LES ÉPIS, LES MOISSONS ET LES FALXS
Ce qne noas disons des frères de Joseph, il le faudra dire i de Jacob; aatrés sont ceux qiiMl figure depuis que oeeph lai est connu comme étanl Pun de sa famille, et lires cenx qnMl figure lorsqu'il reçoit déjà de Joseph la Mifriture qai le fait vivre, sans envisager en lui d^autre calefère que celui d*tin sauveur qui fait vivre tonte l'Egypte t tous ceux qui ont recours à lui.
Serait-on surpris de voir figurer par le même homme, remièrement les Chrétiens de Jérusalem, et ensuite ceux ae les Apôtres convertirent dans les provinces de l'empire, k qui, étant gentils d'origine, furent entés sur les Juifs déjà brétîens? N'aperçoit-on pas assez de rapports entre les Met les autres pour les regarder comme les portions d'un lème toot? N'est-il pas même véritable que Tunitë est in- ÉBparablement pins grande entre les Chrétiens juifs de Étion et les Chrétiens gentils, qu'elle ne Test entre les Juifs feld la chair dont les uns croient en Jésus-Christ et les ilres le rejettent. Et puisqu'il est im|)ossible, sans renttser tout Tordre de Thistoire de Joseph et de ses frères, Ib regarder d'abord ceux-ci comme la figure des Juifs ; obtentons-nous de dire que ce qui se passe, soit à leur égard, IM à regard de Jacob, jusqu'au temps de la manifestation Ide la réunion, est une figure de ce qui doit être le préide de la conversion des Juifs. Ces distributions de blé êangëres, qui leur sont faites si généreusement et si mysfrieusement par Joseph, figurent de pareilles distributions (û se feront dans le fort de la famine, antérieurement à la Uribution générale qui se fera à la nation des Juifs lorsfa*élle sera convertie. C'est à cette distribution générale et permanente que répond ce qui est dit, Getiése, XLVII, 1 1 : JosepA, sehn le commnndement de PharaoUj mit son père
er se* frètes en pf/$spssion de Ramessès dans le pays le plus
27fi TRoisifcMF.sXM^?'?: ^ ,
son d4i.$êH\pfrf.4onmM fff^mmy mikhâ'Vày^i^
sairepour vivre; en sor^.fii^^^s^fri|^ç^^^^|^^;jfe^^ VÈg^T\luf^(^rr^t^mt,d(f/is.tQuUç.^^^ y^Ak i^WÎi^
. , V X ARIICLE Xl|. ,, , ./ ^ J
■^ AHVyj'wif» }rif:<€dttiifwaionchft\iiiikiW8iiiftti <\^^ \v\>vx ^\\)
yex^icatioij^ de^i'hîatQiKedax Jo6f ph wus^ «OQ^uit ^^^
dan»l%istoiM^da Joflepby«ne&aui)^,qi4 AbUgftN^VAffQjl quitter^ Bethléem ei d« 9a Tctii^e>avf^^is^ fi»Q^U)^\^WK|J| pays devMoilb. BUe.reyi«nt apcè^ pki8ie«u(^,a9Q^,,^ j^t|| léeoK J)e\dè\iXNbaUeer^)e6 aiQAbi|€Ks^,qvilqv^l^tai^x<)B^ seule ^ltiiideiaeâra*insépar^einejxi attofil^ ;\^t^i^IjQiiUnjf^^ s^était vUe dans^Jl^abondllneexavaDt,sp^ dépwty. <¥2v\ynX9) alors sans xnariv sana>enfauta«tdatv9 re^ir^mç. paiï^vf^e^,^ m^nppekz pius, 'ikmA\>^fi\\^^, Naëmjiy ç'eM^'<tirA fi^^^f fflQJ appeltz-'moisMar(iyc''esh»r4ir€,amèfys^ p^rçfi)fjiW ^^f^ff^ Puissant m^n^remplie dflmerlitme.Je sui^ sQrli^ ^^^ /^^f fRf ei le 8€igne%^.w!y ramène xHdei* Powqu^iÂo^ ^^^PBf^iS^
Tout^^imfnt'mf'a comNé^ <f<#«f/wi ? (/l^A,,J,j^)^jÇ^ pendant >ni(ea< préparai V À Noea^i.et. à, Rut^ .^'a})4f^j^ consoratM^s :iilni^g^aît.4aq&,.çaf pr.OiVÂde;i^fp ïffk, ^41^ ment quidev^iût l^ rôtaWip;çlan^iïR,f?fat pJMsliiçppçu^ç^qj^ leur premier état, Ifcu,tb^ tout éUraj:)gèr(^,q,u^£)J[^/^^l^^l, é^ destinée pour entrer dans la lignée des Çati(iarclie<$ ^et df"
