ÉLECTION DE JULES GRÉVY
La journée du 20 janvier ayant tourné autrement que ne l'avait prévu M. le Maréchal, les choses avaient repris leurs cours. Mais la crise finale ne devait pas tarder à éclater.
Déjà, immédiatement après les élections du 5 janvier, le ministre de la Guerre, M. Borel, s'était retiré; fâcheux présage! car on savait que, ancien chef d'état-major du Maréchal pendant la guerre,. M. Borel avait en quelque sorte lié sa fortune à celle de son ancien chef. Je savais, par plusieurs voies, que Gambetla souhaitait vivement que le portefeuille de la Guerre fût remis à M. le général Farre, lequel, sous le commandement suprême de Faidherbe, avait pendant la guerre commandé dans le Nord un corps d'armée ; il s'était brillamment conduit à la bataille de Villers-Bretonneux. Je ne le connaissais que parce passé très honorable, et je soutins sa candidature devant le Conseil des ministres, qui était assez disposé à l'accepter. Mais îM.le Maréchal insista pour écarter M. Farre, dontil paraissait ne faire qu'un cas médiocre, et il présenta au choi)c du Conseil des ministres M. le gé-