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la fois de moyens publics el de moyens privés , avait à la fois amis el partisans en grand nombre. Unis tous deux jusqu'à la mort de Néri, ils oblinrcnt tout du peuple ; mais en 4455, après la mort de Néri et l'extinction du parti contraire, les propres amis de Médicis, ne craignant plus leurs ennemis, se détachèrent de lui et voulurent diminuer son autorité (1).
Ainsi commencèrent les divisions quine devaient éclater qu’après la mort deCftme. Les chefs de l'Etat, de plus en plus enhardis, opinent dans les conseils pour que la balia ne soit plus maintenue, et qu'on rétablisse les bourses et l’élection au sort des magistrats, selon le mode passé du srrulin, au lieu de les recevoir du bon plaisir et du choix (les accopiatori.
Côme alors avait deux partis à prendre, ou rétablir la dictature par force, ou laisser aller les choses, et avec le temps faire connaître à scs amis qu’ils s’étaient privés eux-mémes du pouvoir. Il prend ce dernier parti , d’accord avec le caractère des Médicis, car il savait d'ailleurs que les bourses, remplies du nom de ses amis, le rendraient toujours maître du gouvernement.
Cependant , la république recommence avec enthousiasme à tirer ses magistrats au sort (juillet 1455) ; le peuple croit avoir recouvré la liberté; lesanciennes agitations, les vieilles mœurs se réveillent , et bientôt les amis des Médicis se voient rejetés et vaincus par le peuple ; leurs maisons, naguère encombrées de dons et de partisans, restent désertes, et on parle d'eux librement sur les places et dans les rues. Côme, dans les conseils, favorise les propositions agréables au peuple; etee. qui épouvante le plus les grands et fournil la meilleure occasion à Côme de retrouver ses amis, c’est le rétablissement de l’impôt du catasto, de 1427, réglé par la loi.
Tous ses amis alors vont supplier Côme de vouloir bien les tirer des mains de la plèbe et de rendre à l’état ses premières forces. Côme répond que tout doit se faire par la volonté du peuple et non pur la force. On lente aussitôt dans les conseils une nouvelle bafta ou dic-
(i) Macbiavelli, lib. vi.