LES ÉPIS) LES MôtSSOS'S irr' LES PAINS. 277
irwitf mère aé David èYâii Mëè^ieV It y hvàit'M chatnp dont ^Ite àYlàiiaei^eài^là lïlàftl^je^â; ùiât^ él1\à''^c VîtdVihord ré-
^f^iHk éiiid'ik'^i^on'W¥\>Û^ (^'ttirâëM^^ les
«Si^«î;" que i^s 'deux ^ à Beth-
isçfïèfl^^ cAân\p/k^JY'f')iMèti^^^^^^^ ^ffi seront
^happés aux moissonneurs, partout ou je tronterai quel^
^t père de famille qui me témoigiut de la bonté. Noëmi lui
tipondit : A llez^ ma fille.,, Ôlru arriva que le champ où
rf/f était apparteiimi'à'thKf»iA^h^t3fasLiidiïïis\iv\Qn\\j de-
atndaqui elle était ; et on lui répondit : C'est cette Moa^
lli^i^^èi^i'%m^ëmèbl\^nid^i^^pttyi de^M^h; elle nous
ipiâi'déif*Àuifi¥^9m ^H^étt^^sdi^lt l^mbistk^nneurs.pour
iéMflif iës'^^ jVi9^^^Hèvkd^mêiiré^;'ei elle est. dans le
àtâi^dé^l»tèffiiiith'ftiàlff[ï^ kei^,9ms*êire retour*
iffm^iifimttffiî^ êtiei M^ HiVà'Rwêh: Écoutez, tna
llÊlèl\!i^éèltéiijAiH^dà\firm\^ glaner^ et ?ie
pMneM^^p&ilnt He^^Piàïi tfmi»jdi§m\^^om\à mes filles, et
iiSé^part6Whù'r%Wa^y& fâiV U ^moisson; car fai corn-
ÉiBiM'à WêH ^èik's ^ hul' v^' ^oisà* fasse nucune peine , etc.
AMh {at' ^i^ië^ d^ét^ticnxïeflt' d avec laquelle
KmW ^Màit; )ât elle' lui adressa^ ces paroles-: D*où me
^Uàtce^ BdhhïBur'; ^ié faie ffôuvé ffh^ vos yeux y
et ^fàè'irùiii ddti^rrièzifrè^ÛnriaUreymoi qui suis tme femme
iirehgére?::. B6ô« Itti reifiît deVatrt les yeux le bien qu'il
i^t kpp^îs ' d*éllè/la' fi^^lîlé qu'elle avait ene pour sa
Mlé-Wèï^; 'Wébtbmfgë qu'elle' avait ëru-de renoncer à sa
pWrte; ^ AitiLëHétùénV pour le Dieu d'brael : Qtie le Sei-
pMr tous^fMde,' pbtirsûtt Bodï; le bien que vous avez
f'xit.^t'pùistieb^'ôotïs' recevoir une- pleine récompense du
^*tuim\(^teDieù d^ Israël ms lequel cous vies venue,
278 TROlhlÈMK BYliBOIf.
et sotén les ailes duquel vous avez cherché voire refugêi Les vœux de Booz en faveur de Ruih élaieat déjA exauoét devaut Dieu; sa main invisible l'avait conduite dans-lft champ de Booz préférablement à tout auii-e champ, poiiA>. la faire parvenir à un terme auquel elle ne pensait nuU»r, iqent. Elle répofuiit à Booz : fai trouvé grâce devant noê t/euXy mon seigneur ^ de m' avoir ainsi cofisolée , et davi^. p^rlé au cœur de votre servante, qui ne mérite pas àCigfm Pune des filles djui vous servent. Elle ne se juge pas digpMi d'être servante dans la maison de Booz, et elle va devarâf son. épouse. J^oot lui dit : Quand l'heure de manger sere^ venue, vefiez ici^ et mangez du pain, et trempez votre muf^ ceuudaw le vinaigre. Elle s' assit au côté des moissomimmy et prit de la bouillie pour elle; elle en mangea, elle eHfUî* rassasiée,, et garda le reste. Elle se leva de là pour conêi^ nuerà recueillir les épis. Or Booz doniuL cet ordre à MM gens : Quand elle voudrait couper forge avec vous, «OM ne fempéc/ierez point ; vous jetterez même exprès des épif^ de vos javelles, et vous en laisserez sur le clufmp^ ^ftn quelle nuit point de honte de les recueillir ^ et quon ne i^ reprenne jamais de ce qiielle aura ramassé. Ainsi l'on vojt|. comme dans T histoire de Joseph, que Booz ne marquait 4^ Rutb qu'avec réserve la bonne volonté qu*il avait [)our ellai il la lui tenait cachée en partie, pendant qu'il lut en faisait sentir les effets ; mais il ignorait encore lui-même l'éteudua des desseins de Dieu.
