‹ Histoire de la Religion représentée dans l'Écriture Sainte sous divers symbolesChapitre 38 sur 42 · MO ANIMA TUA · texte numérisé non relu

MO ANIMA TUA

Si l'on 86 souvient du sens profond qui a été reconnu dans ces chapitres d'/^aie, depuis le XLl* jusqu'au XL VHP, eî-dessus, Article XX, § 7 et 8 ^, et que Ton considère en même temps la liaison qui est entre ce passage et le cb. XIX, on reconnaîtra que le caractère essentiel de ces pythons, dont il est parlé dans le ch. XIX, que les Égyptiens consultaient (v. 3) : Ils consulteront leurs idoles^ leurs devinSy leurs pythons et leurs magiciens, c'est de disputer à Dieu le droit de sauver, c'est-à-dire le droit d'introduire et de conserver dans la justice. Tous les autres traits de ressemblance que les sages d'Egypte peuvent avoir avec les pythons sont subordonnés à celui-là.

ARTICLE XXVI

Suite de rArticIe précédent. Les mêmes objels représentés par le prophète Nabum sous Timage de Ninive.

Ce que les autres Prophètes ont représenté chacun sous les symboles qui lui convenaient, Nahum l'a représenté

> yoyexpages284et294.

ment à l'idée que nous présentent les derniers versets du ch. XI de Zacharie : Prenez eiicore toutes les marques <ï un pasteur insensé, etc.; car le Prophète donne à entendre, dans cet endroit, qu'il y aura un certain pasteur distingué entre tous les autres ; que ce pasteur sera une idole, plutôt qu^un pasteur; qu'au lieu d'être utile au troupeau, il lui fera beaucoup de mal ; et qu'enfin, quelques hommes qui se succéderont les uns aux autres seront chacun à leur tour le pasteur. Pour peu que Ton soit instruit de la méthode de PÉcriture, on sait que ce qu'elle représente sous l'idée de pasteur, elle le représente aussi sous l'idée de brebis ou de bélier. C'est ainsi que les mêmes hommes sont pierres et architectes, ceps ou branches de vigne et vignerons, poissons et pêcheurs, grains de blé et laboureurs, fondements et portiers de la même ville, plantes d'un jardin mystérieux et habitants de ce même jardin, etc. C'est en suivant cette méthode que Jésus-Christ, qui est le Pasteur des pasteurs, est aussi l'Agneau, la brebis qu'on mène à la boucherie, et dans V Apocalypse^ l'Agneau ou le bélier à sept yeux et à sept cornes. Au chapitre XIV, il parait sous le nom de l'Agneau sur la montagne de Sion ; et au chapitre XV, ceux qui sont délivrés chantent le cantique de Moïse et celui de l'Agneau. C'est en suivant la même analogie, que celui qui est un mauvais pasteur, dans ces derniers versets du ch. XI de Zacharicy parait, dans M Apocalypse^ sous une figure qui lui donne une ressemblance extérieure avec l'Agneau par excellence, qui est Jésus-Christ. Après que saint Jean eût vu (ch. XIII) la bête à sept tètes et à dix cornes qui montait de la mer ou de l'abîme : Je vis, ajoute-t-il, wie autre bête qui montait de la terre, qui avait deux coimes semblables à celles de r Agneau^ ?nais elle parlait comme le drayon (^;>oc., XIII, 11).

On Yoit sensiblement que ceux qui ne feront autre chose que de jeter les yeux sur cette bête, sans faire attention à sa Yoix, croiront qu'elle est d'accord avec l'Agneau. Elle en a la ressemblance^ elle a deux cornes semblables à celles de l'Agneau. Les cornes sont certainement le symbole de la poissaoce ; elle a donc une puissance qui ressemble à celle de l'Agneau ; et quoique cette ressemblance ne puisse être parfaite, parce que nul homme ne peut être revêtu d'une paissance égale à celle de Jésus-Christ, néanmoins saint Jean ne dit pas que ce soit une fausse ressemblance. De là sait une réflexion qui embrasse deux conséquences. La ré-, flexion est qu'il faut être réservé par rapport aux deux objets que présente saint Jean, pour ne pas conclure témérairement de l'un à l'autre. Il ne faut pas dire : Les cornes sont semblables à celles de l'Agneau, donc le langage est celui de l'Agneau; et il ne faut pas dire non plus : Le lan* gage est celui du dragon, donc les cornes n'ont point de rapport à celles de l'Agneau. La voix, le langage est ce qu'il est en lui-même ; et les cornes sont ce qu'elles sont.

