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INSTITUTION DES DOGES

lui adressèrent de sévères avertissements; puis, lorsqu'ils le virent persister opinidtrément à vouloir se rendre souverain absolu , ils le déposèrent après lui avoir crevé les jeux (761;.

A Monegario succéda un de ces hommes qui n'apparaissent qu’a de rares intervalles et semblent nés pour le bonheur des peuples : c’était Maurice Galbaïo, citoyen d’Héraclée, issu d'une famille opulente, et recommandable par sa modération autant que par l'austérité de ses mœurs. Dès les premiers jouis de son avènement , Galbaïo s'appliqua il se concilier la faveur publique. Sous le gouvernement de ce doge , la république vénitienne fut constamment tranquille et heureuse ; elle obtint même d'étre comprise dans un traité conclu entre Pépin , (ils de Charlemagne, et l'empereur d’Orient, traité qui la déclarait indépendante. Des différends s'étant élevés entre le patriarche d’Aquilée et celui de Grado , Maurice eut assez d’influence auprès de la cour de Rome pour les faire résoudre par le pape, au profit de l'église vénitienne, et il obtint, à cette occasion, l'érection d'un nouvel évêché, à Olivolo, petite Ile située près de Rioalto; c’est encore sons son règne que les Lombards furent chassés d’Italie par Charlemagne et leur empire détruit. Ainsi, en même temps que la liberté s'affermissait à l’intérieur, la république se voyait délivrée au dehors de ses plus dangereux ennemis.

Maurice Galbaïo voulut mettre à profit une situation si prospère, pour obtenir du sénat et du peuple une dérogation notable à l’esprit de la constitution. Il avait un lils nommé Jean , qu’il aimait tendrement , et qui annonçait les qualités les plus heureuses ; il eut la faiblesse de désirer que ce fils lui fut associé de son vivant. Le peuple , toujours extrême dans ses passions, soit qu'il aime , soit qu’il baisse, s’empressa de condescendre à ce désir, sans songer qu’il constituait un précédent dangereux pour sa liberté. Toutefois, hfltons-nous de le dire, Maurice sut se montrer digne d’une telle faveur en redoublant de zèle et d’activité; tousses moments furent consacrés aux affaires publiques , jusqu’au jour où la mort vint l'enlever à l’affection de ses concitoyens (787).

Jean Galbaïo avait si bien dissimulé, pendant les neuf années de son association au pouvoir, qu’il ne lui était rien échappé qui pût révéler le fond de son caractère. Une fois affranchi de toute retenue , on ne trouva plus en lui qu’un prince avide, insolent, livré aux plus infdmes débauches. Par bonheur pour lui, les grands événements qui s’accomplissaient alors en Italie, l’expulsion des Lombards et l’avénement de Charlemagne au trône d’Occident, continrent le mécontentement général; il eut d’ailleurs l’adresse de faire valider par l’empereur des Francs le traité que son fils Pépin, roi d’Italie, avait déjà signé. C’était un acte habile, qui donnait un nouveau gage de sécurité à la république. Galbaïo en comprit toute la portée, aussi demanda-t-il pour récompense que son fils Maurice fût admis à partager son autorité, et que le titre de doge lui fût dévolu après sa mort. Les Vénitiens, intimidés par sa tyrannie, n’osèrent repousser cette dangereuse prétention.

