‹ Histoire de la République de FlorenceChapitre 142 sur 230 · CHAPITRE Vn · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vn

GDESRB AVEC LE PAPE SIXTE IV. — VOYAGE DE LAURENT DE MÉDICIS A NAPLES. — PROSPÉRITÉ DE LAURENT.

Le pape furieux de voir son dessein manqué , reporta sa colère sur le meurtre d’un archevêque et de plusieurs

fl) De discorsi. lib 3. cap. Ti.

(l)On a consulté pour la conjuration des Paizi s Angeli Politiani conja* rationis Pactianoe eomraentarium.

— Id. per Nieolaum Yalorinm in vitâ L. H.

Diuiiizf ; b‘. f'noglc

prêtres pendus précipitamment. Il dédara la guerre à Laurent ainsi que le roi de Naples. Laurent, dans un discours à la seigneurie et à plus de trois cents citoyens réunis par lui au palais, remercie sa patrie, se plaint amèremenl de l'Eglise, rappelle que ses pères et lui avaient tout dû à l'appui, à l’araour et au libre élan des citoyens : Côme n’était revenu d'exil, Pierre n'avait vaincu les factions, et les jeunes Médicis n'avaient conservé leur crédit que par la volonté unanime des Florentins ; si c'était Laurent qu’on voulait pour victime il offrait son sang comme déjà avait coulé celui de son frère. On répond par des larmes. On lui donne une garde de douze hommes. On en appelle aux alliés, à Venise et à Milan, et alors éclate un grand scandale : d'un côté , le pape dans une bulle , ne craint pas d’accuser les Florentins à la face du monde d’avoir vengé une conjuration où il avait eu part lui-méme; il rappelle les différens torts de Laurent qui avait jadis secouru contré lui Niccolo Vitelli, seigneur de Cilla di Castello ; il accuse la mort d’un archevêque et des prêtres pendus au palais ; il frappe Florence d’anathème si elle ne livre pas aux tribunaux ecclésiastiques Laurent de Médicis, le goofalonier, les Prieurs, et les huit de balia pour être punis .selon l’énormité de leur crime; il les accuse d’avoir cédé à une suggestion diabolique et de s'élre laissés emporter comme des chiens, à une rage insensée. Une autre bulle excomunie Florence.

Florence, de son côté, assemble son clergé et dans un synode ou concile, le clergé florentin répond au pape avec

— Brève cbroDîcon Caroli Pel ri de Joanninis.

— Per brere chronicum Belfredclli Strinatj.

— Macbiavelli. lib. 8. '

— Raphaël Volterranusin Geographiæ.

— Paulus Jovius in elogiorura.

— Sc. Aramirato, lib. 84.

On trouve toutes ces relations publiées ensemble avec les proscriptions, la bulle de Sixte IV, et la contession de Jean-Baptiste, à la suite du récit de Politien dans un beau vol. publié i Naples. 1.769. On a consulté aussi Laur. Med. vita auelore Angelo Fabronio, suivie de nombreux documens et notes.

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