‹ Histoire de la république de 1876 à 1879Chapitre 50 sur 71 · LES AFFAIRES ET LE XOVVEUENT SOCIAL · texte numérisé non relu

LES AFFAIRES ET LE XOVVEUENT SOCIAL

Quoique les Chambres fussent toutes pleines de l'esprit politique qui dominait alors les âmes, cependant les affaires proprement dites n'étaient pas entièrement négligées. Aussi bien les affaires) c'est-à-dire les intérêts matériels el les manifestations de l'activité nationale, sous toutes les formes, son) indépendantes, je dirai volontiers à l'abri de la politique proprement dite. Comment expliquer autrement que la France se soit maintenue, se maintienne, même encore aujourd'hui, au premier rang des nations, en dépit des pitoyables Régimes politiques qu'elle subit, delà médiocrité des hommes qui la mènent. Tandis que Régimes politiques et Gouvernement, comme ferait un chariot mal attelé et mal conduit sur des chemins mal entretenus, cheminent en cahotant, la nation fait de son côté son œuvre. Son activité sans cesse incitée par l'esprit d'entreprise produit la richesse ; son soi merveilleux fournit le monde des productions les plus recherchées et les plus appropriées à des goûts raffinés; ses ouvriers d'industrie produisent tout ce qui peut servira des populations ultra-civilisées, en donnant à leurs œuvres on ne sait quel tour d'art et de goût

Page 1