HISTOIRE DE VENISE

Une fois maîtres , le père et le fils se montrèrent dignes l'un de l'autre : ou les voyait chaque jour attenter à l'honneur des femmes de tout rang , ou dépouiller de leur fortune les citoyens les plus respectables, l’ne circonstance imprévue vint délivrer la république de ces deux tyrans. L'évèché d’OIivolo venait d'être déclaré vacant par suite de la mort du titulaire : Jean s'empressa d'y pourvoir en nommant à ce siège un prêtre grec. Parce choix, il avait voulu, à la fois, se rendre agréable à l'empereur d'Orient et humilier le patriarche de Grado en prenant un évêque en dehors de son Église. C'est de ce moment que s'établit entre les doges et les patriarches un antagonisme opiniâtre , dont nous serons appelé plus d’une fois à constater les déplorables résultats. Le clergé vénitien sentit l’insulte faite à son patriarche, et celui-ci refusa de consacrer le nouvel évêque. Jean, irrité de ce refus, envoya son fils Maurice à Grado, avec ordre d’obtenir satisfaction; et Maurice n'exécuta que trop bien les volontés de son père. Après uue sommation préalable, il s'empara du vénérable prélat et le fit précipiter du haut d une tour. Un pareil attentat, commis sur un personnage également vénérable par ses vertus et [>ar le caractère dont il était revêtu , excita au plus haut point l'indignation du peuple. Pour l'apaiser, Jeun donna le patriarcat à Fortunat, neveu du piéiat assassiné ; celui-ci accepta la succession , sans renoncer à la vengeance.

En effet , de concert avec un citoyen influent de Malamocco, nommé Obelerio, tribun eu fonctions, et appuyé d'un certain nombre d'habitants les plus considérables, Fortunat conçut le dessein de faire déposer le doge et son fils. Malheureusement ce complot, ourdi avec peu de précaution, ne tarda pas à être découvert, et les conjurés, à l’exception des deux chefs, tombèrent au pouvoir de l’implacable (■albaîo. Obelerio s’enfuit à Trévise, d'où il pouvait entretenir des correspondances avec les mécontents, et Fortunat se réfugia à la cour de Charlemagne, où il s’efforça de rendre ce monarque hostile à lu Vénétie. Les manœuvres des deux fugitifs, secondées par tous les ennemis que la république pouvait avoir à la cour de France, ne tardèrent pas à produire leur effet : Charlemagne ordonna que tous les Vénitiens établis à Ravenne en fussent expulsés, et le pape Adrien I", secondant le ressentiment de l'empereur, bannit, à son tour, du territoire de l'Église tous les sujets de la nouvelle république.

Dans ces circonstances difficiles, il eût été d'une sage politique de tempérer le régime oppressif qui accablait les malheureux Vénitiens; mais ni Jean ni son fils ne comprirent les périls de la situation qu’ils s'étaient faite, et ils ne firent que redoubler de violence; le peuple, exaspéré de ses souffrances, était prêt use soulever quand les partisans d’Obelerio saisirent cette occasion pour le proclamer doge. Jean et Maurice, effrayés de ce mouvement, se réfugièrent à Mantoue. Obelerio quitta sa retraite pour venir prendre possession du trône ducal ; son entrée à Malamocco fut un triomphe; partout le peuple l'accueillait comme le sauveur de la patrie (80V). Nous allons voir, au contraire, que son avènement

Mail le prélude d'une des plus graves commotions que la république ait eu à subir.

A peine investi du pouvoir suprême, Obelcrio, jaloux de perpétuer dans sa famille la dignité que le peuple venait de lui décerner, se fit donner pour collègue son frère Béat; puis, cette satisfaction obtenue, il ne songea plus qu’à gouverner despotiquement. En outre , durant son séjour à Trévise et à la cour de Pépin , il n’avait cessé d'exciter les Franks à envahir la Vénétie , et ceux-ci , qui n'avaient que trop facilement écouté scs propositions , les lui rappelèrent lorsqu'il eut pris la direction des affaires. C'est alors qu'il s’aperçut combien il est dangereux de recourir à l'étranger pour venger une injure personnelle. Les Vénitiens n'avaient guère moins d’aversion pour les Franks qu'ils n'en avaient eu précédemment pour les Huns, les Ostrogoths et les Lombards : fiers d’étre issus sans mélange des Itomains, ils regardaient ces étrangers comme des llarbares, tandis qu'ils donnaient à leur république le glorieux surnom de fille aînée, de seule fille légitime de Rome. Dans une telle disposition des esprits, il eut donc été difficile de faire accepter aux Vénitiens la moindre alliance avec les dominateurs de l'Italie; toutes leurs sympathies étaient pour les tirées, qui, civilisés comme eux , conservaient aussi comme eux de l'affection et du respect pour le nom de Home. Obelerio le comprenait parfaitement; mais Pépin, ne tenant compte que des promesses qui lui avaient été faites, insistait pour qu'on les réalisât ; il y avait même un intérêt d'opportunité pour lui à ce que celte alliance s'accomplit prochainement. Il venait de s'emparer du Frioul et de l'Istrie, et projetait d'étendre ses conquêtes jusqu'en Dalmatic, entreprise pour laquelle la marine vénitienne devait lui être d'un puissant secours.