Ruth amassa dans le c/ui?np jusqu'au soir^ et ce qu'dla auitass^ était dans la vérité et aux yeux de Dieu les prémioea de toqte la moisson c|ui bientôt allait lui appartenir en quar lité d'épouse de Booz. Elle battit avec une baguette les épis quelle avait recueillis, et en ayant tiré le grain, elle trouva environ In mesure fT un éphid^orge, c'est-à-dire trois
LES ÉPIS, LÉÉ flffOiâBOHft lEt LES PAINS. 2?9
hm$€mtx. S*en ifmU chargUe^ èltè reiàittha à la i)itlè, lèlle l09 montra dê&beile-fnêre qtii lliî apprit l'àlliaAcef qtfMl y naît «litre elle et Boôz; et éfA* âtta tottjours à là^noUson m^ iesfitles de Booz, ju^ti'à &e ffffé IH OTf/es et hsbléi'^Aé^ tmi été mis dam les greniers.
Enfin NMiKii lui donna Tavis de demander à B002 ' de répouser, en conséqaelice du droit cpie lui donnait son tV filtee avecBoot. Ruth vint trouver Boot qui était etidormi witftH d^uil tas de gerbes : elle lui fit la proposition de PlpMser. Booz n'y trouva qu'une seule difficulté, c*é^t qu*il y avait tin parent plus proehe que lui, et il fanait savôti" s'il nradrait se servir de son droit : en cas qu'il ne voulût pas »enservir, Boox promit à Ruth de lui accôMer sa demande, et lui ayant dit d^étendre le manteau qu'elle avait sur eHe, il lui mesura six boisseaux dorge qu'elle porta à sa Mle-mère. CMtaient encore des prémices qili tenaient plhs imflfiédiatement qde tout ce qu'elle avait amassé jusque-lé, ivee l'Avènement qui devait suivre. Elle commençait & enfîJMger comme possible cet événement qui n'était douteux q«e par un seul endroit : on ne savait encore la résolution i|de prendrait ce parent plus proche que Booe; car de la part de Booz, Noêmi se tenait bien assurée qu'il accompli rail ce qu*il avait promis avec serment : A ttendez, ma filte^ 4il-elle à Ruth, jtisquà ce que nous voyions à quoi se terminera cette affaire ; car c'est un homme à n'avoir point de repos quil n^ait accompli tout ce qtiHl a dit. Il se troufût eB même temps un champ que Noemi mettait en veftte. - ht parent plud [Proche que Booz s'en serait bien accommodé, mais apprenant qu'il fallait aussi épouser Rulh| il aima
mieux renoncer au champ. Booz en fit l'acquisition; il
^usa Rntb, et Ruth devenue leconde mit an monde Obed,
mnd-père de David.
