‹ Histoire de la République de 1876 à 1879 (volume 2)Chapitre 53 sur 59 · IIISTOIUE DE LA REPUBLIQUE · texte numérisé non relu

IIISTOIUE DE LA REPUBLIQUE

M. Grëvy avait adressé aux deux Chambres un message dans lequel il annonçait qu'il serait « libéral, juste pour tous, protecteur de tous les intérêts légitimes, défenseur résolu de ceux de l'État » . Ce sont propos qui n'ont de valeur que par le caractère et la volonté de celui qui les tient, mais qui peuvent très bien caractériser la politique de l'homme qui entend n'en pratiquer aucune, par la raison que peut-être, au fond, il n'en a pas.

M. Gambetta, qui, de son côté, avait conquis la présidence de la Chambre, se montra au premier abord rempli des meilleures intentions et apôtre de sapience. Rien de plus inconsistant que ces artistes en paroles, qui s'abandonnent selon le moment et l'inspiration du jour, à toutes les variations d'un thème de musique. Il crut nécessaire, cette fois, de donner l'impression d'un homme d'État de grande ^iortée et de haute volée. « En même temps que •lous saurons résister à cet esprit de réaction, dit-il^ nous ne nous laisserons pas emporter davantage par l'esprit d'impatience et de témérité; nous ne nous abandonnerons pas à l'ivresse du succès. Nous con- .tinuerons à être des hommes sages, des hommes de 4)on sens et d'opportunité, parce que je ne sais rien <iu[ puisse remplacer avec succès cette méthode politique... »

M. Grévy avait dû constituer un ministère après ta retraite de M. Dufaure, de M. Bardoux et de

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