Il est si facile de transporter ce que nous venons de dire, du figuré au simple, qu'il serait superflu de le faire ici expressément. Mais il est de la dernière importance de bien comprendre l'instruction que le Saint-Ksprit nous donne dans cet endroit, pour nous prémunir contre une double illusion. En premier lieu, combien de gens seronl-ils portés à juger du langage par la puissance? Il faut bien, dirontils, que le langage soit celui de l'Agneau, puisque celui qui parle porte les marques' de la puissance de l'Agneau : Cornua duo similia Agni. Yoilà ce que diront, premièrement, tous ceux qui n'auront pas assez de science pour discerner quelle est la nature du langage qu'ils entendront ; secondementy ceux qui, étant capables de former sur cela des doutes,

350 HUITIÈME STllBOLfi.

croiront qu'il est plus sûr de faire céder leurs doutes aux marques palpables de puissance, que d'entrer dans la discussion des difficultés qui les auront frappés. Tous ces gens-là prendront la parole du dragon pour celle de l'Agneau.

D'autres, au contraire, se portant à l'extrémité opposée en vertu du même principe, no voudront rien reconnaître qui ait aucun rapport avec TÂgneau dans celui qui parlera comme le dragon. Ils s'élèveront insolemment contre une puissance qu'il faut toujours respecter partout où elle est, Jorsqu'il faudrait seulement se donner de garde du langage parce que c'est celui du dragon.

Ainsi l'on voit que, lors de l'accomplissement de ces choses, il faudra beaucoup de sagesse pour marcher sur la ligne de la vérité et de la justice sans se détourner ni i droite, ni à gauche. La Sagesse divine éprouvera les hommes par la réunion de deux choses aussi contraires que le sont les deux cornes semblables à celles de l'Agneau, et une voix semblable à celle du dragon. Alors la vraie sagesse (les hommes consistera à leconnaitre cet assemblage, et à réunir ensemble deux sortes de devoirs aussi différents que le sont les deux objets qui se trouveront réunis, mais dont l'esprit humain n'aurait jamais imaginé la réunion. Tous ceux qui manqueront à pénétrer ce mystère tomberont dans l'un ou dans l'autre excès, de pécher contre ce qui sera bon à cause de ce qui sera mauvais, ou d'approuver le ii\auvais à cause du bon.

D'un autre côté, la finesse du dragon, de l'ancien serpent, paraîtra dans son [)lus haut dci^^ré, en ce qu'il aura trouvé moyen do laire parler î-on langage X une bouche qui ne devait parler que comme TAgneau.

On conçoit aisément que cette bète, qui se trouvera avoir

des cornes semblables à celles do TAgneaii el des discours semblables à ceux du dragon, fera extrêmement valoir la prérogative exprimée sous le symbole de ces cornes, et qu'elle la portera môme au delà de la vérité. En effet, le caractère du dragon, c^est Forgueilet le mensonge. Elle ne manquera pas de dire, que c'est TÂgncau qui parle par sa bouche; et ses flatteurs diront que Dieu ne peut pas permettre que cela soit autrement. Non-seulement ils exagéreront sa puissance marquée par le symbole des deux cornes semblables à celles de l'Agneau, mais ils y ajouteront faussement une puissance d'un autre ordre que l'Agneau n'a point exercée sur la terre et qu'il n'a point communiquée à ses ministres. Cette double puissance, l'une fausse et l'autre exagérée, servira & faire écouter ses discours qui seront semblables à ceux du dragon : Ei loquebatur sicut draco. Lors donc que cette figure aura reçu son entier accomplissement, cette bète aux cornes de bélier dira ce que dit le dragon, l'ancien serpent ; elle tiendra le langage qu'il tenait dans le paradis terrestre. Nous avons expliqué à quoi se terminait ce langage. C'est-à-dire que cette bête ouvrira la bouche pour faire revivre le pélagianisme qui avait été autrefois mis à mort. Cette doctrine sera le centre de toutes les autres erreurs qu'elle favorisera. Il est dit, au chapitre précédent de V Apocalypse y que le dragon accusait nos frères jour et nuit devant Dieu, et lorsqu'il trouvera moyen de faire parler la béte aux cornes de bélier, il lui fera ouvrir la bouche pour accuser devant Dieu ceux qui prendront la défense des vérités qui seront attaquées.

