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■ Mais je suis obligé en même temps d'y ajouter des explications sur deux points.
■ Vous regrettez, Monsieur le Maréchal, que je ' n'aie pas été présent samedi à la Chambre quand on discuta en première lecture la loi sur les conseils municipaux ; je l'ai regretté également.
a J'ai été retenu ici par une indisposition; mais la question de la publicité des séapces ne devait être discutée qu'à la seconde délibération. Je m'étais entendu à cet égard avec M. Bardoux.
B L'amendement de M. Perras, qui a passé, a pris l'Assemblée à l'improviste, et j'avais rendezvous avec la Commission vendredi matin, pour essayer de la faire revenir sur son vote, avant d'engager le débat devant la Chambre. Tout cela est connude tout le monde.
B Quant à la loi sur la presse, Monsieur le Maréchal, vous voudrez bien vous souvenir que mes objections portaient uniquement sur les souverains étrangers.
■• Je m'étais toujours expliqué dans ce sens, comme vous vous en êtes souvenu vous-même, au conseil d'hier matin. J'ai renouvelé mes réserves devant la Chambre.
■ Je me suis abstenu de tes développer pour des raisons que tout le monde connaissait et approuvait. Pour le reste de la loi, j'étais d'accord avec la Commission.
n Vous voudrez bien comprendre, Monsieur le Président, te motif qui me porte à entrer dans ces détails. Je devais établir ma position d'une façon très nette au moment où je quitte le Conseil.
« J'ose à peine ajouter, mais comme citoyen, non plus comme ministre, que je désire Tivement être remplacé par des hommesappartena'nt, comme moi, au parti républicain conservateur.
a J'ai eu, pendant cinq mois, le devoir de donner mon avis, et pour ta dernière fois que j'ai l'honneur de vous écrire, je me permets d'exprimer un souhait qui m'est uniquement inspiré par mon patriotisme.
■ Veuillez agréer. Monsieur le Maréchal, l'hommage de mon respect.
' Jules Socon. «
Le journal^ Gïrondearaconlécequis'étaitpassé alors; il est évident que ce récit émane de M. Jules Simon lui-même. Il avait donc écrit sa réponse ; «t, de sa personne, il l'avait portée à l'Elysée. Dans l'entrevue qui eut lieu, le Maréchal, selon sa coutume, le laissa parler Sans l'interrompre. Quand il eut fini, il lui dit simplement : a Monsieur le Ministre,j'accepteTotre démission. «Et, précisant sa pensée : ■ Je suis un homme de Droite ; n et il ajouta : H Nous ne pouvons plus marcher ensemble. J'aime mieux être renversé, que de rester sous les ordres de M. Gambetta. ■ Le journal ajoute : <> Ceci est textuel, je ne saurais trop répéter que j'écris en quelque sorte sous ta dictée de personnages possédant des renseignements certains. » Il résulte de ces derniers mots, que cette version est celle de M. Jules Simon lui-même.
Le congédiement était brusque, et il devait susciter de violents ressentiments à l'hôtel du minis-