Obelcrio ne pouvait rester plus longtemps dans la fausse position où il se trouvait placé, tant à l'égard des Vénitiens qu’envers Pépin. Pour en sortir, il se décida à convoquer l'assemblée générale, afin de la consulter sur le parti qu'il y avait à prendre. Après de longues discussions, il fut décidé qu’il serait peu politique de favoriser sur la rive orientale de l’Adriatique les progrès d'un conquérant qui en occupait déjà la rive occidentale, et que d'ailleurs ce serait mauquer à tous les lions rapports qui existaient entra la république vénitienne et l'empire d’Orient, au détriment duquel s’accomplirait la couquêtc projetée. Quelque contrariété qu’éprouvât Obelerio d'une telle décision, il dut s’y soumettre; et des ambassadeurs se rendirent immédiatement auprès de Pépin , pour lui exposer avec tous les ménagements possibles le résultat de la délibération.

Trompe dans son attente, le jeune roi d'Italie ordonna aussitôt à ses troupes campées dans l'Istrie et le Frioul d'envahir le territoire de la république. Les Franks dévastèrent tout ce qui se trouva sur leur passage, et, après avoir investi les villes d'Equilo et d'Héraclée, ils les prirent d'assaut et les livrèrent aux (lamines, ('.elle terrible expédition jeta l'épouvante dans filme des Vénitiens : ils avaicut peine à comprendre qu'ils se fussent attiré tant de fureur pour un refus si natu-

HISTOIRE DE VENISE

rel, et ils supplioient le doge d'employer son crédit auprès de Pépin, pour conjurer leur ruine. A la prière d’Obclerio , Pépin consentit à retirer ses troupes.

Cependant Nicépliore , qui occupait le trAne de Constantinople, sentant combien il lui importait d'arrêter les progrès des nouveaux maîtres de l'Italie, avait envoyé une flotte dans l'Adriatique. A la vue dans ce pavillon ami, les Vénitiens firent éclater la joie la plus vive : de toutes parts on voyait des navires se détacher pour aller au-devant de la lloltille byzantine, et lui offrir, soit des vivres, soit des pilotes. Ohelerio fut impuissant à contenir l'élan ]>opulaire. I.a flotte combinée se montra sur divers points de la côte, puis elle vint jeter l'ancre devant Commacchio, petite ville située à huit lieues de Ravenne. l.es Grecs attaquèrent vigoureusement cette place; mais, contre leur attente, ils la trouvèrent pourvue d'une si forte garnison , qu'ils jugèrent à propos de se retirer, et toute la flotte gagna le port de Malamocco.

