‹ Histoire de la République de FlorenceChapitre 186 sur 230 · CONCILE DE PISE · texte numérisé non relu

CONCILE DE PISE

Soderini et les Florentins réveillèrent la colère de Jules Il en cédant Pise pour siège d’un concile contre lui. La demande de Louis XII à ce sujet, avait causé de grandes discussions dans la ville. Le gonfalonier et son parti favorisaient le concile et la France; les Salviati, le pape et l’Eglise. La délibération de l’affaire eut pu être dan gereuse pour le gouvernement si un troisième parti de citoyens, déterminé par la foi en Savonarola et par le désir de réformer l’église, n'avait voté avec le gouvernement et décidé le concile. Le gonfalonier était disposé aussi à céder Pise à cause du cardinal de Yolterra, son frère, qui devait en partie sa dignité à la France. La délibération se fit dans le conseil des quatre-vingt, où plus de cent citoyens étaient présens, et chose remarquable! cette délibération fut tenue si secrète, durant plusieurs mois, que les laits seuls la révélèrent. Le pape, satisfait de ce mystère, en procéda plus humainement contre la ville avec les censures (i).

(1) Nerli, lib. a.

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