Cette béte^ poursuit saint Jean, Apoc, Xlil, 12, exerça toute la puissance de la première bêle oi sa présence; c'està-dire en présence de la bote aux sept tètes et aux dix cornes; ei elle fit que la terre et ceux qui F habitent adorèrent la

3S2 fHmiM>hH9(d(mlpfiak'mmH»^il*di^4té^fÈlfièi Le

sytiiM«M>I>A(MiniOiill(ii«tuMJ4)éiÉfiklMI^^ A^flHb ^e|Rti>»te artpaapt<We»'»epW8fttttten>h»ai«ii flè^ftW^ Jt âfe!»àaâoÉi,«»\tMii iàurpl«itftaiifrtfiéiq«iÉ«% «(igMÎakMib «*d»«ftM«. lir^lngoi» pèMi)t>, «tî>«h)lpitte "^m^ÊUt, mfk

qa'il en va dira a''llM>M«p^'rtDg«aiër'MM iiaNft^|MNfiift

à^^^l <Miaii>iei ife^ietie■bèé tii éèf nMia4îifi«><fi«lé

déwMA«i M'ieit' 'éhll^ileP'Mil•■qÀ''Mk«' «tiIt»4jlBiU!d<'a«i prStPM di3 Beikl;' soit* forsqo'il'Ie 'fttrtit delJéeiAliéè j^ dévorer beox qui étaient envoyés- |>ottr se Miisiildd 1^).'' '^ '^

Gettebète aux cornes de bélier 5^«wt/ céùx'i/iif'MAUèiili sur la terre à eamé des grands prodijjes qtâ'elk"iéut lè)pi&iiôi vcir'de' faire déttiHt là bété;en diéunt à cénk^iil'MèWtht sur- là terre, qu*ils'dressasserit iiH^imtt^'à-là^bitky^ en/ont été blessée par fépée était' eneor^-vhmtt^J'EHf /ttf ftadtmvié le pouvoir d'animer PirHà<fip'de''ietMtèj e^^i/Ûf céUe jwèKf^B parlât, et de faire tiiêt' totis téii± 1^' V«<A^«s raié/tt pas Vimage de la Vête,- '' Totitéi' 'des^' ttii^èoffiàtittid^' régArdettt le symbole des bêtes, aÙsl^^d^ -c'^iM d4<s ilMilèè' et des images. Nykils feront' 'fecoleihétît' iiii'''détlk 'i)ttâèrvatloùs! ••' ■ ■• • ■ " ••■ ' ■'■■•• '■"■'•'■ ""'J '" ^

La^-prilmièré regarde ce tjvii elit'diVaù'dIârtHëè ikrsiet dSér

ce chapitre. Car, après avoir dit que Ton contraindrait les hommes de toutes conditions de porter le caractère ou le nom de la béte, ou le nombre de son nom, saint Jean ajoute : C'est en cela que doit paraître la sagesse. Que celui qui a Tintelligence (6 ï/wv xbv vouv) suppute le nombre de la bête. Son nombre est un nombre d'homme ^ et son nombre est six cent soixante-six. La sagesse dont il est parlé là, est ce don d'intelligence que Dieu communique à ses serviteurs pour les préserver de la séduction, en leur donnant le discernement nécessaire pour reconnaître les séducteurs aux marques qu'il a exprimées dans TËcriture.