La manifestation que les Vénitiens venaient de faire en faveur des Grecs et l'attaque soudaine de Nicépliore portèrent au comble l'irritation de Pépin. Il s'indignait d'avoir été deux fois la dupe des promesses d'Obelerio, et voulant à tout prix en tirer une vengeance éclatante, il fit rassembler à Ravenne un grand nombre de troupes et de navires. Au milieu de l'anxiété que produisit cette menace , Obelerio et ses partisans ne craignirent pas de déclarer que le seul parti il prendre était d’implorer la clémence du prince frank. Accueilli avec défiance par l'assemblée générale , cet avis produisit au dehors une vive excitation , car le peuple, comptant sur le concours des Grecs, ne considérait pas la situation comme désespérée. Tout à coup on entend circuler le mot de trahison : « Obelerio est un traître ! » répètent des milliers de voix ; « il veut nous livrer à son protecteur ! » et on allait le massacrer lorsque ses partisans parvinrent à le soustraire à la fureur populaire. On se borna à l’exiler à Constantinople et à reléguer son frère à Zara. Ainsi , dans ce péril extrême , la république se trouvait sans chef, et même sans alliés, car la flotte byzantine ne tarda pas à quitter ces parages. Le patriotisme des Vénitiens suppléa à tout.

L’entrée des lagunes fut comblée avec de grosses barques, chargées de pierres; on enleva les signaux qui marquaient les hauts-fonds ou les passes navigables, et tous les canaux furent barricadés au moyen de fortes palissades. Pendant que les citoyens de Malamocco exécutaient ces travaux défensifs, Pépin s'emparait de la tour de llrondolo , située à l’embouchure de l'Adigc , et jetait plusieurs corps de troupes dans les Iles de Chioggia , de Paleslrina et d'Albiola, qui forment une grande partie de cette longue chaîne, de terres par laquelle la lagune est séparée de la haute mer. Maître de tous ces points, il ne lui restait plus à franchir qu'un étroit canal pour gagner Malamocco. Dans la confusion et l'épouvante générale, on songeait déjà à capituler , lorsque Ange Participazio, citoyen d'Héraclée, lit prévaloir la seule résolution qui pouvait sauver la république : « Malamocco , dit-il, est hors d'état de se défendre; abandonnons-le , et réfugions-nous tous à

GUERKE CONTRE PEPIN.

Kioalto; une fois «'taillis dans cette île, située au centre de la lagune, séparée de l’ennemi par un bras de mer plus considérable, et mieux protégée par les obstacles naturels, jurons de nous défendre jusqu'à la dernière extrémité. » Ce parti fut pris sur-le-champ : hommes, femmes, enfants, se précipitèrent dans les barques, se dirigeant tous vers Kioalto ; en moins d'une demi-journée , Malamocco fut évacuée, et lorsque Pépin s'en empara il la trouva complètement déserte.

La difficulté du passage et le peu d’espoir d'affamer dans son refuge une population qui disposait d'un aussi grand nombre de navires, engagèrent le roi , avant de pousser plus axant les hostilités, à Taire aux Vénitiens sommation de se rendre. Ceux-ci, soit pour gagner du temps, soit pour éviter une action trop hasardeuse, lui envoyèrent des députés, chargés de traiter à des conditions honorables ; l’epin les reçut avec tant de hauteur, que les négociations furent rompues aussitôt que commencées.

Participazio n'avait pas été élu doge; mais il en remplissait dignement les fonctions. Il lit venir des Iles voisines tous les hommes en état de porter les armes, et les répartit, soit dans Kioalto, soit sur la Hotte, dont il avait confié le commandement à Victor d'Uéraclée, marin expérimenté qui connaissait parfaitement la navigation des lagunes. De son côté, le roi d'Italie se montrait disposé à braver tous les dangers pour rendre sa vengeance complète; on le vit bientôt se mettre en mesure de forcer le passage qui le séparait de Kioalto. Au lieu d’aller à sa rencontre, l’amiral vénitien fit un mouvement inverse : il se rapprocha de la côte de terre-ferme , afin d’y attirer l'ennemi. Les lourds vaisseaux franks se laissèrent prendre à ce piège , et voulurent donner la chasse aux légères embarcations des Vénitiens. Ceux-ci leur (iront perdre plusieurs heures a cette inutile manœuvre, jusqu'à ce qu’enfin, la marée étant complètement basse, il leur fut impossible de se dégager de la vase. Les barques vénitiennes , favorisées par leur faible tirant d'eau , prirent alora l’offensive : elles voltigeaient comme des alcyons autour de ces masses immobiles, tantôt accablant les équipages sous une grêle de traits, tantôt dévorant les flancs des navires au moyen de torches enflammées. Lorsque le flux vint relever les bâtiments que le feu n’avait pu atteindre, il n'y en eut qu’un très-petit nombre qui put rentrer flans le port de Malamocco. Le canal, théâtre de ce sanglant combat, tout couvert de cadavres et de débris de navires ennemis , prit le nom de canal Or/ano , qu'il a conservé depuis , et qui a transmis à la postérité le souvenir de la victoire.

