CHAPITRE VII
tiCUE DK FRANÇOIS pr EN ITALIE , BT DES FLORENTINS CONTRE t'ESIPERBUR. — MORT DE JEAN DE MEDICIS. — SAC DE BOME. — LES MÉDICIS SONT CHASSES DK FLORENCE.
Florence opprimée ne connaissait plus que les événe-
490 IIVBE ▼.
mens communs à tons, et restait sans histoire ; les grands ^ Ëlats avaient écrasé les proportions des municipalités. ' François I**’, pour la troisième fois, rapporte la terreur en Italie ; ses troupes occupent Milan ; Clément YII. inquiet, ' fait avec lui un traité secret, qtii ne sera publié qu’à la ' volonté du pape, et par lequel le roi prend sous sa protec- ^ tion le pape et les Florentins, en reconnaissant l’autorité ' des Médicis (1). Les Français demandent le passage pour ' aller à Naples, et le prennent par Florence, où ils sont ho* ^ norés et bien traités. Le pape embarrassé et forcé, s’ ex- ' disant sur la nécessité, propose la paix à César. On ' prévoyait la même conduite de la part des Vénitiens; mais I Pescaire hardi hésite à abandonner la Lombardie pour Na< ' pies. Le pape prétendait rester neutre; l’empereur au contraire lui reprochait vivement que la ligue s'était faite par lui sous Léon X et Adrien VI, , et qu'aujourd’hui . par un puéril eflrui, puisque Pavie résistait encore, il abandonnait cette ligue, son ouvrage. Charles V ajoutait que, bien dif- ' férent du pape, il était résolu de jouer sa vie et tout plutôt ' que de céder. Clément VII , avec l’habileté et la prudence des Médicis, répondait par Jean Corsi, l’orateur florentin, qu’il était forcé d’agir, non plus comme le cardinal Jules de Médicis, mais comme le pontife dévoué à la paix des chrétiens, et il rappelait tout ce qu’il avait déjà fait pour la rétablir.
. Mais c’est en vain que Jean de Médicis, rapide et changeant comme un condottiere, retourne à l’armée française; c’est ep vain qiie le duc d’Aibanje rétablit à Sienne les amis du pape; François I*r perd la bataille de Pavie contre les assiégés, et reste prisonnier de l’empereur (25 févrierl525): ses troupes , averties , quittent Milan. On juge l’effroi du pape et des Vénitiens! Clément VII tremblait que Florence, toujours rebelle à sa mdison, ne profitât de ces nouveaux revers pour s’affranchir.
Les Vénitiens font des promesses au pape, mais dénient VII écoute les propositions du vice-roi, Charles de Lanoue, et commence un traité avec l’empereur, en faisant payer aux Florentins cent mille ducats. Le traité nesecon-
(l) Guicciardini, lib. XV, cap. it.
Digitizcd by Gop'' Ic