La seconde observation aura rapport à ce qui est dit de la béte à sept têtes, au commencement de ce chapitre, verset 5 : // lui fut donné une bouche doù sortaient des palous d'orgueil et de blaspuème. Nous disons que si l'on veut lavoir, dans un certain degré de justesse, ce que l'Esprit de Dieu cache sous ces figures, il n'y a qu'à examiner théologiquement et par rapport au plan de Dieu dans l'établissement de la Religion sur la terre, quel est le blasphème par excellence et ce qui remplit dans le sens le plus juste ces deux expressions, cToua >aMv ixc^aXa, xa\ pXa<T5p7i|jLiorç. Qu'est-ce que ITiomme, livré à son orgueil, peut s'attribuer de plus grand aux yeux de tout esprit sensé? Par quel endroit peut-il attaquer la gloire de Dieu d'une manière plus injurieuse? Qr, nous disons que c'est en prononçant : C'est moi qui suis Fauteur de ma propre justice, et non pas Dieu. Ou bien : C'est moi qui me discerne en premier de ceux qui ont tort, et qui me place dans le rang de ceux à qui la gloire et la louange de la vertu est due : c'est mon libre arbitre qui règne dans Tordre de la justice, et non pas Dieu.

Car pour sentir toute l'horreur de ces dogmes, il n'y a qu'à faire réflexion qu'ils renferment ce discours blasphé- T. II. 23

matoire : Je défie Dieu de ne me pas récompenser ; je le défie de me punir, parce que sans lui je saurai n'avoir pas tort, et je saurai me rendre digne de toutes sortes de louanges. C'est à Dieu à me donner des secours qui me mettent dans l'équilibre. S'il me les refuse, je ne puis avoir tort ; et s'il me les accorde, je puis après cela, sans lui, n'avoir point tort et me rendre digne de ses récompenses à tel degré, qu'il ne pourra plus, sans injustice, me les refuser.

Voilà ce que nous appelons le blasphème par excellence, parce qu'il 6te à Dieu, pour le transporter à l'homme, la gloire la plus sublime, le domaine sur les biens les plus excellents. Il déshonore Dieu de la manière la plus outrageuse, parce que ce blasphème est compatible avec la connaissance de Dieu d'ailleurs la plus parfaite. Un païen qui adore des idoles de pierre et de bois ne connaît pas Dieu et n'a de ses attributs que des idées confuses. Le pélagien, au contraire, connaît tous les autres attributs de Dieu et tous les mystères qu'il a révélés aux hommes, dans le temps môme qu'il lui enlève sa puissance, lia Dieu distinctement présent à l'esprit lorsqu'il le blasphème ; et il ne le fait pas par l'emportement d'une fureur passagère, mais de sangfroid, par principe de religiou, en vertu d'un système suivi. En sorte qu'il n'est pas possible que ces deux choses soient combinées dans un plus haut degré qu'elles le peuvent être dans l'esprit d'un pélagien, d'une part, la connaissance des perfeclions de Dieu, et de l'autre, la profession d'ùter à Dieu sa puissance. En elfet, il lui ùle la puissance la plus sublime que l'on puisse concevoir par rapport aux créatures. C'est pourquoi on peut dire, pour rendre ceci sensible, que toute autre erreur qui attaque Dieu, ou le connaît moins, ou lui Ole moins. Il ap|)artient au péJagianisme

DIVIN AtTO!^... PROPHfrraS, ETC, 385

de corabîneif ces deux choses si contraires, dans le plus haut dèj^é où elles puissent l'être.

Nous ne parlerons pas ici des erreurs qui découlent du pélaglanisme comme des ruisseaux de leur source. Telles sont rintroductîon de la fausse justice de la loi et dès <Étivrc's, à la place de la justice du cœur qui vient dé la foi ; l'affaifblissèmeilt ou l'anéantissement du précepte dé ramoor dé iMeu ; les efforts pour rendre innocente la concupiscence; rénervation de la loi de Dieu dans sa totalité par leà etcnses de ceux qui la violent, prises de l'ignoranide, de l^inadvertance et de la probabilité. Toutes ces choses ^artèW dû pélagîanisme comme de leur source, et vont s'y rendre comme à leur centre. De là vient par une liaison naturelle Popinion du salut possible dans toufes les sectes, et, par conséquent, le renversement de toute la Religion. (On peut se souvenir de la censure de la Faculté de Théologie de Paris en 1700, contre les Mémoires du père Le Comte, jésuite, sur tétat de la Chine,)