Forcé de renoncer à son entreprise , Pépin se retira à Ravenne après avoir brûlé et saccagé Malamocco, Chioggia et Palestrina. Quelques historiens assurent que, touché de la noble résistance que lui avaient opposée les Vénitiens, il voulut leur offrir la paix, et qu’il vint lui-même à Kioalto pour en arrêter les principales conditions ; ils ajoutent même qu’après être débarqué il jeta à la mer le sceptre qu'il portait, en prononçant ces paroles : « De même que ce sceptre ne reparaîtra « plus sur les eaux, ainsi je renonce à jamais à toute intention d'offenser celle

HISTOIRE DK VENISE.

a commune; et que I» colère de Dieu toml>e sur tous ceux qui vienilrout l'atlao quer, comme elle est tombée sur moi pour l'avoir fait. » l,a plupart «les hisforiens français passent sous silence cette expédition, ou en dénaturent les résultats : suivant eux, Pépin c Initia les Vénitiens et s'empara de li'iir eopitale. Mais, pour rendre l'assertion complètement exacte , il aurait fallu ajouter qu'après ce premier succès la flotte des Franks fut liattue par les Vénitiens, et Pépin obligé de repasser la mer. Quoi qu'il en soit, la paix fut conclue entra les deux États, et à compter de celte époque une ère nouvelle s'ouvrit pour la république.

On pouvait a bon droit regarder Ange Partieipazio comme le sauveur de sa pairie; aussi, après les préliminaires de la paix, fut-il solennellement proclamé doge. Les derniers armements avaient épuisé les ressources de l'État; une multitude de familles étaient dépouillées de leurs biens et se trouvaient sans asile , plusieurs îles avaient été abandonnées et un grand nombre de villes détruites : Parlieipazio ne se laissa |>as abattre par cette situation presque désespérée ; il lit un appel aux principaux citoyens, donna lui-même l'exemple du plus noble dévouement , et bientôt de toutes parts on ne vit que chantiers de construction et entreprises nouvelles. Malamocco, Palestrina, O.hioggn, sortirent de leurs ruines; la ville d'iléraclée, patrie du généraux citoyen qui en avait conseillé l'abandon , fut entièrement reconstruite, et reçut le nom de Cilla N uom. Mais il restait à prendre une grandi> détermination et A concevoir des travaux bien plus importants «tue toutes ces reconstructions.

Depuis longtemps ITéraclée avait été abandonnée comme capitale de la république ; l'invasion des Franks venait de prouver que Malamocco n'était pas une position moins défavorable; Rioalto, contre lequel étaient venues récemment se briser les armes de Pépin , offrait une sécurité réelle. Le doge proposa donc à l'assemblée de choisir cette lie, dont il était facile d'accroître l'importance, pour y établir le centre du gouvernement. Cette proposition fut accueillie avec enthousiasme, car un grand nombre de familles avaient déjà résolu d'y flxcr leur résidence. On réunit par des ponts les soixante îlots qui entourent Itioalto; une enceinte générale relia entre elles toutes ces parties ; de nombreuses constructions s'y élevèrent avec rapidité ; le palais ducal fut brtti sur l'emplacement qu'il occupe encore aujourd'hui, et le nom de Venise ( Veaelia , puis VcaeMia), qui appartenait en commun à la république, servit A désigner la nouvelle capitale (810).

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