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LTABL1SSCVERT BEI VÉNITIENS EM ORIENT. - FORMATION DD CODTERBENEKT ARISTOCRATIQUE-
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Kvprilitiim coitlro Constat) U uoplt*. — Avantages qu’en retirent les Yéuiliens. — Guerre moire les Génois. — Divisions inléri»Mires. — Le grand const'il déclaré héréditaire.
eh s la (in du xu* siècle , In situation dos chrétiens en Orient était gravement compromise; plusieurs armées avaient inutilement succombé en voulant les secourir; les musulmans oceu|iaient Jérusalem, et le roi Lusignan était en leur pouvoir. Ces tristes événements décidèrent le pape Innocent III à organiser une nouvelle et formidable croisade , et à offrir la remise de tous péchés à quiconque fernil le service de Dira un an eu l'host. Cédant à l’éloquence entraînante de Foulques de Neuilly, les Français furent de tous les peuples de la chrétienté celui qui fournit le plus grand nombre de combattants. Baudouin, comte de Flandre, Louis, comte de Blois, tîeolTroy, comte de Perche, Simon de Montfort, Matthieu de Montmorency, en étaient les principaux chefs.
Comme les Vénitiens étaient à cette époque la première puissance maritime de l'Europe, les chefs de la croisade s'adressèrent à eux pour effectuer le passage : Villchardouin , maréchal de Champagne, et cinq autres seigneurs, français, italiens et allemands , chargés de conclure cette importante affaire, trouvèrent le doge et son conseil on ne peut mieux disposés. Toutefois, ilandolo se refusant à prendre aucun engagement sans l'assentiment de la nation , les ambassadeurs furent convoqués en grande cérémonie sur la place Saint-Marc. Là , au milieu du peuple assemblé, Villchardouin, chargé de porter la parole , adressa nu doge le discours suivant, qu'il nous a conservé dans son histoire :
«Seigneurs, les barons de France les plus hauts et les plus puissants nous ont