On peut voir aussi les passages des Pères qui reconnaissent que le pélagianisme n'est autre chose que la doctrine du serpent qui s'est glissé dans l'Église (laquelle est nn nouveau paradis terrestre), et qui avait mis cette tentation en réserve pour attaquer ceux qu'il n'aurait pu séduire par des artifices plus grossiers. Voyez, entre autres, l'épltre à Démétriade, attribuée à saint Léon. Les saints Pères traitent aussi le pélagianisme d'antichristianisme. Voyez saint Augustin, Ouvrage imparf.^Wv. IIJ, p. 1069. ' On peut donc considérer diverses choses qui concourent à remplir les images par lesquelles l'Écriture nous a représenté la consommation de l'iniquité : le pélagianisme, la réunion des erreurs qui en sont des suites ; que les deux bëtes prennent cette doctrine sous leur protection; après

386 RniTliKE STMBOLD.

cela, qu^elles viennent •à-contraindredeLiM(»i«0«ÉX)'vërH tés ûontraliresh On comprenâ qneioqteS'desiehosesfMptléieani d^grés^ et qu'il yia un donhle actifioa €fe>lapart;d|ui dragonb Tun^dansle choix des erreurs; Fautréy dans ie'>eluHifdei persanneB dont il s'empare et dont îl* se sëctit»mnm'&ïib-i gan^Sipiour ecci^ditep ces erreur». Dieu mbdëfpttajflihlîeéy c^est: pourquoi, il ne lui est i pas donné en touitemp^xd^ise^ tout à la fois, de ces deux artifices. U est aisé detniai^erleff temps oùil.s^est servi, soit de Tun, soit de riutre^/sab^qufîl' lui fût permis de les rassembler tous deux. 'lAi'lyèteî «f» cornes de bétier a longtemps favorisé des evreui^ach^ importantes que le pélagianisme ; de -ce nombres sont^teà^ erreurs condamnées à Constance et à B&le. Au contuttipe,' autettips de saint Augustin> le pékgiaoïisme était efuseigvké, soqta^iu^ jfavorftséy tiiais non* pas proprement par 1^ ttrôi» auxf coc^Bbea de bélier r C'était néanmoins ^ès' l^os iMirfqacOquclirf oh^efa du 'troupeau; .mais on 'les «hassa pcomptememt àmitâ bçrgerie de peur .que =ces faux pasteurs ne fissent WDurir »les( brebis par leur doctrine empoisonnée- ; ^ i I , . . - - ,

ARTICLE XXVIII

Sviite de rAriicle XXVII. Figures de Saûl et de BaUam appliquées ! au même sujet.

On voit par la dernière réflexion qui vient d'être faite, que Ton se méprendrait si Ton croyait que la bète aux cornes de bélier ait toujours parlé le langage du dragon. Non-seulement il a été un temps auquel elle avait la voir de l'Agneau, ainsi qu'elle en a les cornes ; maifr mémo depuis qu£ le dragon a commencé à obtenir certains degrés dejx)uvoir fiur.elle, il est arrivé et il arrivera qu^elleipap*

DIVIN ATI<Mr...PROPBÈTBS, ETC. 387

l#ffa';lo langage lisrPi&rgneaii^. soit ]iapo& que le • dragdD^h'a jpÊHktel fouvoîd de l-eolpèebeir^ ëoitiadln de' jeter les" dioses dooa^iiMlei^iiafgpnhdfe ooii&isi(Hi<bt' de séduire phis efficaeè^ mtei jmfsefdepvfiuit des ivéïiiés conservées pdur latre {^assiei* plo^ aîfléHMtiit'jks errbuts tbouvelleqdeDt natrodfnitesjtgaal^ oMTdiftpeiapkleiinNaiibbleuifiiit respecté par Davidy n^éteil paftléi^qiirslé^alemeâti (remué: par le malin «epritv'lPy'iBi Qofi^'dîfSféi'miob entré rilgneatt ert leidragony^^ue VAgnèM ^ttjTè^rle^aAoerdéi vérité parce qa'tl n© sort jarfiaW' de»'» Imie W i^ue. la vérité ; i mais lé dragon sTest et ne peiil ^pos WrfriXègto;»ûre >d!erreur ; ainsi celui qui parle commefle dBtgoavmMe nécessairement des vérités dans? sefe'dîff^' cwitoi^^î--- rr. .;::< .. .- j .. .. .., .,,...