280^*; V.lj> JJBLOlSSÈMBifBBÊimàLBi.i ^>A-:\ ?-
et^ftjtdV€|;it'd^4Q^^iJtfikipMmiàte:àQttoA l\Éc^lA^ ra]^€»tf ,^j$\v^jtii^îi\M Mté^nûeiqulA piMifiigqeit) pMH
(///. Bois, XVIII). Élie fut premièi^BJtet itfmarbswriikiMM le 9)Mm»fet;)$teffj^u.p{aq^t àé^iU^iiiimJ^ii>igHs^SNatiS^
autres du verset 20 ; ^i^/^ou$,mw>ef&i<lt^ |/a mûrttpMd^Ê^
C'e^rq^qi^e Di^nv'^P^I uaijngt^meut ineoicHlprélMwUalltii voulukaocom^l'isp ^vteir deto vieu^p>de6afepla». j&HBqpte
y ea1^frd€^pI»f»hèitf>Éli04.Il y-dcetto^^i^fûBtleifeçtaQtei.i^ lui rendit compte de son indigence : Jeniti^poin^'de.pûif^ lui diMlle»)]|;'aiiâefe^/«MMniP dans 'Unp9itaut(m^itkffaHriè qu'amîWip^Ut^ prendre éveûtroi^\d^igtfiyi0t]ifHtpeutfi^htÊiém dan$Hi^peiii tv?(e\<^ le^^s0ec0QI«^de^Die^^n*étaiiAi€plUy >elJ0-
LES tPlS, VEê )lHM»01f8 ET XE8 PAINS. 281
jÉiwi'i aelrtmy kÛBi8k Moa AlsviÉliB> luît>rdopDa de ÉliBfae.'M^eukf fiurflwon paiDièttit «yos la>'ecnidrei' et de
m^fkapi t^fi? '/UsjiSUi^yi)oûd\(e€i^pmHitt^ie'8^ig^ le |fai t Israël : La farine qui esUdan^tê^pot ne imnquera RMiinfl BkmOf* fÊii^i9it{»dahk'kêtipèt4tiMiaf»-he^ diminuera iv%||b^Mi>Mipi €ÊU^uêl' k SeifneuféUritiifertfe tomber ïfkk^k te lir#rhl;>eela'tfèeeQin^itiMj la* lettre la
ÊàxÊfcofkâABi Aitapi >la:T«rtii niiitouleine^^di, par le M^Élie^' de^t Tebdlb/VbboMAinbé^ à loùi /Israël, (p«r '•TâBdé^en faveur dt$ }»Y«ùV«\de)8a:reptaV][K>ur ^ 6tt«'«\ Bà iiièîeoii)vji»<fii(^>oe'qM le^ temj^^'de »(iWiireiMi.4)Bij^t >Aw<9<v^^m^ regaider h àEnneiioéiilÉaii^HtemiM oMAttpliéiJI^ 'demin^* le» pré-
ilMisÉltpecïdmDsciataBte^'i »nihnt] )iil rtiiil . 111/ / .^u^'
ftMM^QOOidanqMUa^MiBloirej^sdiiflic^idl^ fe^Mieux
llttiA&,>iy^à)Md«>lwn^^ eti ^A^^^tHua^iée «Mte
IUHioeglHirfcM^'ies«»ingikli^'dkl»iéëne^5)^(t'^^ que
MmnDkgefi^ y^iitîdwthi9Uâii;irsib<mdfiiilee*ës(^i^due à
Wet htmQUi^pKcatfoi/ rairaéiileuM'd^ lai (iftrâi«>éfai ao
Mic^à une^élr^D^ré^ XtMHieGhanànéénne ; et èWt o^qae
!MShfi^'faitiidmii*r'(iS-;i:»«>,-ÏV; fi»)- "i^ ' -■■ > ' 'i' ^ • '
Ce De fut pas la seule fois qu'Élie mangea du paiD'X)uit
^lÉicradro^orsquMlentra 'eh^' la veuvefle Sarepta ; il
êàoow^otsqpièVAàgé toi '«il 'préMtita sous le
P>t^ «Ù>il9err€i][<e8a- danslé désèrién fuyant la colère
Mabil^4t PAugteiUoUigea nkômé (d 'en oiaDger* deux
&'V0kidi6rohe aussi un sens fig«ré dans une circon- *^npportée par saint Luc, eh. VI, v; I, elle pourra ^•f «apkeeieii Unjèur de Sabbai appelé le second pre^
383 THOffilÈMR ÈiMBOtM.
fmer, oopnme Jésui passait le long des blin, ses ékcipfêÊ^ ^ mirent à rofhpre des épiSj et les froissant dans leur» . ils en mangeaient. Les pharisiens accusant sur 06lft' Apôtres, parce qu'ils en usaient ainsi le jour du .IéBus-4ihrist compara ce qui se passait H TactioD de 1M qui mangea les pains de proposition et en donna à malljl à ses gens, quoiqu'il n'y eût que les prêtres à qui il 1 permis d'en manger. *^
Ces divers événements particuliers ont cela de cotMAt::^ que la nourriture y est prise à la hMe, ou comme à là'l robée, à cause de la nécessité ; cela est fort différent â#1 nourriture que l'on prend lorsqu'on est dans l'abondaficëM interprétations que Ton peut donner à chacun de céftévéd ments serviront à découvrir un sens mystérient dani'^1 précepte du Dcutéronome (XXffF, âfi) : Si vottsentrètt les blés de votre amiy vous ponn^ei en cueillir des 4pi§i^^ les froisser avec les mains ; mais vous ne pourrez tfn Wll f^ per avec la faucille. Pour prendre dans la moÎFson uileÉiiSfli grande part que celle qui se recueille avec lîi fauoitliU/'^B^ faut être propriétaire de la moisson. Le verset précéddHF contient un précepte semblable par rapport à la vigne. • •'
ARTICLE Xlll.
