LE H1NIST&RE, L'ELYSÉE ET LES PARTIS
le patriote s'étaient émus, et lui avaient inspiré de dures paroles à l'adresse de Gambetta. Ce dernier ne les avait point oubliées.
On pouvait remarquer d'ailleurs, que tous les hommes qui avaient joué un rôle plus ou moins en vue dans l'opposition, à la fin de l'Empire et dans le Gouvernement du 4 Septembre, nourrissaient les uns à l'égard des autres des sentiments d'antipathie et même d'animosité très accentués. Mais l'affreux tumulte de l'année terrible et des commencements de l'année 1871 avait, pour un temps, fait taire les dissentiments personnels, par un pacte tacite d'union patriotique. Notre gouvernement et nousmêmes nous profitions encore de la période finale de cette pacification intestine. Tous les groupe,s de nuance républicaine donnaient alors leur concours au ministère nouveau-né.
Ce n'était pas qu'il y eût, entre toutes les fractions du parti républicain et sur tous les points, un accord réel d'opinions et de vues. Mais on savait que nous avions pour nous la faveur populaire. Le désir de voir s'implanter la République par la main des nouveaux venus, et de créer, grâce à eux, dans la nation, un courant de sentiments favorables au nouveau Régime, donnait au concours des hommes d'opinions avancées une apparence, tout au moins, de sympathie pournos personnes. Du moins, nous te croyions ainsi avec un peu d'aveuglement sans doute; et nous acceptions avec reconnaissance des gages de boune volonté qui, après tout, devaient tourner au profit de l'œuvre à laquelle nous travaillions avec une passion sincèrei
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