.'iBalaaiD fut* abandonné & lui-^mème ponr donner d; Balac boDfÉÉBlliperfncienK de corrompre Israël; métis aupat^v^âLtif Sîe^ifaiiraTaiit lié la ilangue pour l'empêcher 'dé maudiifé JstaA ;fau(ooiitraîie, il lai avait ouvert la bouche 'ponr'ltti fiMéeriprooiotioOT les merveilleuses prédictions que noite' lisons dans le livre des Nombres. C'est ici la place défiM>*' marquer que Balaam était prêtre du vrai Dieu, mais que son sacerdoce était reconnu par les Moabites et les Madianites qui étaient des peuples étrangers par rapport aux Israélitesl Isrsë^l rencontra ces peuples qui avaient Balâràm à leur tête, à son entrée dans la teri*c promise, c'est-à-dire dans le moment que les promesses dont raccomplissement aviéit;6té si longtemps différé allaient s'accomplii* en favéàr daoepetiple; ■'■' ■ 'f'î

(Balaatn était ua devin, mais qui devinait par Id oOmr)¥a^' niôatioik opu'il avialit avec le vrai Dieu. Avant de proiîrnicï^t''' ses^onaoles' il. fit' ériger sept, autels, et immola .dessus ^scipt* béHer^ et sept jeunes- taureaux {NotnbreSy XXflf). C^éklit' eBtvorUil de ces victimes qu'il prophétisa Favenk* ; les sept'

358 ilUnifcMS SYMBOLE.

béliers lui ouvraient le livre des secreU de Dieu. Dao V Apocalypse^ c'est TAgneau ou le bélier à sept cornes qv ouvre le livre scellé. Balaam, en qualité de prêtre, élai lui-même pasteur et bélier. On voit combien était grand la puissance que Balac reconnaissait en lui. U avait de cornes de bélier ; et lorsqu'il prophétisa par TEsprit d Dieu, sa voix était semblable à celle de l'Agneau. Mais i était déjà possédé de Tesprit du dragon, et bientôt après i parla comme le dragon ; il remua la bëte, il l'anima ; et pa ses conseils cette bête qui n'était autre que l'assemblage de Moabites et des Madianites dont il était le prêtre, fit tom ber dans la fornication et dans l'idolâtrie le peuple de Dieu Ce faux prophète (c'est-à-dire ce Balaam qui par un assem blage surprenant était tellement faux prophète qu'il étai en même temps vrai prophète) fut tué ensuite par l'épée d Phinéès, en même temps que la multitude des prostituéei c'est-à-dire les filles et les femmes qui avaient eu ooxQ merce avec les Israélites ; la bête, c'est-à-dire la multitud du peuple, et ses cornes, c'est-à-dire ses rois, furent mi à mort ; l'Kcriture nomme ces rois au nombre de cinq.

On peut suivre le détail des circoDstances de cette his toire et admirer la sagesse de Dieu qui avait ménagé, dan la personne de Balaam, un témoin irréprochable de L gloire du peuple nouveau qui allait être mis en possessioi des promesses.

On remarque aussi, par rapport à l'histoire de Saîil, le grands traits qui démontrent que cette histoire a une appli cation à l'objet dont nous traitons actuellement, applicatioi qui surpasse en précision et en justesse celle que nous ei avons faite ci-dessus à la Synagogue, par rapport à la nais sance de l'Eglise ^ Nous reviendrons encoi'e à l'histoin

* Voyez pajjes 455 et suivanles.

DIVINATION... PHUPHÈTfiS, £TC. 358

"paviiculière de la consultation de la ]^ythonis$e pafTiCe

£e serait ici la place de la prophétie d'Éz^cbiel toucbanl levoîd^Tyr; nous y reviendrons.

,, ARTICLE XXIX

La Sigesse cipi>oi(e tut séducteurs des hommes qu'elle remplit de wim < - etpril tuatiBiême que la séduc^on aoit parvepue au terme de s^ p}^ ., H^ibidet .Çofobat dçs anges dans Je ciel. Conseil tenu en présence do Dî^u sur le sujet d'Achab dont le prophète Michée est instruit.