Coniinualion du même sujet.
Nousavons appliqué à la conversion des Gentils le mirt^ de delamultiplioationdescinq painsopéréparJésus-Chrntf cela nous détermine à appliquer à la conversion des Jiitfl la multiplication des sept pains. Il se trouve cette foÎA^éi sept pains h multiplier et quelques petits poissons. Quatre mille hommes en mangèrent et furent rassasiés; et sept corbeilles fiirent remplies des morceaux qui restèrent. I^
LES ÉPIS, LBS MOISSONS ET LES PAINS. 2fA
fHKf oûnicle dé la muUiplication avait été opéré au delà àlKdeGéoésareth; œlui-oi l'est en deçà. Dans Tun et Il ÉMliiitce, Tabondaiice succède à la disette. yV< grande mioM de ce peuple, dît ici Jésu^Christ {S. Mnfth,^ HiiBt]^ perce qu'il y a déjà trois jours çtiils deni^urtmt mlàmUemeni avec moi, et ils n'ont rien à mmigor ; et je meeiapas les renvoyer sans avoir moîv/Cy de petir qn^ils mtwnhent en défaillance sur les chemins. flJfaaspliceroDS encore ici la famine de Snmarie, lorsqu'elle Atwégée par Benedad, roi de Syrie. Ija ville, dit TÉcri* :{/r, ito», VI, 23), fut pressée d^ une famine extrême. ftfm-làque le siège continuant toujours, la tète d^ un âne Àtenàm quaire-vingts pièces d'argent, et la quatrième ^Hitium cabat de fiente de pigeon cinq pièces d argent. lÉMi aussi le marché étrange que deux fomiïieji firent tthe elles, chacune par rapport à son enfant, et le procès îcarésulla et dont le jugement fut porté au roi . ( le prince ilfit rempli d'indignation^ et s'en prenant d'abord à Kliiie il voulut lui faire couper la tète ; mais tempérant î«a coiKil vint trouver Elisée, et lui dit ces [mroles, soit luiième, floil par la bouche d'un de ses officiers : Vous voyez ffxtréme malheur où Dieu nous réduit : que puis-je at- ^re davantage du Seigneur ? Elisée lui répondit : Ècoute la parole du Seigneur : Voici ce que dit le Seigneur : Hmain, à cette même heure, la mesure de pure farine se kimerapour un siclc à la porte de Samarie^ et on aura ftitr un sicle deux mesures d'orge. Un des grands de la iv, tur la main duquel le roi s appuyait, répondit à thmme de Dieu : Quand le Seigneur ferait pleuvoir des •••«I du ciel, ce que vous dites pourrait ^il 6 tre^ Elisée tut '^isndtf : Vous le verrez de vos yeux, et vom n'en mangem point. L'offieier du roi était plus disposé k croire que
ûii TROISIÈME SYMBOLE.
. ,;, eiïâiiî
iaraclas tu apefOy numqma potertt esse ^ma ioq\
seim>le 'qii^if lassieî allusion a la'niêrVeltfé c^un
ree au lenipç d'Achab, |>ere du roi devant qm il j^
clH*ii8rl*tôiù't^Mertés, là pluî^VertAitâlatèm^sil^:
^VÀ'rmaisônœiiipt^^^^
