entre-les, éras 'de kuf^s amènes. Vefent 20 ; Voyei&f Seigneur y et considérez yuei est k peuple' fuevous aixek readagé de cette, sorte. Est-^il- ddnc. possébki fUêk^mèresiaoknt réduites -à manger,, k fruit dé. Jeùrs enireilks, à^ntanger, de petits enfants, qui ne sont pas piusi grands ftiei» ttmiVi? i|bid»,iYy 8 : hsnisago des Muba*^^

266 TROtSTÈME STMBOLE.

réeua est devenu plus noir que leé charbons ; ils ne a^^^^ phês recormaissables dnm les rues ; leur peau est eolUe ':^ leurs os, elle est toute desséchée^ et elle est devenue coi^ ^ du bois. Ceux qui ont été tués par Fépée ont été plus ^&« reux que ceux qui sont morts par la famine ^ parce ,^ ceux-ci ont sonffei*tune mort leiUe^ étant consumés pt^ p^ • stérilité de la terre. Les femmes tendres et compatisscrp^MJ ont fait cuire leurs efifants de letirs propres mains; lem^ enfants sont détenus leur nourriture dans la ruiné d& ■ fille de mon peuple, Knfin au cli. V, v. 9 : Nous alh chercher du pain pour nous dans le désert, au travers i épées nues, et an péril de nôtre vie. Notre peau s'est brùm pt s^cst noircie comme un four^ à cause de Pextrémitéde faim.

Ce dernier endroit fait voir qu^au milieu de la famine, ë ne laissait pas de trouver, quoiqu'au péril de sa vie, de nourriture. Après la prise de Jérusalem, les Juifs qui ava été laissés par les Itubyloniens sous le commandementdel dolias, et ceux qui se rassemblèrent autour de lui en Judé recueillirent du vin et du blé en abondance (Jér., XL, IS Mais cette bénédiction passagère fut suivie de tant de i heurs réels et durables, qu'on ne peut la regarder cornue ^ le gage et les prémices d'Un l'enouvellement. S'il faut che^^' cher des effets anticipés de la grande miséricorde que Die** avait promise, on les trouvera plus véritablement dansl^^ marques de protection accordées anii Juifs transportés S^ Babylone. Yoilà ce qu^on peut légitimement re^rde^ comme les avant-coureurs dil rétablissement de Jémsaleni^ du temple et de la nation, et comme des effets anticipée d'une miséricorde qni ne devait se faire sentir dans son étendue qu'à la fin des soixante et dix années que Dieu avait manjuécs pir la bouche de Jérémie. Cependant, mnlgrë 1»

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