‹ Histoire de la république de 1876 à 1879Chapitre 21 sur 71 · HISTOISE DE LA RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

HISTOISE DE LA RÉPUBLIQUE

réelles, et rien n'indique que le Maréchal ait été jamais un embarras pour M. Thiers.

M. de Mac-Mahon paraissait être toutà faitétrangerà la politique de l'Assemblée nationale. J'ai racooté, dans le premier rolume de cette histoire, comment il s'y trouva mêlé le jour où M. Thiers fut renversé ; et que sa participation à cet événement n'eut pas, selon moi, le caractère de trahison que M. Thiers lui attribuait.

Le Maréchal, devenu président du Gouvernement du 24 mai, avait, par cela même, paru s'associera la politique de la Droite de l'Assemblée nationale ; et il avait partagé ainsi, peut-être injustement, l'impopularité de cette politique.

Mais, demeuré chef du Gouvernement, après l'échec des conjurés, on pouvait penser que ses sentiments avaient changé, après le vote de la Constitution. Sans doute avait-il sincèrement pris la tAche de maintenir son pouvoir au-dessus des intrigues des partis : et au surplus, l'idée que j'ai conservée de son caractère me porte à penser que M. de Mac- Mahon était au fond assezindifférent^qu'il se dégageait aisément des passions politiques de ses amis et de ses proches; et que, en partie par ambition satisfaite, plus encore par une qualité d'Ame supérieure, il se tenait en dehors et au-dessus des intrigues nouées autour de lui. .

Mais lorsque nous fûmes mis en contact avec lui, après la constitution du ministère Dufaure, le souvenir des luttes d'hier était encore vivace ; des préventions, également injustes de part et d'autre, établissaient une sorte de barrière entre l'Elysée et nous.

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