^ôUr' re^^Ir^^'l^àboà^^^^^^ IVéil qu'ËHs(k» là'^^)^
I^^ùïlel^ndéiii^in: t'J'tk^'d^^^^^
0^i^nà1^1ië'tëviéndrifUèt(^^
âïàilV^s Achat)/ ce qâé vous d\tes Viè' poViWaiV pkà^M cbmpiir. Mais Dieu' a des '^iès poiit àccojîiplir ^^^^téiâl que lès Hônî^es^ ne peuvent prévoir; èe qu'ËUkëè àVuil^ di^ Và^Àcorà^tit le lendemain èoin^né » PàVàit Siri miÊ ctl^Ôr^é Tùrèht' vendues pabÏÏqiiëniehtîî'up^ q^^V^IM
liJài^u^r-' ■■": ^ •■ .^ ■ ■ -.-.-v.. uv^A
CepèhdahV'îl y eut un ' prélude dé cette gràtidë'^ii^ dân*éeV'(On peut reconnaître de "plus en pliis i^dê' icBâ"i orâili'àiï^é dkns lesliistoïrës de 4'Écfilurfe.)' Quairè''lifpÉ cdjiiiliî^ektl'si' source de^cètté-abôndàiïôe et^À' pif^Mftlfli lièn'àafat que ïi' ville demeûr^^^ dài/s PëkèiSW
défeoiatibû'ètae'la rtifSère. W j/ àmù quatre i^prè^^'^ dit;'cti';'VtI, V: ^;ptès la pùtte dé Id iiille,'qÛïée^'iM tiikàTaut^è : PcmrgiM demèuhm-noùS ièiy^'àù flbuk^ pouvons atteiidre que lit môrit S'oit iqûe Mus èiiïfiùn^\it la vilTèlHous mourrons de' f^^ soii qiie notiÉ^démkiifiû icij nous ne pùurrom éviter la mort. AllonS'ndUs-^eA& au carrip des Syriens^ et rendom-nous à eux. S^ils onf^, de nous, nous vivrons; et s* ils nous veulent tuer y nous nio
LES ÉPIS, LES MOISSONS KT LES PAINS. 28li
f/fMmmenpus feriofi^ içi.^ Ilspartii^ent dotfc le soir pouf\ ilnjpferç^âes richesses aui, selon Tarri^t proponç^ dans
ê,Jhr le.Seianeur avait fait entendre, dans, le camp,
0,diii:fin ,f^, .fVM'rf i .-^ ii^* !Ç^,/^r^^,^ «. Mfj^nf^.
iÉF^rf^W^A'^^P! ,fÀ /?«« /ç«. étaiei}t.^ljés. çàej- j^'^
U retournés, ils entrèrent dans une autre ^^nte^^ft^tin tèreat fk nféme ^ivars^esçfioses qtfils, cachèrf:ï\f^f^ ^ ^
i^l^légf^d fie ces lépreux qui é^içpt en,|^9f]ç'eui-:|l j|9,9jrp| »,çof^citoyçQs : l'une, qa'ils sei^aienjt Iqs |)^^mii|Brs»,^, ^ rabondance inespérée ; l'autre) que çe.sç,i^^t ^v^ l^^^^p^en.ap^reoârai^ la nouvelle,. .,■,..„
^ ^ççtmmept ils se déterminèrent à venir l'annoncer,< ^i^r(^trunàT^utre; Notts.ne faisons pqsbien; car ir^<^t. ujf jour de bonne nouvelle. Si^ no^s tlemeifrons lejfilence, et sf tfous n'en donnons j>oînt avis at^anl.
28(i TROISifeMK SYMBOLE.
demain matin, on nous accusera comme d'un crime. Ai donc porter cette nouvelle n la cour du roi, Lot rent venus à la porté de la ville, ils parlèrent d ceux étaient de garde, et letir dirent : Nous avons été oui des Syriens, et nous u^y avons pas trouvé un seul hoi^ tnais seulement des chevaux et des ânes qui y sont lHi^ leurs tentes qui sont encore dressées. Les gardes de Ai j allèrent au palais du roiy et ils firent entendre cette \ velle à ceux du dedans.