Au milieu dea eflbrts redoublés que fepra la séd^çtioi^r^ Diea ^'abandonnera pas son Église ; aussi avoq^noi^ vv^ qu'il avait suscité un Jérémie et un ËZi^phiei po.ui? l^s oppûse;r^ auK fiinx prophètes qui séduisaient le peuple. Ézécbieil.^f^ faîtait avec les scorpions, mais Dieu lui avait dpiip^.la. v^yc^ de leoD résister. La promesse de Jésus-Christ çxprimé^ q^ divers endroits de TÉvangile et spécialement au X* cb^pitr^ Aà Saint Luc y s'accomplit selon la diversité dos temp;fel( des besoins de TÉglise : Vous voyez, dit le Seigneur, que je nous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds les ^ry pent^et les scorpions, et toute la puissance de renniem^;el{ rien ne pourra vous nuii*e (verset 19).

En faisant un premier usage de ce passage,. nou^ avotui distingué trois objets : l"" les bêtes venimeuses, 2"" TopémUon du démon dans les po$9sessions corporelles, d'* Vop^" ration du démon sur les Âmes qu'il séduit et qu'il epr traîne dans le péché. Les deux premier^ objets sont U figure du troisième ; et la puissance que Dieu commu^iqu^ par rapport à ces deux premiers objets, est ^ussi la figv^e de celle qu'il communique pour se défendre du troisième.

La plaie des sauterelles de lMjDO(^/)7!>^6're^;Éu^' M' th>i^' sième objet. Elle est dans Tordre de la séductioii qui CdA^ duit au péché. Lorsqu'elle s'aecomplit. Dieu ne laisse' pdilit son Église sans lui donner de ces hommes^ qtii ont le t>6tl^ voir de fouler amc pieds les serpents et les Boot^ns^ 6i tQMto la puissanoe de Tennemi. ;■■!■• ■;: 'î

tQ'était aux :soixante*douze disciples que- Jé4t»-Giirirt ad|?eâsaît les paroles: qui viennent d'èire rapportées. US étiâefit venus À lui pleins de joie,- lui disant i Sêifffmti^', Iss défmm mêvies nous sont assujettis par votre nom. '-Jéau»- Christ les instruisit , -en leur apprenant jùsqn'oà'iU de^ vaieint élever leurs vues, et quel devait être le Véritable ob^eb de leuc jok. Il leur dit aussi : Je voyais Siiiantom^ ber,4u ciel comme un éclair. Si Satan tombé du^eiel loi**' qu'il efit chassé >des corps qu'il possédait senâtblèmenty'ii coipbien plus : forte raison âira^t-on qu'il tonofbe du-oiel lorsque sou etmpire sur les - àme» est renversé.. €f est ee qui donne une ouverture pour entendnar ce qui^eettap^ porté au.Xll'' chapitre de VApocalypse, delà bataille qui se donne dans le ciel entre saint Michel et ses anges, d'une part, et de Tautie, le dragon et ses anges. Mcùsceux-^iy est-il dit, v. 8, furent les plus faibles^ et depuis ce tempS-là ils lie parurent plus dans le ciel. Et ce graiid dragon, cet ancien serpent qui est appelé le diable et Satmiy qui séduit toute la terre hubitablvj fut précipité en terre et ses anges avec lui.

Ce n'est j^us ici le lieu d'expliquer en détail tout ce qui regarde ce combat. Nous dirons seulement que, par rapport au sens que nous suivons, le point précis do la victoire; c'est-^ù-dire de la chute de Satan et de ses anges, est celui de la victoire que Dieu renqx)rleru pai* le ministère des ëeict Prophètes du chapitre XI. Saint Jean, lyoote inunédiate^

