‹ Histoire de la République de 1876 à 1879 (volume 2)Chapitre 26 sur 59 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

ORGANISATIOA' DU MINISTij:RE DUFAURE. EFFET PUODUIT A l'iNTÉIUEUR ET AU DEHORS

Le mlnisLère constitutionnel qui avait mis fin à la crise du 16 Mai était ainsi composé :

Présidence du Conseil et Justice MM. Dufaure.

Affaires étrangères \Vaddin(;ton.

Intérieur de Marcère.

Finances Léon Say.

Guerre le général Borel.

Marine. l'amiral Pothuau.

Instruction publique et Cultes . Bardoux.

Travaux publics de Freycinet.

Agriculture et Commerce Teisserenc de Bort,

M. Bardoux, M. de Freycinet et M. le général Borel entraient pour la première fois dans le Gouverne- ". 13

ment. Tous les autres ministres avaient appartenu au premier cabinet formé après les élections de 1876, et qui mit pour la première fois en œuvre la Constitution de 1875.

M. le général Borel était un brave soldat, très au fait des choses de la guerre, ayant été chef d'étatmajor général. G est en cette qualité qu'il avait servi sous les ordres du Maréchal de Mac-Mahon. Par lui, le Maréchal conservait sur l'armée l'autorité dont il était justement jaloux; et, de son côté, l'armée se sentait protégée contre les dispositions peu bienveillantes qu'elle supposait, non sans raison, chez la fraction la plus avancée du parti républicain.

M. de Freycinet avait pour lui les souvenirs de la défense nationale, à laquelle il avait été associé de très près dans la direction des affaires de la guerre 1870-1871. Il était peu connu alors dans le monde politique, où, depuis, il a occupé une grande place.

Bardoux est une des figures les plus attachantes parmi les hommes qui ont joué un rôle dans la politique contemporaine. A la fin de l'Empire, par ses camaraderies du monde littéraire et du Palais de Justice, il était lié avec la plupart des jeunes hommes qui eurent leur place toute faite dès que les tristes événements de 1870 eurent changé la face des choses et donné naissance à la République : c'étaient, particulièrement, Ernest Picard, Gambetta et Jules Ferry. Mais il ne tarda pas à se séparer de ces derniers dès qu'il dut, en qualité de membre de l'Assemblée nationale, assumer sa part de responsabilité dans les décisions que nous eûmes

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