‹ Histoire de la république de 1848Chapitre 7 sur 19 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

d'une «liscrétion qui leur pèse; M, Jules Favre s'épanche sans ménagements sur le compte de Gaussidière et de M. Emmanuel Arago; M. Trélat dresse un acte d'accusation contre M. Louis Blanc; M. Trouvé -Ghauvel multiplie les instances pour obtenir l'arrestation de M. Gaussidière. Ge ne sont que plaintes, récriminations, critiques, tant l'humeur dite réactionnaire a gagné les plus fervents amis de la République ! Get énorme recueil n'en contient pas moins de précieux renseignements (rapports, procès-verbaux, notes, etc.); mais tout ce qu'il renferme de dépositions d'hommes politiques ayant été directement engagés dans l'action ne peut être admis sans réserve et sans contrôle.

Au contraire, les débats judiciaires méritent plus de créance et présentent plus de rigueur. La prestation de serment, la solennité dé l'audience, la précision des questions, la confrontation des témoignages donnent à l'établissement et à la démonstration de la vérité un caractère d'autorité irrécusable. Qu'il s'agisse des désordres qui signalèrent, à Paris comme dans les départements, les premiers jours.de la Révolution; plus tard, les émeutes de Rouen et de Limoges; l'attentat du 15 mai et l'insurrection de juin 1848, à Marseille et à Paris; l'échauffourée du * 13 juin 1849 et ses échos en province; enfin, toute l'insurrection de décembre 1851 : sur tous ces points de l'histoire de la République, les débats de la haute cour, à Bourges et à Versailles, ceux des cours d'assises, des conseils de guerre et des tribunaux correc-

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