DIVINATION» •• PaaPHÈtES> ETC. 36<

MMu^BiS^è$tQfkV^'4l'^^^ Iseielnne grande

'0(^'SW\dikA\C!4^t.mûin^nani qu €$i établi ié saiut, etié ^9fyM|i«(e>^«t[r^$ipeiiclie no^rtf J9»^, ^t ia-puissarioéiYkfSon Chràiff ^^patw j[ue> (accusateur dé nos^ frères^ Ijui JeS'aécukait'- Jq^r,^^tcdÊV^Vnoir^meUy a étéprécipitéj • "•' i* •♦• Psomr éclaircir ceci de plus en phisy nous disonBiqûebe* ■mpwyiintçgl^lili IKÙ Je jugelnent deknandé^dansle'PstGYUI {BgtiSy'^tMi^ini^tm ne tacwiis) est prononcé/ HaAg'^Potk ecApiead aidément' que - ce • moiBent n^est • pas -un ■ hiMaintindîwible^^«ou bien, s'il y a quelque instant particulier où .i9el4i dcùve^ ^tre rappoiié plutôt qu'à d'autres {oèitiinè îldifiW'i^ trèd-oeiAaineinetnt)^ il n'en Irat pas sépax^ ee^ qui pBMde et4»quisuiVqu>en e^i le côinmenceménl^et i0^ coBiplâoieatl^ Go' qui s'accomplît à l'égard 'd^ùil'cettain' n«n|lii)B^id^facimaiesyAes'^oooàipU4 pas toujours ^^râpp^ à loos idana* le inème imomeni^ < Jésus^farfst ëtait 'déjÀ> 'rëfii^ 8a0pité>]pàr rapport > aux saintes femmes v> il me I*étai4^-pàJft' ' paij capponk - ^ux; Apôtres • qui n^en éiaiefnt > paS' 'encore ^ oU't ii^ltFiiiM^ .on* boikvaincuB; il Tétait-par rajf^rt aii^ 4ix! A.pd^* . tnnv^iCtt ne* i?étaii pas par rapport cVsaint Thoniisu/,' rii'^r " rajpport à touid.ceux d'entre les disciples à qUisa rdsurreo^ tiM^fiillannoiKoée dans la suite. .. < ihii -^

>Q«y\Avdaiis l'vÉcriture iine histoire qui a de l^Haloj^ié' avàaioat'eeci^vt|ue Ton peut rapporter ou bien au temps qui enivra le ministère des deux Prophètes, ou à cèltif cp& le précède et le touche de près; c'est l'histoire de la Yàottd'Aohab> ^' ^ prédiction qui lai en fut faite parie* ^Iroptiètë Mia)iée.>.(2e ptinoe entendit de la bouché' de'Miôbée'is^6& arrèlideimort,: comme Saû) Favnit entendu' de: la botiétië' i defiamuél.eheK Ja pytbouissoi Nous Tifè myt^' étdlMronfr* poist*8ur<èette histoire, mais nousn» devions pày'Ja'[>a'«^ ' ' soua BÎiènce^ {Muroe^quo : le Saint-Ebprit ' h6ix% y '■ dévëtb)>^' '

362 uui'fiiiuv êYuj^hji.

d'une maniera sensible de quelle maniàre le forme la aédnction.

Michée avait assisté au conseil des anges auquel Dieu présidait ; il avait vu la source de la séduction des taux prophètes qui trompèrent Aobab. Un esprit s'était présenté devant Dieu^ en s'offrant pour être un esprit de meoaooge dans la bouche de tous les prophètes de ce prince » et Dieu lui avait répondu ; Ailes et vous prévaudrez ; Et dixit Do»-

MINUS : DeCIPIES, et PRiEVALEBIS : BGRBDEIŒ| ET PAC ITA

(///. Rois, XXn, 22, et //. Paralip., XVIII, 21).

Le nombre de ces prophètes qui servaient d'instrument à Tesprit séducteur n'était pas moindre que quatre cents, et il fut donné Jt Michée de leur résister. Il avait été iastrait par la Sagesse même, et sa science était supérieure ik toutes les ruses du serpent. Mais ce qui est bien remarquable^ c'est que ces quatre cents prophètes d- Achab ne parlaient point au nom de Baal, mais au nom de Jéuoyah. Ils promettaient des prospérités à Âohab qui aimait à être trompé, comme on le voit par cette histoire. Michée» au contraire, ne faisait que développer et appliquer la prophétie qui avait été faite antérieurement par Elie contre ce prince, î\ cause de rinjustice qu'il avait commise contre Naboth (///. Rois, XXI, 49),

Un autre Michée^ qui a paru environ 150 ans après, a été pareillement suscité pour résister aux faux prophètes de son temps. Nous avons rapporté ailleurs ce qu'il dit contre eux. Il est aisé d'en faire une nouvelle application par rapport aux événements que nous envisageons maintenant. Voici ce qu'il dit en opposant son ministère à celui de ces faux proph<Hes (i]//c// A», III, 8) : Mnis pour moi, fat v té rempli de la force, de la jastice et de la vertu de l'Esprit du Seigneur, pour annoncer à Jacob son crimej et à Israël son

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