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exprimés. Nous n'avons, dans les affaires d'élections, qu'un seul devoir à remplir, faire appliquer strictement et équitablement les lois. »
Le système de gouvernement pacificateur que nous avions adopté porta ses fruits. Près de cent élections partielles durent avoir lieu, à la suite d'invalidations, dans les premiers mois de l'année; presque partout les candidats républicains l'emportèrent sur leurs concurrents : et ces résultats arrachèrent aux journaux hostiles des aveux significatifs : (i Après une pareille épreuve, disait le Soleil, nous devons loyalement reconnaître que le courant de l'opinion publique se prononce actuellement de plus en plus pour le Gouvernement républicain. 1) Dans la Revue de France, M. J.-J. Weiss, qui avait appartenu au parti orléaniste, écrivait: «La République est faite et fondée. Toute politique qui n'accepte pas cette vérité fondamentale et ne s'y appuie pas est désormais une politique en l'air. Dès l'instant que la République existe, elle est le patrimoine de tous les citoyens jouissant de leurs droits civils et politiques. Aucun Français n'a besoin que d'autres Français daignent lui en ouvi'ir les portes. La loi les ouvre toutes battantes. Passe qui veut! Entrez donc, conservateurs; entrez avec votre programme déployé. " Et enfin, un bonapartiste militant mais plein de bon sens, M. Dugué de la Fauconnerie, écrivait dans une brochure : «Nous n'avons rien épargné pour dire au pays : ne prenez pas la République. On connaît la réponse du pays. Qu'est-ce que vous vouliez que nous répondions à ceux qui nous disent : vous avez voulu qu'on con-
A L'INTERIEUR ET AU DEHORS 2;i
sultàt le pays. Eh bien! il est consulté, soumettezvous! M Ce fut un renouveau de la République libérale, pendant lequel les ministres, unis dans le même sentiment, donnèrent aux affaires de l'État une impulsion uniforme. On put juger de ce que pouvait faire, tant qu'elle durerait, l'union d'esprits sincères, dirigés, sans autre préoccupation que celle du bien public, vers le même but!