La réflexion de ces lépreux fait souvenir du verset S XI' chapitre des Proverbes : Celui qui cache le èlé'i maudit des peuples; mais la bénédiction viendf^a sur la\ de ceux qui le vendent : parole qui a son application àl les lemps de l'Église, et rappelle l'endroit de TÉvangtléil il est parlé du serviteur fidèle préposé par le Père de fa pour distribuer à chacun sa mesure de blé en son teiàll|Wk-^ iVIais cette sentence convient particulièrement aux tempài|^ lamine. L'auteur sacré l'explique quatre versets plus hÉ^L et dans un sens spirituel : Le ft^t du juste, est-il dil^Mlii sot 3Uy est un ai-hre de vie; et celui qui assiste lesémeilà^^ sage. ^"^ --
(iCpcndant le roi d'Israël fut instruit de ce que rappM^^^ laicntlcs lépreux; et il arriva ce qui devait naturellemflil — arriver, c'est qu'il ne crut rien de la bonne nouvelle 'M f [Kînsti au contraire qu'il y avait quelque piégc caché. Ui prince ne laissa pas de se lever au milieu de la nuit, et ilil| î\ ses serviteurs : Je vois bien le dessein des Syriens contre nous. Coynrne ils snvent que la faim nous presse, ils sâà^ sortis de leur cnmp et ils se sont cachés quelque part à' ta campagne j en disant : Ils sortiront de la villcj et alors nous les prendront vifs, et nous entrerons .^ans peine dafis In ville. Ainsi la vraie nouvelle de la délivrance, nonobstant
LES KPIS, J«^ 3tO18ti0JliS Ht l'F.S PAINS. 287
tt)ua\aitdit Elisée, fui prise pour un nouveau sujet d'infuéfaide. CependaDt de cinq chevaux qui étaieui les seuls pKStaienty on en prit deux pour aller à la décou veille. I^ihitedes Syrieni> s^étant trouvée très- véritable, /e peup/é' §ttùiôt sortit de la ville et pilla leur camp ; et la mesure ijtjariiie fut vendue un siclCj et on donna pour un siclf ^mesuresi d'orge, selon la parole du Sciyneur. tVApocalj/p^ (ch. Vly V. S) introduit la famine sous Tnêge d'un homme à cheval , qui tient en sa main une J^ce; çn m^me temps Ton entend une voix qui orie : Jf litron de blé vaudra une dracJime^ et trois litrotis dorge |e drac/ifne> Si ce sont des malheurs spirituels qui sont jpqooés sous ces symboles, il est clair que la délivrance j^CQ» malheurs doit s'exiirimer par des termes semblables (BMxqui marquent ici l'abondance rétablie à Samario. ^.j^endaut que le peuple délivré jouissait d'une abondance fl^^cnsauxqueU il ne s'était pas attendu, un autre peuple ^souffrit la perte. C'est ce qui se fait perpélnellemeut 4HMquer dans la conduite de Dieu : il se fait un échange cotre les peuples ; la colère de Dieu passe d'un cùté, lorsque n miséricorde passe de l'autre. Mais ce n'est pas seulemeul SK les Syriens que la colère de Dieu se déploie ; au milieu l^ç du peu[>le favorisé, il se trouve uu homme qui n'a ipUep^tà l'abondance, (jetoftioier du roi, qui s'était molle de la parole d'LlLsée, vit raccomplissement de ses pnolllilics, et sur le peuple, et sur sa propre (iersonne. Le roi Fafait mis à la porte de la ville, et la l'oule y fut si grande fi'il (utélouffe; le peuple le foula aux pieds, et il mourut IB même lieu.
288 TROISIÈMR STJtfBQLE.
i.iS:ill-^, MlO; Hiï iU,J -yu *
A,BTjlG,I<E XI.Yf.r.ji ^> ;jfjR|j -};:)fi2ivi
e de Dieu, .viro^ orcTff^S
Malheurs du peuple rèjirbuvé, to1tàyant/i extérieure d^avec le peuple <
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Ces derniers traits de la lApine, de-^ampirle no)Hj! lieu de revenir à une di^^ç4oaqu^f^((HfS A^ilWfj^^M chée.etde remai^quer deu;K époques paciftpiiprtJ^J l'une, qui précède le iemjis dn repquvpU«Aiwlr^}*a dance, Tautre qui le sui^,AYwAil».i?6n(0i«y9DAipenJ^^ société extérieure 4a pettpl«.4«iDieu.qiijit,i!)9^a(ant.)M}i de la famine; c'est .poMrqMi.<€£tt#.faxiiii|fktXi»>^Pffnlil alors sans tempérament et san^^borqesy. Apcè§4ft8^{ lementy la société extérieure.. du.; peupla. [d^ Qi^jjiWÎId Tabondance, au moins dana.M.{dus,A9MQ «pi^AI *^i qui sont livrés à la famine sont.)des ^nj)ç(Aiff((jl4f)||9f^,j séparés de TÉglise ouqui b^odeiiLd^ joui?>.ei| Jwfiiil séparer. Ces deux choses de^vienaent aepsîbl^Apw^^K dération de ce qui s'est passé à la. ,formatioaTd^.l?ÉglBii^ nous nous contentons d'en avertir* . ... r ,, ],v ; .> «,i jhIK^^
