CHAPITRE III
accepter la loi de vendre le tiers doa oiens ecclésiastiques.
O» déclare que rassemblée par gonfalons n’avait été qu’une fïratiea; c’était pour lui dônner moins d’imporfance, et ne plus parler d’accord. Enfin, on arrête seize citoyens, qui restent prisonniers jusqii’d la fln de la guerre.
Malatesta fortifie le jardin Pitti. Beaucoup de seigneurscapitaines. l'ttoute la jeune noble-sseiloreiiline là de i rëseiiie se moquaient du prince d'Orangeet de ses molles attaqua. Malatesta jouait ainsi les Florentins; il demande le titre de général et le bâton de commandement qu’o.n lui donne avec un grand appareil (t). (26 danv. 1530.)
Gomme les capitaines d’infanterie envoyaient dehors tantôt l'une, tantôt l’autre compagnie, faire du bois pour réparer les bastions , deux capitaines sortis par la porte alla Croce , dans la plaine de San Salvi , sont aperçus par les ennemis pampés à Arcetri; on en donne avis au prince d’Orange ; le prince envoie quelques troupes qui passent l'Arno et se jettent à l’improviste entre les Florentins et la ville, dont ceux-ci s’étaient éloignés à près de deux raille : une cruelle bataille suit; les soldats florentins sont la plupart tués, un des capitaines est égorgé et l’autre fait prisonnier.
Une autre entreprise à cheval hors la porte al Prato, n’a pas plus de succès : quelques troupes vont pour attaquer le prince qui descendait visiter les tranchées de San Donato, roais'elles sont obligées de se retirer ausitôt. Idalatesla abusait Florence par ces petits combats. Le prince de son côté ménageait la ville . sans doute, par les ordres secrets du pape. Ainsi, Clément YII, avec ces deux hommes à lui, espérait lasser ta république , et la soumettre, sans bataille, par la modération adroite, si facile à sa maison.' Benedetto de Foiana, frère éloquent de Saint-Marc, prêchait dans la salle du grand conseil, et tournait, comme Savonarola, la religion même contre le pape.
L’empereur avait pris la couronne à Bologne en février, et comme l’hiver finissait, le gouvernement reproche à Malatesta son inaction; on lui disait d'attaquer le camp ennemi dont les soldats, privés de vivres et mal payés, se
Cl) VarchI, lib. II. . - ; ^
répandaient dans la campagne; il résistait en opposant de mauvaises raisons ; enfin porté dans les bras de ses gens, car il était malade, il sort avec plus de cinq mille hommes, et livre une bataille qui dure deux heures sans résultat , et d'où il retire ses troupes avec beaucoup d'humeur.
Parlerons nous d’un duel , célèbre alors, imitation des manières chevaleresques de l’Espagne? Deux nobles exilés florentins qui étaient au camp du prince d’Orange , se prirent de querelle avec deux jeunes nobles de la ville; ceux-ci appellèrent les autres traîtres à la patrie ; les vrais motifs de la querelle étaient, dit-on, l’amour d'une dame florentine. Après beaucoup d'injures renvoyées de part et d’autres, ils convinrent d'un duql; le prince d'Orange céda un lieu pour champ libre. Les gentilshommes arrivèrent suivis d’une foule de jeune noblesse; les quatre cornbattans étaient seulement armés d'épées et de gants de maille. Après un combat vif et vaillant, un des nobles du camp se rendit à son adversaire florentin , et un des florentins se rendit à son adversaire du camp. Ainsi le succès et le revers furent égaux. Ce combat occupa Florence pour bien des jours , et nous n'en parlons qu'à cause du grand bruit qu’il fit alors. On y vit briller Danle de Castiglione, l'un des vainqueurs, bonne épée de Florence, dont on vante encore, dans cette ville, la valeur admirable (1).
Cependant 'Volterra , effrayée des ravages d'Alexandre Vitelli, se donne au pape. Feruccio, certain qu’il pourrait la reprendre, obtient par ses in.stances, un ordre des Dix de la guerre pour aller occuper la forteresse de Vollerra, restée fidèle; il y court en laissant le commandement d’Empolià un autre commissaire (2).
Dès son arrivée, Feruccio fait une sortie terrible contre les citoyens de 'Volterra qui assiégeaient la forteresse, passe les tranchées par force avec tous ses gens en ordre, attaque la rue . saccage et brûle les maisons, arrive sur la place Saint- Augustin où il précède les autres, et se signale en vaillant soldat et en bon capitaine, coupable seulement
(I) Nerli, lib. X. — Segni , tib. IV,
(S) Nerli, lib. i.