HISTOIRE DE LA BÉPÙBLIQUE
losophie étrangère, servant de véhicule à la doctrine maçonnique de nature purement anticatholique, s'est mêlée à Tau tre importation d'essence politique, et elle a coopéré à l'opération orthopédique dont la France est victime. A notre tempérament national, produit de la race et de nos traditions, de notre mode de vivre, on a substitué des thèses de philosophie. Ce fut une sorte d'algèbre politique qui fut substituée à nos institutions, nées du sol et de la poussée naturelle de notre génie national. Et ainsi a-t>on soumis cette nation de bon sens et de libre allure à je ne sais quelle cuistrerie politique !
Les chartes politiques de la France, ses institutions intérieures, ses maximes de gouvernement, rien de tout cela n'est purement français ; et elle ne rentrera dans la règle de vie qui convient à tous les peuples, que lorsqu'elle conformera ses institutions politiques au même génie national qui la met, dans l'ordre des affaires et des productions de l'esprit en tout genre, au niveau sinon au-dessus de toutes les nations.
Pendant le second Empire, ce qu'on appelle aujourd'hui les afFaires avait pris le dessus sur tous les genres d'activité sociale. Les découvertes scientifiques appliquées à l'industrie, la vapeur et l'électricité multipliant à l'infini la puissance de l'homme, les chemina de fer, la transformation des flottes, soit de guerre, soit de commerce, toutes les inventions si extraordinaires de la science mise au service du travail humain, avaient transformé, en l'activant, l'industrie sous toutes les formes. Il se trouva, précisément à cette époque, une pléiade de juifs, les
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Botschild, les Péreire, les Fould, les Mirés, etbeaucoup d'autres de moindre éclat qui eurent mettre au service des besoins nouveaux l'esprit d'entreprise, l'agiotage, la spéculation; et ces adjuvants de l'ère industrielle nouvelle trouvèrent crédit, appui et faveur dans les régions gouvernementales. Ce rôle de grands faiseurs les mit dans un singulier relief; ils surent s'imposer par des services rendus ; et en associant à leurs spéculations nombre d'hommes de tous les rangs et particulièrement des classes élevées de la société française, ils élai^irent promptement leur rayon d'influence; et ils ne lardèrent pas à fonder à leur profit, au profit de la race juive, une domination cachée mais réelle, dont les effets ne devaient pas tarder à se faire sentir dans les mœurs générales de la nation.
Ce fut la source de richesses inouïes, et aussi l'origiaede nos maux, qui dérivent tous de la transformation de nos mœurs nationales, en même temps que de la décroissance des notions générales et des traditionnels principes de vie de la société française : l'honneur, la probité stricte, la dignité de la vie, et un goûtafficé en toute chose. C'est de cette modification profonde de l'état industriel et social de la France que date une ère nouvelle, pendant laquelle se sontcomplètementmodîfiées nos mœurs familiales et nos habitudes sociales. C'est à cette origine qu'il faut remonter, si l'on veut se rendre compte de l'état dedécadencedansl'ordresocial qui, dans ces derniers temps, a succédé, comme si elle en dérivait, à la perversion des idées datant de la Révolution française. A. l'heure où nous sommes, si éloignée déjà