DansTun et dans l'autre temps, ceux. qu^ 9€jàt>Uj(iitt^^^ proieà la famine spirituelle sont des méchaAt$;<V^SQptflfM:^ quiy en considérant la parabole d'une autre mani|^iiq^|M4/^ appelés l'ivraie. Mais dans le premier temps^ il^so^t^fj^l i,^ étroitement mêlés avec le bon grain ; et.dansjJe.A^QQlli ii temps, ils en sont plus sensiblement distiog^^ et Ic^iboi'^ grain^ de son côté, est alors extrêmement muUipUé^ J)QMid - ^ résulte que, dans le second temps, il est plusmtcurotd» considérer l'ivraie à part et très-distinguée du.JtKm9fûl« €ela n'empêche pas néanmoins de concevoir que dans le iemps du mélange on peut toujours, par Tesprit, en faisant abstraction du bon grain, envisager l'ivraie et en dii*e des
LES ÈWS, 'ljR!»«1k^0lS^.^tf V.T LUS lAI.NS. £89
kw$qui ne couvieuneut, ni au bon grain, ni au champ liofédaus sa tolafiié^ ef'dn Hh^t^ que lo bon grain s'y
vie seule. .it^iO 9b ^iijii^j mI y^m'U ^ui'jinw/os langage de rÉcriture est formé sur ces principes et MkMfifl 4l4ffi>'^»^]«afilH»^e<'â'dt)jfi^è # *PÉ^^/ Ijui ^JS^MBëiâ âj^tll«néi^WAëlft»i^dâe^jKVH(îëllt^?^
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lài^iibofl1^4«b<inifi2« Âxi-'^plMëméiiné^m^îh^^ ne seront retranchée!^' >ttfAïJW^«voî^^ifc^<éï^jfôJi«i*^f^^ IMte bktérf^tiré-d^éppQUVériWtel c«âtimen«.i'(tetteSbfi-
[iPpMA^'è«H<^VMe^ sôiebteQvi««igté^«t dn^^êJ^sHm^ifies f|»tei(ip^']éâV qT^u^ll^s'Iî^nhieiii erïéôifé^'rMM^, Sfléritèniidéjà d^M^6tre-sé[iaTéi!S(> - '- >fi> in t.! oioir . tl éé («VD^el^ U sè iro^iVei^a-atl''itiili)eu dta-^upitt'dè 4kiB^<»àÉéM^^!dës Pfailii^tinS^ ^ieë^Babyknî^^ ; (é^s'ià VAyhcànb^ei9^iA votit^tre retraiiûbées) oes 14umèHus'^ UPflèil(^n9,'ftti lieu de aè oonv€srtîr,:s-.0iidaroii<«atide M plus, se' trouveront à iaftfi sépcirésideiHÉglise^ eK ÈTûot MtérieureiHen t une Babjkme ennemi ie ide - l-Eglise . i Ml voit que Thistoire de cette Ba))yloûe aura deux
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parties; la première regardera le temps où elle se îortff au milieu du peuple de Dieu ; et l'autre, le temj^ où ^ aura rendu sa séparation sensible^ extérieurjB et ,édyi(^ Uivraie qui se sera formée dans le champ di| Pèce 4ft) mille se trouvera, par une suite d'événements, réunu^4^ un champ à part. Les mauvais citoyens, consumés pfng famine au miliqu de cette ville que Dieu nourrit du plos^jj! froment, se trouveront dans la suite former eux*mèmeriu|| ville et un royaume à part que la famine dévorera sans.!^ épargner. Enfin, si Ton compare ces hommes dans, ob^ nier état à une moisson, ce ne sera plus qu'une moisapjiji malédiction que Dieu moissonnera tout entière dans n | 1ère ; tandis qu'il verra avec des yeux de oomplaisanôfyÉ Église, comme le champ dont parle Jacob, qui étant rcan de bon grain, répand une odeur excellente. i,,^']
Conformément à ce plan nous allons recueillir diverajl droits de TEcriture : le lecteur, considérant chacup;^f[jy| endroits, examinera s'il doit être rapporté au premief,qf)J| second temps, ou bien s'il est assez indéterminé pom^^pqfj voir être rapporté également à l'un et à l'autre. .. ^:
Nous i-appellerons ici en premier lieu, sans endpfi^ l'explication, l'histoire de Samson qui se servit de renjMiJ pour mettre le feu aux moissons des Philistins [JffjS^ XV, 4). .,,,
Isaïe, en faisant la description des malheurs de Mo^ parle ainsi : V ennemi s'est jeté avec de grands cris sur % vifjnes et sur vos moissons, et les a foulées aux pieds. On verra plus de réjouissance ni d'allégresse dans les cat pagnes les plus fertiles [haïe, XVI, 9). Et au chapitre si vant : En ce temps-là, la gloire de Jacob se dissipera^ son corps perdra son embonpoint et deviendra tout maii et tout défait. Il sem semblable a celui fjui glane dnfis t